‹ Les mémoires du diable (volume 4)Chapitre 5 sur 11 · UNE ORGIE · texte numérisé non relu

UNE ORGIE

^ C^était il y a trois ans à peu près ; je me trouvais à Toulouse , un jour de Fête-Dieu où il y avait grande procession. Moi et quelques autres farceurs nous nous étions postés , pour la voir passer, dans une n^aison dont je ne vous dirai ni la rue , y le numéro , ni le nom. Une maison entre le ziste et le ^este , où il se vendait beaucoup de choses f>rbhibées , mais que la douane H^a \ms T habitude de saisir. Au

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rez-de^cliaussée et à côté de rallée , un café estaminet ; au premier, un magasin dé bretelles , de cols et de cravates , tenu par les deux sœurs de vingt à vingt-deux ans ; au second , ' magasin de cols, de cravates et de bretelles, tenu par trois amies intimes de vingt^^înq à trente , plus une vieille femme; au troisième, magasin de cravates j de bretelles et de cols , tenu par deux grisettes dont j^ignore absolument Tâge et la tournure, ce qui d^ailleurs serait fort inutile à vous narrer, puisqu'elles ne furent pas de notre farce; c^est seulement pour vous faire comprendre que la maison était bien habitée, et que la marchandise n'y manquait pas.

Seulenâent plus le magasin montait, plus les marchandises baissaient... Vous comprenez le calembour... Ganguernet rit tout seul; la femme qui était dans le coin lui lança un re»* gard qui perça le voile épais dont elle se cachait. Cependant le farceur continua.

Nous nous étions réunis quatre ou cinq bons vivants, et nous avions dit au second : lu descendras au premier, ou au premier : tu monte-

ras au.fiecpnd; jpaprea q^^au premier pu au «ecooiL, cpannQrVOtts 1« voudrez, il y aura uppces et festius^ JBmbons et pâtés, volailles i^tgoidivaux, blauquette , vin de Roussillon et,punch euahoudanee^, ce qu^on appelle un beau gueuleton I . iBien>que le .premier et le second fussent >en dîqpiute 4teroe}le , parce qu^on s'arra^it souvent les lohalands sur les marolies de Tescalier , du moment qulil s^agit 4e mai^er, ouiS^enfeiidit à merveille. J^en^suis fiché pour le sexe* de madame, ajouta >Gai^guernet en s^indinant vei^^la femme qui occupait ua des coins de la voiture , et qui n^avait pas levé son voile; J^en suis, fâché pour le sexe de madame, ;mais la femme ^nst gourmande de sai nature. Je ne saispas^si les duchesses et les marqiiises^iment labonne chàraet le riquiqui , mais je ncvconnais .rien de voraee cooune une grisette devant une table Uen servie; ga-absorbeles ailes de ipouletscommerw conducteur de diligence, et ça boit sa goutta comme 4es4nvalides. ^Ilais> ^ lU^est pas là :raf(aire ; il sulGit :de dire^ qu^à nepkf heures du matin klaUe était servie , les vins it la glace , et que moi et

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mes c&maraâes>B0U9>iioti9élîea8ftiuflléa^ir premier de ladite maison «a passaniptf Festamiiiet , sons prétexte d'aebeter un eigaoe , parce que tout en s^amusant il faut encore gai^cktr les ap^ parenœs.-

Or la proeeasion était en» trrâd de défile», les jeunes persoanes à leurs ienétrts &isaieni des minies au offiaeirs de; la ganûeen , tancKs que nous étMDs prudemment à une Senélre à oèté^, regardant passer lé bon Dieu à tra^^ers un rî^ deau y kyrsqiie tout à coup le eid devient noir comme de Tcoiore , et* en^ moins ée riai Toilè ufi pluie battante qui inonde et dispeiM la pFOcesdk^.

Cela fut si rapide , et la pluie tomba avec tant d'abondance, que chacun se réfugia au hasard dans la première porte ouverte qu'il trouva devant lui'. Plusieura personnes , parmi lesquelles uni prêtre, entrèrent âans Tallée de notre maiaoh y- beaucoup d^autres les y suivirmt , de façon que les premiers arrii^ fuirent refoulés jusqu'au pied de Tescalier. En me penchant par-dessus la rampe je vois le ealotin qui était entré à la

première goutte , et tout de suite il me pousse

ridée d^une, farce eicellente.

, — \\ faut que le curé déjeune avec nous 1 me dis^je aussitôt.

Je fais part de mon projet aux camarades des deux sexes ^ et je suis applaudi avec transport.

