CONCLUSIONS
Les méningites à Pneumobacille de Friedläder chez le nourrisson sont assez rares, mais leur pronostic est des plus sombres pour trois raisons :
1° La moindre résistance du nourrisson.
2° Les difficultés du diagnostic.
3° L'inefficacité des diverses thérapeutiques.
On doit penser à la méningite à pneumobacillle, lorsqu'on est en présence d’un nourrisson qui offre à l'examen un syndrôme méningé accompagné d’un
1° début brusque, souvent avec tension de la fontanelle antérieure.
2° Avec somnolence progressive entrecoupée de crises convulsives.
3° Avec une température, soit normale, soit oscillante entre 37° et 39° ou 4o°.
4° Avec un pouls en général un peu accéléré, mais sans intermittences ni égalités.
Malgré ces éléments, qui nous semblent, jusqu'à un certain point, caractériser la méningite à B.P.F., le diagnostic est encore souvent incertain.
Il faudra toujours compléter l'examen, par une ponction lombaire, ou mieux, par une ponction ventriculaire, qui donnera un liquide trouble ou purulent que l’on fera examiner bactériologiquement afin de ne pas instituer une thérapeutique antiméningococcique inutile et peut-être même nuisible.
Dans ces cas, nous avons l’impression que le pronostic, sombre jusqu'à maintenant, s’améliorera dans une certaine mesure, lorsque l’on aura pu instituer rapidement une vaccinothérapie, soit par autovaccin, soit par stocks-vaccin.