‹ Les mémoires de Messire Oliver de La MarcheChapitre 60 sur 157 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Comment le bon duc Philippe de Bourgongne teint la solennité de la Toison d*or en sa vile de Gand.

Ainsi se tint le duc en sa vile de Gand : et manda les chevaliers de l'ordre , de toutes pars : et fût préparé moult noblement le chasteau de Gand (qui sied au milieu de ladicte vile) pour tenir et pour faire icelle feste et solennité : et , pource que ce fust la première feste de la Toison , que Je vey onques , il m'est force de devi- 9&t et d'escrire les cérémonies, et le noble estât et ordonnance , que chacune fbis tenoit le duc , à la solennité d'icelle feste.

Là vint Charles , duc d'Orléans , Charles de Bourgongne, comte de Charolois , et moult d'autres chevaliers , portans Tordre de la Toison :

MEMOIRES DOLIVIEB DE LA MABCHE.

comme messire Hue de Launoy , signeur de Santés , le signeur de Grouy , le signeur de Charny, le signeur de Ternant , le signeur de Grequi, le signeur de Chimay , le signeur de Humiéres , le signeur de Villerval , le signeur de Molembais, le signeur de Montagu, le signeur de Haubourdin, le comte de Meurs, le comte de Vernambourg, messire Simon de Lalain, signeur de Montigny , messire Florimond de Brimeu , messire Baudet de Noyelles, et moult d'autres, dont je n*ay pas mémoire : et aussi envoyèrent leurs procureurs, et s'envoyèrent excuser, le roy d'Arragon, le duc Jehan d'Alençon, le comte d*Ostrenant , le signeur de Neufchastel , le signeur de Vergy , et aucuns signeurs et chevaliers : qui pour leurs grans affaires ne pouvoyent estre à celle grande assemblée : etpar un mardy le sixième jour de novembre, s'assemblèrent tous les chevaliers , au chastel de Gand , environ deux heures après midi : et saillirent tous en ordre hors de la chambre du conseil : qui pour eux estoit préparée de sièges , et de bureau, à rendre compte , non pas d'argent , 4)u de despense d'avoir, ou de richesses, mais de leur honneur , si besoing faisoit , et aussi pour leurs affaires , et pour Iturs élections : et vindrent en la grande chambre : qui estoit toute pleine de signeurs et de nobles hommes , et premièrement venoyent les trois officiers ( car à celle fois n'y estoit point maistre Jehan Germain , evesque de Ghalon, et chancelier de Tordre), dont le premier fut le trésorier de l'ordre : et se nommoit Petter filandelain : et fût un des puissans et des riches hommes d'avoir de la comté de Flandres : et pour lors estoit receveur général de toutes les finances du duc : et depuis fut maistre d'hostel du duc , et encores depuis , du duc Gharles son fils , homme expert en finances : et de son temps édifia , de ses deniers, une bonne vile sienne, que l'on nomme Medelbourg en Flandres : et la fit faire clore , tourer, et murer , et habiller moult notablement. Le second , fut grefQer de la Toison : et fut maistre Marthi d'Estinbergue , un notable clerc , homme d'église : qui moult bien estoit stiiè à mettre par escrit^ en latin, en françois, et en alemand. Le tiers fut le roy-d'armes de la Toison, un moult notable, sachant, et discret homme, natif de la viled'Abbevile en Pontieu : et se nommoit, en propre nom , Jehan , signeur i de Sainct-Remy : et furent tous trois habillés et j vestus de robes longues d'escarlate , et , pardessus, de longs manteaux de mesme, fourrés de gris, et les chaperons de mesmes couleurs. Apres iceux venoyent les chevaliers , parés et habillés, et vestus comme les officiers : excepté

