‹ Les membres de la Commune et du Comite centralChapitre 91 sur 142 · LAVALETTE · texte numérisé non relu

LAVALETTE

et une certaine aménité de son métier de marchand. Il commanda le 169^ bataillon pendant le siège, se battit avec lui et lit partie du Comité central.

Le 28 mars, jour de la proclamation de la Commune à l'Hôtel de ville, il fit un discours aux gardes nationaux, leur disant : « C'est par vous qu'est établi le principe de la fédération des peuples. » Il ajouta ces paroles singulières : (( Le Comité central remet ses pouvoirs à la Commune, mais il fonctionnera comme avant. »

Il était très-brave, accompagna son beaufrère dans ses expéditions à Levallois et à Neuilly et s'y mit à la tête de son bataillon, dans lequel il était très-populaire. Il fut nommé, le 19 mai, à Tétat-major du ministère de la guerre.

Il a été arrêté à Reims, au moment où il cherchait à fuir après la prise de Paris. Il est prisonnier à Versailles.

LISBONN E.

isBONNE fut un des membres les rq )>rfj^^ plus tapageurs du Comité central; il &^ JAJ\ en fut, par conséquent, Fun des plus influents. Elevé au théâtre, il fut de bonne heure un sceptique gouailleur, ne croyant ni au diable ni à Dieu, sacrifiant toute chose pour un bon mot et ne comptant trop que sur sa bonne fortune et son courage éprouvé. C'était un vrai condottiere que cet homme, brave jusqu'à la folie, batailleur enragé, peu scrupuleux, et qui eût tué en ville ou à domicile, comme Saltabdil, s'il eût vécu au bon temps des grands coups d'épée.

On le dit de Lesparre (Gironde), nous le croyons né, tout simplement, dans le faubourg du Temple, vers 1828. Sa mère était une grande modiste travaillant spécialement pour les actrices, son père était quelque peu acteur luimême, de sorte que Maxime Lisbonne dès ses premières années se trouva jeté dans le monde artiste^ où il devait passer sa vie.

Ayant soif d'aventures et désirant voir le

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