COMMENCEMENT D'EXPLICATION
Le voyage continua , èi naturellement là coiiversation s^établit sut* révénetoeût qui venait dé s'accomplir. Chacun en prit occasion de raconter des aventuihes plus où moins ext^adrdiriaireS, dans lesquelles il avait été témoin ott actëu^. On comprend aisément que Gànguernet dut être plus fécond qu'un autre eU récits de cette espèce. Parmi ceux dont il fatigua le petit c6i*cle
de ses auditeurs , il en est un que Luizzi écouta avec un vif intérêt de curiosité.
— G^est une bonne farce , une excellente farce, dit Ganguernet , et je n'ai jamais tant ri de ma vie. Vous devez avoir entendu parler de cela , il y a trois ou quatre ans, vous, monsieur Faynal.
— Hum , hum , dit le notaire , il y a trois ou quatre ans , est-ce qu^il s^est passé quelque chose d^extraordinaire à Pamiers ?
— Est-ce qu'il se passe jamais quelque chose d^extraordinaire à Pamiers? dit Ganguernet; c'est h Toulouse , c'est l'histoire de Fabbé Sérac. Vous connaissez Tabbé Sérac?
— Vous voulez dire M. de Sérac, Adrien- Anatole-Jules de Sérac , fils du marquis Sébastien-Louis de Sérac. Si je ne me trompe , je ne connais pas d'autre Sérac vivant encore.
— Eh bien , cW celui-là même ; seulement il parait que vous le connaissez en sa qualité d'homme , mais non pas en sa qualité de prêtre, ce qui est bien différent.
— La dernière fois que je l'ai vu, dit l'exnotaire en fronçant le sourcil et en clignant les
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jeiu opinii)e voifT «regparder au loin ^^s s^ .SQfLyenirs; h derrière fois que je Tai vu c'éjtait im )^u jeuue homme de vingt-cinq ans, il y a c|ix iias.flç cela , /ort amoureux > fort peu disposé à euptrer .danp les ^obes noires. Hél^ina foi , je çroi^ que je pourrf^js biej(i préciser la d^^, ajouta le ipo^e, en.appuyant son i^ d^ sur sçn front : c^était pardieu Tavant-Te^e ,du j^qr pu fut signé le cQnt^at^ç^e inariage de ^a^e^noiselle Lucy de Gremancé , dont j ^étais notaire , avec M. le marquis du Val ; et puisque vous m'y faites penser , je me rappelle , à propos de ce mariage, une scène Uen extraordinaire, et que je m'en vais vous conter.
-T- Cl^cun son tour , s'écria Qaqguernet ; si vous dites votre histoi^re, je giarde la mieqne.
•— ^Çompae il vous, plaira, i^eprit monsieur
F^ynal en se remettant d^ins son cqip ; $eu|e-
inent tâçlf ez de pe,pas ip'endormir , p^rce que
IqrBque jedors je.réve,^ ma fepiine , et ce n'est
pas la peine alors. fie reivpjr qqittée. D'ailleurs ,
je,ne,tieus pQs.b|e^^çoup à vofis.£4Jj^eçe récjt, ça
, me ramène à up temps qqi a été si m^Iheuri^px , IL a
si malheureux pour moi , le tçmps où j'étais notaire, que je ne suis pas plus pressé d^en parler ou d^en entendre parler qu^un galérien du bagne.
— Pardon, monsieur, dit Luizzi, je crois que votre histoire sera fort intéressante , et je iserai, pour ma part ; très-charmé de vous Tc^tendre dire ; ça n^empéchera pas monsieur Ganguernet de raconter la sienne.
Et Ganguernet commença ainsi :