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m LES MÉMOIRES DU DIABLE.
— Que yent dire cela? s*écria Lnizzi. — Reprde bien et lis bien, reprit le Dinltle; tn es de trop bonne famille pour ne pas comprendre un arbre généaloirique, ta as reçu une trop bonne éducation pour ne pas comprendre la loi qui régit les héritages, tu dois donc savoir que M. Gustave de Bridely et madame Peyrol descendent de la même souche, et que M. Gustave de Bridely a recueilli, par représentation de son père et de sa grand*mëre, Phéritage de sa bisaïeule, qui sans cela aurait appartenu à la dernière héritière des Cauny, sf la famille des Bridely avait été éteinte. — Et Gustave, cet héritier sup|)Osé, légitimé par un crime, sait-il cette circonstance? ^ U la sait si bien, repartit le Diable, que c'a été la matière du pi*ocès qu'il a gagné à Rennes, grâce aux soins de ton notaire Barnel. — Malheureu.se Eugénie ! à quelles maios t'ai-je livrée ! s'écria Luizzi en levant un regard épouvanté et suppliant sur Satan.
Mais il ne rencontra plus Tesclave tremblant et grotesque qu'il avait tout à l'heure devant les yeux : c'était le Malais qui avait dépouiilé la livrée ridicule et honteuse dont on l'avait couvert, debout et tout nu devant lui, avec son hideux sourire et son fauve regard de cannibale, contemplant la victime qu'il va dévorer. A cet aspect, Luizzi éprouva un moment de lerreur indicible, sa léie s'égara, il sentit ses genoux prêts à fléchir devant ce roi du mal, il poussa un cri hcrribie, et il allait lui demander grâce lorsqu'une porte s'ouvrit