que tous avoyent le colier d'or , faict de fusils , et garnis de leurs fiâmes!, au col : auquel pendoit la noble Toison d'or : et si furent leurs manteaux brodés de brodures d'or, out à Fentour, à la façon dttdict colier : et marchovent les chevaliers 'deux à deux : c'est ascavoir les derniers eleus , en l'ordre , les premiers : et ainsi se trouvoyent les plus anciens chevaliers, en celle élection, les derniers et les plus-prochains du doc de Bourgongne, chef et fondateur de celle noble ordre : sauf toutesfois que les roys et les ducs sont les plus prochains : quelque nouveaux qu'ils soyent en ladicte ordre. Et , pour monstrer Tordonnance estre mieux gardée , le duc de Boiu'gongne faisoit marcher le comte de Charolois son fils , le premier et le plus loing de sa personne : et aloit à sa dextre main , et au dessus de luy , messire Baudet de Noyelles : poorce qu'ils estoyent les plus-nouveaux en élection, et ledict comte le dernier eleu : et ainsi oiardiovent les chevaliers par ordre : et furent les deuxde^ niers, le duc d'Orléans à dextre, et messire Hue de Launoy à senestre. Iceluy de Launoy, signeur de Santés, fut un des notables, des sages, des vaillans, et des preud'hommes chevaliers de son temps : et fit moult de beaux vo^-ages : et eut charge et ordonnance de plusieurs notables ambassades , exécuta la guerre , et fit armes, en camp clos , de sa personne , à l'encontredu duc Jehan de Somreset, angloîs, et ailleurs : et estoit desja fort vieil à celle heure : et la cause , pourquoyj'escri longuement de lur, c'est pour ses vertus , et qu'il le valoit : et ausi pource qu'en mes Mémoires je ne puis plus toucher de luy : car , pour son ancienneté y je u'ay veu de ses nobles faicts , sinon son sens, et ses vertueuses doctrines. Le bon duc Philippe de Bourgongne , fondateur et chef de ceste noble ordre , marchoit seul , après ses fjréres et conpaignons : et là au saillir de la chambre, entrant en la salle , se mirent devant luy deux sergens d'armes, portans masses ^armoyees en chef, des armes du roy de France , et puis des siennes : et ce à cause que, comme doc de Bourgongne , il est premier per, et doyen des nobles pers de France.

En tel fôtat et ordre tirèrent tous en la court, où les chevaux les attendoyent : et en tel ordre alérent les chevaliers parmy la vile deGaDd,grandement acompaignés des nobles hommes, privés et estranges , d'ambassadeurs et d'estrangers : et le peuple estoit moult-grand parmy la rue et pa^ mi la vile : et en tel estât vindrent en l'église de Sainct Jehan (qui est une des principales églises et paroisses.de Gand) ; et à l'entrée de celle église trouvèrent l'evesque deTournay, revestu,

aveques les chanoines, chappelains , et i^horeaux d'icelle église : qui recueillirent le duc et ses frères moult-devotement : et , en chantant hymnes et cantiques dévotes , les conduisirent jusques au chœur de Teglise , et dont les formes d'iceluy chœur furent parés de tableaux y armés, et timbrés des armes et timbres des chevaliers, de leurs mots , de leurs noms , et de leurs dé*vises : et furent iceux tableaux grans et spacieux , et peints le plus-richement, et le mieux qu'il se peut faire ne mettre : et furent iceux blasons assis en icelles formes , à deux lés , en tel ordre et en telle manière que les chevaliers marchoyent en icelle fois : et se tira chacun chevalier endroit de son blason : et demourérent aucunes places vuides , garnies de leurs blasons : et d'abondant seoient iceux blasons sur un grand drap noir.Ge que les autres n'avoyent point.

Si me tiray devers le roy-d'armesde la Toison (qui fut homme tout courtois) et luy demanday pourquoy, n'a quelle cause estoit ceste différence : et combien que je fusse page , et du nombre de la petite extime, le bon homme s'arresta à moy, et me dit que c'estoyent les blasons, et les places des bons chevaliers d'iceluy ordre , qui estoyent trépassés, depuis la dernière semblable feste tenue , et que, si je voyoye , et regardoye le surplus de la noble cérémonie , Je pourroye voir et congnoistre , le Tendemain , à la grande messe , plus amplement ce que je demandoye : et aussi , en devisant des autres , je vey aucunes places et blasons, dont nul ne prenoit les places : et estoyent les places et les lieux des chevaliers, qui pour leurs grans affaires s'estoyent excusés par leurs procureurs, et n'estoyent pour celle fdis peu venir à la journée n'a icelle feste : et en Tendroit , et par-dessus la place du roy d'Arragon, avoit un riche ciel de drap d'or , comme s'il y eust esté en personne : et estoit sa place au-dessus de celle du duc d'Orléans , et en ce mesme rang : et fut la place du duc de Bourgongne au maistre et principal siège : couvert de son palle : qui fut de drap d'or : et n'avoit , au demeurant , nul différent à ses frères , et compaignons : sinon que le tableau de ses armes estoit un peu plus-grand, et pluslarge que les autres.

Les chevaliers, chacun en sa place, vcspres commencèrent : qui furent chantées par les chantres de la chapelle du duc : qui fut une des meilleares chapelles , des mieux-acordees , et en plus grand nombre de chapellains, que l'on sceust nulle part. Tandis que Ton disoit vespres et le service, pource qu'à celle heure je ne voyoye plus rien qui fist à enquérir , je m'en allay, aveques autres de ma sorte , pourmener

parmy l'église (qui fut pleine de gens et de grand peuple), et , en regardant par tout, je vey haut aucuns blasons , tels que ceux , qui estoyent mis es formes pour les chevaliers : et me flit dict que c'estoyent les blasons des bons chevaliers portant l'ordre , qui estoyent mors , avant l'autre feste paravant faicte , et dont lesdicts blasons estoyent encores en forme (si les avoit on là mis solennélement ) , et que telle estoit la coustume , qu'à refaire chascune feste , quand l'on trouvoit les blasons des chevaliers es formes acoustumees, et qu'ils estoyent trépassés, et toutes les solennités par eux passées et acomplies , iceux tableaux et blasons estoyent élevés , et mis haut hors du chœur : où chacun les pouvoit longuement voir et congnoistre.