Je recomimande à tous une tenue décente et pleine de modestie, et moi -môme je donne à mon visage un air de sainte, componction ; je descends auprès de notre abbé. — Mon Dieu, rponsietir, lui^dis-je , cetle place est bien peu convenable , et si vous vouliez monter chez nous, attendre que Forage fût passé, nous serions très-honorés , ma femme et moi , d'avoir pu vous donner un asile.

— r Je vous remercie de votre obligeance , me répondit-il , j'attendrai fort bien où je suis.

J'insistai en lui disant que son refus nous ferait beaucoup de peine, et le pauvre homme finit par me suivre, rien que pour ne pas me désobliger. prêtre , que tu es béte !

Au moment où il passa la porte et entra dans Tatelier de nos demoiselles , j'éleudis la main

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sur luiy et je médis en moi-même : prêtre, mon ami, si tu n'es pas damné en sortant d'ici, je veux y perdre mon âme au lieu de la tienne. Sur ce, je prends ma vieille par la main , et je dis a^ curé : J'ai Tbonneur de vous présenter madame Grtbou , mon épouse, Gribou est iin nom que je me suis fait ^our éviter au mien le désagrément de certaines connaissances, et que je prends dans mes voyages grivois; quant à Mariette, c'était une épouse d'occasion à laquelle j'avoue qu'il ne manquait que le sacrement pour m'étre unie par tous les liens possibles : c'était dans ce temps-là une belle fille avçc de grands yeux noirs fendus en amande, des lèvres rouges, épaisses comme des cerises, des cheveux superbes , une taille de reine avec tous ses accessoires, et qui portait avec elle un entrain d'amour, de joie et de bombance que je ne puis vous dire ; je n'ai jamais pu toucher du bout dq doigt la peau brune et veloutée de cette femme ^ sans. en être frappé comme d'un coup d'élecr iricilé amoureuse.

Au premier regard qu'elle jeta sur Fabbé ,

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je Tis qn- elle entrâîf irèï-pflfrfaitè/Neïift dans l'éé

iûtentioni^ dti toiiii^ que je hii tèiAàré jbuek^.

L^àbbé était tih beau gar^n , èthfê cônMiè itti Alulâtréf , àvèë tiâè éfpéidM forêt de dhe^M , ét^l, {)bf# liné fîtlë comtne Mariette , valffH bien là pëind de lui app^en<fa« àùirë tfbdtiè qm le myètërè dé l^ifebé#isl!e. D'abtird je fus lin peu vexé , et j'àûrïiis aimé àAtant ^ de fût ttùe des autres qui éè ftft cblrgée de k rëçbii ; mais enfin cotfimé Tidée venait dé mcfi , je he pouvais pas dëq^àndër à un de ees mes- Étëkts de ste sacrifier à lAti place; 6etilein«nt BtàHette in^avàit semblé accepter èùû enfploi avèd trop dé faéiiité.

Qtioi qu^il eii soit, ta force me parussait t^p bohiie pour y renoncer en aucune façaà, et nous comitiën^mes lé (éû. D^abdrd Tabbé avait trës-cbàud , attendu qu^il portait iiiie bhastible où il y avait bien vingt livrés d^br pesant ; nous lui offrîmes de se rafraîchir , et , sôùs prétexte d'un vefre d'eau et de vin , je lui arrangeai une petite boisson amalgamée de vin de Roussillon , de blanquette de

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Lkildux et d'eaii-de*yie ; il y avilit de qooi gi^isér un malet. Le pflnirré ptétte aVàlA h tMC sans y foi^trap d^attentimi ; itaais une miniife ^èë , je le vis détenir Mût ^il^'de pftte qU^il était , et ses yeux mé seilÉblèi^ent papillotai lé*" gfèfreBdent. "

— Youssoufft^y iHaUiiîsiettr Fàbbé? kii dîs^e , d'dn air tout doux elt tout (mteHn.

-^ Otfi, me répondit «il, ce vin itt'a fait

-^ Ce h^est pas étonngàt, répliquai-'je ausnt&ty vous éteft perit-ètare à jeHû , et le vin fah iêUr pars cet éffét^à ràr xM «tftoiifiac vide. Si votiS' votiliez me faire Thonnenr de prendre quelqtte ^ose , vous verriet que cela se passei^it tout de suite.

Il efut là bêtise de Ine croire et daigna prendre place à notre table ; je n^en voulais ^as da-' vantagé , et je le ïnis entre moi et Mariette. La fable était très-étroite , de manière que, pendent que du c6té gauche je lui tersais un peu de vin de ma façon , ma Mariette lui faisait du côté droit des agaceries de la sienne. Il y a une chose

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que J0 ne puis pas vous dire , parce qu^il y a des choses qu^il faut Toir, c'est la figure de ce pauvre homme , entre ma bouteille préparée et les yen de Mariette ; le Diable tombé dans un bénitier n^aurait pas été plus embarrassé.

