‹ Les mémoires de M. Goron, ancien chef de la SûretéChapitre 14 sur 28 · I.E SERVICE DE SUHETÉ ET LA PRESSE · texte numérisé non relu

I.E SERVICE DE SUHETÉ ET LA PRESSE

As l'ayertironl ainsi que le momeiit est venu i e SB tnetlre à l'abri.

Tandis que si vous dites aux jAurnatistes Rout ce qui peut inléresser le public, sans nuire *ux recherches, ils s'en con tentent, enchantés "l'éviter les longues courses...

Eu réalité, la presse, comme la plupart des "^l'oses de ce temps, a sou bon et son mauvais cJ'é; elle fait du mal et elle fait du hien.

fsque j'arrivai à Saint-Quentin pour arré-

Loi

'''^ Géoiiiay, il me dit ; « Si j'avais lu le "^til Journal un quart d'heure plus tôt, vous "^ m'auriez pas trouvé. » En revanche, c'est ^" lisant la Lanterne, annonçant la dêcou- ''■'■'le d'un cadavre à Millery, que je me suis ' ^'"^landê s'il ne serait pas celui de l'huissier

Si je n'avais pas lu cet article, il est pro- ''*t»le que la succession de Gouffé ne serait f'^i wt aJicore ouverte. Car il ne faut point ou- ' ^r que l'organisatiou do la police est encore '^-^Jimentaire. Il n'y a, pour toule la France, ^^<:une centralisation de renseignements. Le '^^t'ijuel Je Lyon ne s'intéressait nullement à affaire Gouffé, qui avait eu lieu h Paris, et

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LES MËMÛlItEïi DE

urait jamais eu la pensée Je nous communiquer le moindre renseignement.

Il est facile de se rendre compte qu'en ré»-" iilé les services rendus par la presse sont [tl*grands que les ennuis qu'elle cause. Pour ut* chef de la Sûreté, s'il s;iit s'en servir, c'est u*^ puissant auxiliaire, embêtant parfois saii — doute, et qu'il aurait bien envie d'envoyée ii«diable, mais, en réalité, un auxiliaire ulila.

Quelles commissions rogatoires vaudroi^ l'inserlion d'une note dans des journaux (ji^ I tirent à un million d'exemplaires ?

J'ai vu des magistrals connus pour être le plus revêclies, pour afficher l'horreur la jila ■ grande de la presse, venir me dire : « Mo^ cher Goron, vous seriez bien aimable d-^ 'aire passer cette petite note dans les jour — ' naux. »

Qu'on n'aille pas m'accuser de partialiLÔ ■^ l'égard de la presse, parce que j'ai été quelqu * peu journaliste depuis que j'ai quitté la Pr»" fecture de police. Je dois dire avec sincérité o ^ que j'ai vu, et je ne connais pas Je speclaclO plus amusant que celui des petits moyens dô"" tournés qu'emploient pour se servir des jour-

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