‹ Les Meningites AiguesChapitre 3 sur 10 · OBSERVATION PERSONNELLE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PERSONNELLE

Elle concerne un nourrisson de 21/2 mois, soigné à la Clinique infantile universitaire de Bâle (directeur: professeur Freudenberg) en 1946 pour méningite à pneumocoques. Celle-ci fut précédée dun rhume banal au Nouvel an 1946, alors que le petit avait 11/: mois. Au bout d’une semaine, tout semble rentrer dans l’ordre, mais le 17 janvier, sa mère remarque que ses veux révulsent et qu’il devient raide. Température 38,4°. Le lendemain, elle observe des convulsions des membres et de la face. Elle le conduit alors à la clinique, où on lui fait immédiatement un lavement d'hvdrate de chloral qui le calme, mais le rend comateux. Une ponction lombaire faite à ce moment, donne issue à un liquide purulent, qui s’arrête bientôt de couler (bouchon de fibrine?). Un nouvel essai de ponction ne ramène que quelques gouttes de liquide. On injecte immédiatement 6.000 unités de pénicilline dans le canal rachidien. Le liquide obtenu renferme des pneumocoques et des éléments figurés en abondance. Le bébé recoit alors 6.000 unités de pénicilline loutes les À heures (soit 36.000 unités par jour) par voie rachidienne et 0,3 g/kg d’'Elkosine.

Des ponctions lombaires répétées montrent la persistance de l'état pathologique du liquide céphalo-rachidien: pneumocoques nombreux, 12.000 globules blancs par mme, albumine 25 mg%, glucose 24 mg%.

Le 23 janvier, on trouve 40.000 éléments blancs par mme de liquide cérébro-spinal.

Le 24 janvier, l'enfant ne boit plus. Il est nourri à la sonde. Ses convulsions toniques sont calmées par un lavement d’hydrate de chloral.

À partir du 26, on cesse de faire des ponctions lombaires qui semblent exacerber les signes de méningisme.

Le 28, la température redevient normale.

Ponctions lombaires subséquentes:

2 février, pression normale, mais liquide xanthochromique,

Page 1