Je voyais la tête qui s^en allait peu à peu , et entin je compris que les choses étaient montées à un point satisfaisant, lorsque j^aperçus qu'il avait oublié sa main dans la main de sa voisine. Au lieu de nous regarder, comme il faisait un moment avant, avec des yeux tout effarés, il considérait Mariette d'un air qui eût pu la faire devenir plus rouge qu'elle n'était, si c'eût été possible ; car je crois que la farceuse s'était grimpée aussi de bonne foi, et, qu'outre la beauté de Fabbé qui l'avait charmée de prime abord, elle avait un peu bu dans son verre de ce vin d'apothicaire y que j'avais si bien arrangé.

. Sur à peu près de mon affaire , je fais^signe aux autres , et les voilà qui se lèvent , celui-ci pour aller regarder à la fenêtre, celui-là pour aller chercher une bouteille , l'une des femmes, sous prétexte d'apporter du sucre , toutefois,

les uns après les autres, pour n'avoir l'air de rien ; jusqu'à moi , qui en sortant fermai la porte à double tour, quoique assurément la précaution fût bien inutile; Tabbé n'était pas dans des mains à le laisser échapper , et je connaissais trop Mariette pour n'être pas sûr qu'il sprtirait de cbez elle damné comme un juif.

-^ Quoi! dit Luizzi, en interrompant le récit de Ganguemet, vous avez usé de pareils moyens pour commettre un crime si abominable?

Allons donc! dit Ganguernet, histoire de

rire, mon cher monsieur ; est-ce que vous croyez à la vertu de tous ces farceurs de prêtres, qui ont des nièces et des petits-neveux, dont ils font des enfants de chœur? Celui-là était peut-étrêr assez jeune pour croire encore à toutes les bêtises de la religion , mais ça ne lui aurait pas duré longtemps, et si ce n'eût pas été Mariette, c'aurait été quelque vieille dévote qui Taurait déniaisé d'une manière moins agréable. D'ailleurs, moi, je ne cache pas mon opinion ; je suis libéral et je déteste les jésuites, et je ne me repentirai ja-

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suais; d'avoir fait une boanft; ofamrge à des gueux ipii voudraient rétablir chez nousladime elles Ulletd àm confession.

-^ Mais , dît Luizzi', aVse uoe yvm vÉi^a tieuce , ear il sentait que lot> nîoins epi^nn autre pouvait répondre à Tinepte grossièreté de célf hamnMB , mais enfin? qu^aiTiver»>t4I de tout eelà ?

-^ Ah I Yoict le drôle de Taffaire^ rSpondit Ganguernet. Après avoir laissé passer une beiUre ou deux pour donner aux fumées dw vin ei autres le temps de s^évaporer , je descendis dans restaininët , et là , tout en buvant un petit verre d^eau>*d€Hvie^ et en jouant une partie de dominm yjt me mis à racontait d'un air tout h fait détdefaâ éi sans prétention, qu^en descendant dateibiki it m- aidait semblé entendre chea Marieâte tteie^ vdx inconnue r le ne sus pas jalouix, afoutaije d^un air mortifié ^ maïs f ai re^^ gardé par le trott de la serrure , et je parierais cent doubles pistoles en bon or d^Espagne contre deux pièces de sk lîards , que j'ai vu une chasuble de prêtre sur une chaise en face de la perte.

— C^est impossible !

— C'est une farce.

— C'est une craque.

— Cest ci.

— Ci6st Tautre , s'écriait-on de tous côtés.

— ie.ne*sais pas, trépondis-je ; mais je pajrie deux bols de punahqu'il y a du prêtre là-haut.

--Je serais li;:op, content demies payer, répondit un autre, pour ne pas les parier si j'étais sûr de les perdre.

— Et moi aussi , lui dis-je , je les pai^ais bien^volontiers^pour que ]!k|ariette:n'ait pas fait un coup comme eelùi-là.

-r- Et mol, J'en paierajis di^ , et je donnerais cent francs pour qii^eile l'eût fait. Oh Ui jijmais je peux attraper Jm de ces calottins qui ont fait donner l'héritage de ma tante< à llhôpital de la ville , il en ii^cevrà une suée , le gredin ! . . .

rr- > Eh bien I eoit ,i parions , kii dis*je .

m- Parions.

;Qui fut dit fut fait.

^Pendant ce temps, tousi.les gens du café , il y en avait bien une trentaine, s'étaient amassésau-

tour de noire table; on avait flié le pari à dix

bols de punch pour toute la société.

