LES
UN ELLËVIOU.
Satan en était là de son Yécit, lorsque Luizzi entendit frapper à sa porte.
— Qui est là? s'écria-t-il avec impatience. — Monsieur, répondit Pierre, c'est M. Ganguernet avec M. le comte de Bridely.
Luizzi demeura quelque temps incertain, puis il répondit à travers la porte : « Priez-les d*attendre un moment. Je vais les recevoir.»
— Tu étais si pressé de savoir l'histoire de madame dé Marignon? lui dit Satan. — C'est qu'il me semble, repartit Luizzi, que je la saurai encore mieux quand j'aurai causé un instant avec Ganguernet. Il y a certaine interruption à laquelle tu n'as pas répondu et que cet homme pourra peutêtre m'expliquer. Cependant, ne t'éloigne pas.
En disant ces mots, Luizzi regarda le Diable. Son habit noir et son portefeuille avaient disparu. Il était vêtu d'une longue robe de soie avec des babouches, une seule mèche de cheveux pendait du sommet de sa tôle, et il se curait les dents avec l'ongle de son petit doigt.
— Est-ce que tu vas au baj masqué? lui dit le baron. — Non, je vais en Chine, et je reviens à l'instant. — En Chine I s'écria Luizzi stupéfait, et qu'y vas-tu faire? — Arranger encore un mariage. Ne sommes-nous pas un vendredi? — Jour de malheur, dit Luizzi. — C'est-à-dire jour de Vénus, tepanii )e Diable. — Et quelle espèce de mariage vas-tu faire? — Je vais persuader à un mandarin d'épouser la fllle de <on ennemi mortel, afin de faire cesser des haines do fa-