‹ Les mémoires de Messire Oliver de La MarcheChapitre 111 sur 157 · UN MOT SUR JACQUES DU CLERGQ · texte numérisé non relu

UN MOT SUR JACQUES DU CLERGQ

La vie de Jacques da Glercq nous esté peu près ÎDConnae : (oat ce que dous savons , c>st qa*il Daquit en 1424 , qu'il fut conseiller de Philippele-Bon duc de Bourgongne, en la châlellenie de Douay, Lille et Orchies , el qu'il épousa, à Tàge de 22 ans , la fille d'un gentilhomme flamand appelé Balduin de la Lacherie. Les mémoires de Jacques du Glercq ont eu une assez malheureuse destinée : après èlre restés long-temps ensevelis dans la bibliothèque de Saint-Yaast d'Arras, ils furent imprimés pour la première fois eo 1785 , dans la Collection des mémoires relatifs à l'his^ loire de France, Les éditeurs de celle collection , qui trop souvent se permirent de mutiler le texte des auteurs, firent. subir à Jacques du Glercq une quantité de retranchemens, par la raison, disaientils, que les détails supprimés se retrouvaient dans les récits d'Olivier de la Marche et de Richemond. A l'époque de la révolution française, en 1794, le manuscrit de Jacques du Glercq fut transporté à Paris avec d'autres précieux manuscrits du moyenâge; le vieux conseiller de Philippe-le-Bon eut le sort de tant de choses qui furent alors dispersées et perdues; et, par la faute des éditeurs de l'ancienne collection , la science historique ne pourra peut-être jamais profiter du texte primitif et complet de Jacques du Glercq. Toutefois , la narratioo de l'écuyer sieur de Beauvoir en Teroois ,

telle que nous l'ont laissée les eoapares des anciens éditeurs , est un important ouvrage ; cbacno des cinq petits livres qui composent ces mémoires se présente avec un intérêt particulier; les détails sur Jacques Gœur, sur les maîtresses et ilntérieur de la cour de Gharles VII, et sartoal Thi»toire du fameux procès intenté aux Vamdois, soot de nature à piquer très vivement la coriosité du lecteur. Jacques da Glercq était d'un esprit élevé et d'un sens droit; son amour pour la justice, et la noble franchise de son caractère, respirent dans les lignes suivantes , tirées de la préface de ses mémoires : « Je me suis enquis aa mleolx que » * j'ai sceu et pu , dit l'auteur ; et je certiffie k » touts que ne l'ay fait ny pour or , ny pour ar- » gent, ny pour sallaire , ny pour compte à prince 9 qui soit , ny homme, ny femme, qui vescol. 9 Ne voulant ainsi favoriser , ny blasmer ml à » mon pouvoir, fors seulement déclarer les dio- » ses advenues ; je prie tout prince , chevaliers » et seigneurs, si j'ai en ce rois chose qui des- )» plaise , que sur moy ne le veuillent Iropater » à mal ; car ne l'ai fait à nulle iatencion de » nuyre, ou vitupérer personne par hayne: aussi 9 s'il y a quelque chose qui plaise, i|a'il oe » m'en soit point sceu de gré ; car ne Fay fait » pour l'amour d'aalcun , ny poar en amender » (profiter).»

DB

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