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LAROCQUE

AROCQUE ne fit point partie du premier Comité central ; il ne fut nommé qu'aux réélections de la fin d'avril.

C'était un grand séminariste de vingt-huit ans, aux cheveux longs et monacalement bouclés, à la figure d'un béat tartufe, pédante et fausse.

Ayant jeté la soutane aux orties, on le vit passer dans différents journaux : la Revue des provinces, le Journal de V instruction publique et en dernier lieu dans le Parlement de Ganesco, pour lequel il fut chargé de la correspondance du Creuzot au temps de la grève de 1870. Faite d'une façon fort louche et fort partiale, cette correspondance était très-favorable à Assi, avec lequel Larocque se lia en cette occasion.

Il fut également employé au ministère du commerce, le journalisme ne sufiisant pas à le faire vivre. Au 31 octobre, il entra l'un des premiers à l'Hôtel de ville et fut également l'un des premiers à en déguerpir à l'arrivée des Bretons.

Larocque remplaça Valigrane dans le com-

mandement de l'Hôtel de ville et fut lui-même remplacé par Assi. Il fut l'un des promoteurs de VcAlliance républicaine des départements , dont Minière devint le président. Membre du Comité central à partir de la fin d'avril, il fut, le ip mai, délégué à Tartillerie. Larocque tint jusqu'au bout et signa la dernière affiche du Comité apposée le 24 mai sur les murs de la partie de Paris où tenait encore l'insurrection. Il parvint à se réfugier à Vincennes et y fut arrêté lors de la reddition de ce fort. Il est maintenant à Versailles.

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