— Or, je dis , puisque toute la société est du régal , il faut qu^elle soit témoin de la chose.

Ça parut juste à tout le monde , et nous voilà gagnant Tescalier par Tarrière-boutique, et montant tous à pas de loup jusqu'au premier. J'avais pris une bonne précaution ; après avoir fermé la porte, j'avais mis la clef sous le paillasson; en piétinant , me dis-je , ils la sentiront , ils la trou* veront et ils s'en serviront.

Bien m'en avait pris, car, à vrai dire, on ne voyait rien à travers la serrure , et on allait décider que je m'étais trompé , quand celui qui avait autant envie de perdre que moi de gagner découvrit la fameuse clef; il s'en empara et ouvrit la porte. La première chose que nous vîmes en effet fut Iç bonnet carré de Pabbé; nous nous précipitâmes tous vers la porte de la chambre de Mariette ; mais il parait qu'on nous avait entendus, car les verrous étaient tirés, et nous ne pûmes surprendre le couple flagrante delicto , comme on dit dans le jus ro-

manum. Mon parieur voulait à toutes forces enfoncer la porte, et comme je voyais Taffaire en bon train, sans avoir besoin de m'en mêler plus longtemps, je redescendis dans Festaminet.

Tout le monde n^était pas monté avec nous, quelques-uns de ceux qui étaient dans le café étaient demeurés a causer sur la porte. Peu à peu ils en avaient amassé d^autres ^ des connaissances , des amis qui passaient , et déjà il se formait un groupe assez nombreux, où on s'entretenait de ce qui arrivait en haut. Gommé je n'aime pas à rester dans les bagarres quand je suppose que cela peut aller aux coupç, j'allai me poster de l'autre côté de la rue pour voir l'effet de ma petite comédie. Ceux du premier criaient comme des enragés en frappant à la porte de Mariette, et ceux du rez-<]e-chau^e leur répondaient en criant :f

. — Jetez nous le prêtre 1 -

— Mais , monsieur, c'eût été un assassinat , dit Luizzi.

-—Bon! dit Ganguernet, histoire de rire; d'aîUeurs l'étage n'était pas haut, et puis, les

498 LES MÉjÇOmES

prêtres c^est con^me les. chats, ça retombe toujours sur les jambes^ et cqlui-là ^n ^est uiie fafnqus^ (H*e}ive , oi|r s^il ne sauta pas par la fenêtre de la r|ie , il sauta :par la fenêtre du jardin ; si bien qu^au bout d'une demi-heure, et qpand il y av£iit déjà plus dg quatre ou cinq mille p^sQi)i)es dfHlis la rue qui hurlaient eoniqie d^s .qnrf gés f la police étant arrivée, et ays\nt fqroé la porte de Mariette , on trouva Toiseau déniché. Mais il avait laissé ses pluiqes da^is la ^page^.et si ellejB ne puri^nt pas fa^ir^ recqnpaitre llindividu y elles appirirent du moins de quelle espèce il était.

.-!- Ainsi y dit Luizzi , on ne trpuva pas Fabbé de 3érac; mais comment wt-on.que c^était

>hii?

r- lPardieu,jréponditGanguernet,,on le sut, parce que je le reconnus deiy^ jours après , dans Féglise de Saint-Sernin , où je le rencontrai dans un coin priant et pleurant eomoie union. Il me reconnut aussi, car il se leva, çt je ne sais, si novis ' eussions été dans un endroit écarté , s'il a'eùt pas essayé de prendre sa revand^.

DU DUBLE. 1S9

'— Et peirt-ètre li'eût-H pas eu tort, dit

^ C'est possible , repartit Gangueniet, mais je vous garantis que je l^aurais ramené à la réison^^après la lui aveir fait perdre. Après tout^ ça ne lui a ' f)fts fait grand mal , ça ne l'a pas éiiipéciié d'être nommé ^and-vicaire , parce que sa famille a assoupi Pafibire', et surtout pai'ee que les jésuites n'ont pas voulu donner aux Kb^rauii la satisfaction de voir punir un prêtre. On ne Ta pas.même envoyé un mois ou deux en retraite : C'eût été reconnaître le coupable et le désigner au mépris public qu'il avait certes bien mérité.

— Vous trouve»? dit Luiz2i.

'•-*- Enfin, dit'Ganguemet, sa os faire attention è Pititerruption de Luizzi , il y a gagné de savoir ce^qu^il me savait peut-être pas , et d'avoir eu pour maîtresse la plus belle fille de Toulouse. V- Quoi ! repril Luizzi , l'abbé de Sérac a revu cette Mariette?

— Si bien, repartit Gangûernet, quej^ai été

obligé un soir de le mettre à la porte à grands

coups de pied.

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