‹ Les Méningites à Pneumocoque IIIChapitre 20 sur 23 · FENTE · texte numérisé non relu

FENTE

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gènes en général. Elle consiste, grâce à un drainage chirurgical continu des méninges et par des injections intra-veineuses de sérum hypotonique, à faire transsuder la sérosité des gaines péri-artérielles vers les espaces arachnoïdiens.

Traitement chirurgical.

Il consiste à drainer les méninges, soit de façon intermittente par ponction lombaire, sous-occipitale, ou ventriculaire, ou bien de façon continue par diverses interventions dont nous ne donnerons pas le détail (opération d'HozmGrEen, opération de WEs- TENHOEFFER-Opy, etc...). En principe, ce drainage doit toujours porter sur un lac arachnoïdien.

La destruction du foyer infectieux primitif devra être aussi précoce que possible afin d'éviter de nouveaux essaimages microbiens vers les espaces sousarachnoïdiens. MouLonNGuET et PIrQUET, étudiant le traitement des méningites otogènes en général, ont indiqué les différentes opérations à pratiquer suivant l’origine de la méningite. EAGLETON recommande, après avoir éliminé tout foyer possible d'infection, la destruction de tous les vaisseaux conduisant à l’arachnoïde.

Traitement préventif.

Toute affection à mucosus : otite, angine, rhinite, sinusite, en raison des complications redoutables qu’elle est susceptible d’entraîner, doit être traitée et

surveillée avec beaucoup d’attention pendant toute sa durée. |

* Il existe des porteurs de germes à mucosus qui constituent un danger permanent pour eux-mêmes et leur entourage. Pour désinfeeter ces ‘porteurs de germes et contre les affections à mucosus accessibles au traitement externe, on a préconisé, outre l’emploi des désinfectants habituels, tels les sels d’argent, l'emploi de la bile de bœuf en badigeonnages. Traitement très désagréable, mais qui détruit très bien les pneumocoques, les autres germes n’étant guère 1influencés.

. LErCcHER recommande l’emploi du cholate d’argent en solution de 1 /2 à 5 %, dans le traitement des otites à mucosus qu’il arrive ainsi à guérir rapidement.

. Tout récemment, Cazver (octobre 1936), a tenté d'appliquer à la clinique le phénomène de NeureLD (1900), c’est-à-dire d’utihiser le pouvoir de la lyse de la bile vis-à-vis des pneumocoques.

Dans les otites, les résultats ont été variables. Cependant, avec la bile de cobaye il a enregistré des améliorations particulièrement rapides. Il semble d’ailleurs que les instillations de bile se montrent surtout actives vis-à-vis des pneumo [IT et IV. Il insiste sur l'intérêt de cette méthode, car cette médication “paraît surtout efficace contre les races particulièrement virulentes de pneumocoque contre lesquelles les divers sérums, tant français qu’américains, s'avèrent jusqu’à ce jour inopérants.

Au cours des otites aiguës ou chroniques, il faudra

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s’efforcer de dépister les complications mastoïdiennes souvent latentes. afin de leur appliquer le traitement qui leur convient. La radiographie, comme le conseille LemaiTre, peut rendre de grands services : cet auteur pratique un examen radiographique systématique tous les 3 jours jusqu’à guérison de l’otite à mucosus.

Enfin, la sérothérapie des affections auriculaires peut, dans une certaine mesure, empêcher les complications endo-craniennes ou tout au moins les atténuer.

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