Vespres dictes et achevées, les chevaliers s'en retournèrent comme ils estoyent venus : et le Tendemain (qui fut par un mercredy) entre neuf et dix heures , retournèrent les chevaliers à la grande messe , gardans chacun sa reigle et son ordre : et là je ne vey rien de nouvel Jus* ques à l'offrande. Sur quoy est force de m'arrester , pour déclairer la noble cérémonie , à ce tenue et faicte. Premièrement , quand le prestre , qui celebroit la messe (qui fut Tevesque de Toumay ), fut retourné de l'autel , devers les chevaliers, les officiers - d'armes , vestus de leurs cottes-d'arroes , en lieu de clercs de chapelle portèrent un carreau de drap d'or : et devant l'autel avoit un rastelier : auquel avoit autant de cierges , qu'il y avoit de chevaliers portans l'ordre de la Toison d'or , presens et absens,et trépassés, depuis la dernière feste tenue : et prit fusil, le poursuyvant, celuy du duc, fondateur et chef, le baisa , et le bailla au royd'armes de la Toison d'or : lequel roy-d'armes , en soy agenouillant par trois fois , vint devant le duc : et dit , « Monsieur le duc de Bourgon- » gne , de Lotrich , de Brabant , de Lembourg, » et de Luxembourg: comte de Flandres , d'Ar- » tois , et de Bourgongne , palatin de Hollande, » de Zelande , et dcNamur : marquis du Sainct » Empire : signeur de Frise , de Salins, et de » Malines : chef et fondateur de la noble ordre » de la Toison d'or , allez à l'offrande. »

Et le duc partit hors de son siège : et le royd'armes, en baisant, et s'agenouillant, luy bailla son cierge , allumé et empris : et, au passer , se retourna le duc devers le duc d'Orléans , en luy portant. grand honneur et révérence: mais le noble duc d'Orléans ne luy fit point l'honneur de son degré : comme la tierce personne du royaume de France : mais comme frère et chevalier de la Toison d'or : et firent tous les autres chevaliers moult grand honneur

MEMOIRES DOLIVIFB DE LA IIAUCRC.

au due. Leduc revenu de l'offrande , le poursuyvant prit le cierge du roy d'Arragon : et , en le baisant , et soy enclinant, le bailla au roy-d'armes : et le.roy-d'armes dit , « treshaut et tires- » puissant prmee le roy d'Arragon, venez à » l'offrande , ou autre pour vous. » Et lors messire Antboine, sîgneur de Grouy, comte de Poursuyen (qui estoît procureur pour le roy d'Arragon ), se partit de son siège , et ala en la place du Roy : et puis se partit : et le roy-d'armes luy bailla le cierge : mais il ne le baisa point , ny ne s'agenouilla : et ce pour la différence du prince et du procureur. Le signeur de Crouy fit révérence au duc et à ses frères : et alla à l'offrande , et puis s'en retourna en sa propre place. Le poursuy vant prit le cierge du duc d'Orléans , le baisa , et , en faisant révérence , le bailla au roy-d'armes : lequel appela le duc d'Orléans par ses tiltres , et signeuries , et luy porta son cierge , et le luy présenta , en baisant ledict cierge, moult-humblement. Le noble duc ala à l'offrande : et , si de sa part il fit honneur au duc de Bourgongne , le duc le luy rendit aussi grand , ou plus : et ala à l'offrande : et luy portèrent les chevaliers grand bonneur et révérence : et retourna en sa place : et ainsi se présentqyent les cierges aux chevaliers, de degré en degré : et me souvient que le roy-d'armes se vint mettre en la basse forme, à-l'endroit du tableau du comte de Fribourg ( qui estoit des chevaliers trépassés ), et dit, «Je » vais à l'offrande pour le bon chevalief , le » comte de Fribourg : dont Dieu veuille avoir » rame. » Et pour luy ala le roy-d'armes à l'offrande : et ainsi se continua la cérémonie , qu'en lieu d'un absent, un chevalier de l'ordre, son procureur, aloit à l'offrande pour luy : et pour les trépassés aloit à l'offrande le roy-d'armes de la Toison d'or.

