RESUME
Dans ce travail, on étudie un certain nombre de cas de méningites aiguës traités par la pénicilline intrarachidienne (et intramusculaire). Il semble que le traitement intrarachidien, nécessaire pour obtenir la guérison de cette maladie grave, entraîne, dans un certain nombre de cas, des incidents neurologiques plus ou moins graves. Ceux-ci paraissent parfois d’origine anaphylactique; ils sont alors dus à la pénicilline, n’ont en général pas de conséquences graves et disparaissent quand on cesse le traitement devenu inutile. Dans d’autres cas —— de beaucoup les plus nombreux — les accidents secondaires semblent dus au fait que le traitement pénicillique, instauré trop longtemps après l’apparition des premiers symptômes cliniques, ne parvient pas à atteindre tous les foyers inflammatoires, par suite d’adhérences fibrineuses réactionnelles. Le cas mortel rapporté au début de notre étude appartient malheureusement à cette seconde catégorie.