L'offrande achevée et faicte, l'evesque de Verdun (qui depuis fut chancelier de l'ordre) fit un sermon : où fut ramenteue la cause de la fondation d'iceluy noble ordre , et dont l'intention singulière fut pour le remède et l'aide de l'Eglise et de la saincte foy chrestienne : et aussi ce que les chevaliers devoyent, et en quoy ils estoyent obligés envers Dieu et la chose-publique , plus que ceux de moindre estât : de l'amour et union, qui devoit estre en eux : de la loyauté qu'ils devoyent porter à leur chef, et leur chef à eux, et l'un envers l'autre : et moult d'autres belles et notables choses : qui trop longues me seroyent à escrire. La messe célébrée , les chevaliers s'en retournèrent , comme ils estoyent venus : et se retrairent en leur chambre de conseil : et tandis fût le disner apresté, et là

Alt drecee une moult-grande table, toute eoaverte, et adossée d'un velours noir, brodé de fb* slls, et des armes du duc de Bourgongne, moult richement : et au senestrecostèavoitunephisbasse table : qui fut ordonnée pour les quatre officiers de la Toison.

Le disner prest, les chevaliers revindrent : et lavèrent les deux ducs ensemble : et s'asseit le duc de Bourgongne au milieu de la table, et à son dextre lez le duc d'Orléans, et au senestre le signeur de Santés : et s'assirent 1» autres d)^ valiers par ordre. Les deux ducs furent serris à couvert, chacun à-part soy, et pareillement forent [servis tous les chevaliers, ebacon son plat , et son service à part ; et furent moult grandement servis de vins et de viandes : et à la basse table s'asseit le chancelier, ie trésorier , le greffier , et le roy-d'armes : qui pareillement furent servis , chacun à-part eos, comme les chevaliers. Longuement dura le disner, et le service. Là jouèrent et sonnèrent menestries et trompettes : et heram étirent grans dons : et crièrent largesse : et, tablw levées, furent les espices aportees : et, forent les princes et les chevaliet^ servis d'espices et de vins : et puis se retraïrent les chevaliers en leurs chambres : et sur le point de trois iieiires , revindrent vestus de robes et longs manteaux noirs, et chacun le coller de Tordre an col : et les quatre officiers furent vestns de mesme, montèrent à cheval en l'ordre acoostumé , et alèrent en l'église , ouir vespres des morts , et prier pour les trépassés : et Tendemain furent à la grande messe : furent à l'offrande , comme le jour devant : et , après l'offrande, le greffier de la Toison nomma toos te chevaliers trépassés , qui onques portèrent Tordre de la Toison , les recommandant aw é^valiers, leurs frères, pour prier pour eux.

Le service achevé, s'en retournèrent les ehevaliers : et fut le disner préparé : et forent les ducs d'Orléans et de Bourgongne, et le comte de Charolois, à une table : et fut le dnc d'Orléans assis au-dessus : et luy fit tousjours le dne de Bourgongne moult-grand honneur. Les antres chevaliers furent assis aux autres tables et plusieurs chevaliers, orateurs, el ambas»deura de divers royaumes, et païs, aveqoesew: et là fut assis messire Jehan de Bonnîface, ^ valier arragonnois (1) : à qui Jaques de Lalain avoit touché l'emprise, et dont les armes se devoyent faire en celle semaine. Le disner m^ se retraïrent les chevaliers en la charnière * leur conclave : et là n'entra nul , s'il d'«<^^

(I) Usez cosli'lton.

MBMOIABS d'OLIVIBB DB LA MABCBC.

chevalier, portant l'ordre, et les qnatre officiers dessos-DiHiiniés. Par deax Joars furent les chevaliers assemblés : et le deuxième Jonr Toison d*or demanda après le signeur de la Vere, un moult puissant et notable chevalier zeelandois, du nom et des armes de Bourselle, et qui, par sa grande conduite et renommée par la mer, avoit eu la fille du roy d'Ësooce, sœur germaine de madame la Dauphine, dont cy dessus est faicte mention : et l'avoit mariée à son fils le comte de Boucquam. Il demanda semblablement après le signeur de Berdauxi, le chevalier avant-nommé (qui gouvemoit et nourrissoit le comte de Gharolois), et tant les quit le roy-d'armes, qu'ils veindrent au conclave : et, quand ils partirent dehors, ils avoyent le coller de la Toison d'or au col : et dit chacun que bonne élection avoit esté &icte des deux chevaliers. Autres furent éleus : à qui la Toison fut portée : dont je n'ay souvenance : mais nommément le duc Jehan de Bretaigne récent l'ordre moultagreablement : et fit de grans dons au roy-d'armes, qui la iuy porta : et ainsi se partit celle feste : et (comme dict est dessus) force m'a contraint d'escrire celuy noble estât pour une fois, afin de délecter les lisans, qui verront mes Mémoires cy-apres, à veoir et sçavoir les cérémonies passées, par eux non veûes, et où Je ne plain le travail, si-non en tant que ne le say faire, ou y atteindre selon mon désir et afifection.

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