‹ Les Méningites VermineusesChapitre 20 sur 33 · LE MUTE · texte numérisé non relu

LE MUTE

ont déjà été, pour la plupart, indiquées au cour de, l'étude des symptômes.

Nous insisterons à nouveau sur l'importance de la torpeur, l’évolution intermittente, par poussées, entre lesquelles l'amélioration est souvent considérable.

Nous rappellerons la fréquence relative des convulsions, et quelques signes qu’on a mentionnés, notamment la fétidité de l’haleine et les coliques périombilicales.

Mais, en réalité, ce qui nous paraît surtout utile à retenir, c’est que la méningite vermineuse peut tout produire et qu'aucun symptôme ne permet de lPécarter :

Ni les signes oculaires, ni les paralysies des nerfs craniens, ni les modifications des rythmes cardiaques et respiratoires, ni même un amaigrissement squelettique ne lui sont étrangers ; elle peut évoluer avec une fièvre de 409, avec une fébricule de 380 ou chez un sujet hypothermique ; elle peut faire d’un malade un mort apparent ou ne lui donner qu’un fort mal de tête ; elle peut traîner un mois ou se jouer en quarante-huit heures tout compris ; il n’est pas jusqu'aux modifications du liquide céphalo-rachidien qui ne puissent varier du tout au tout puisqu’elles manquent parfois entièrement et sont ailleurs considérables. Bref tant que la ponction lombaire n’a pas montré de bacilles de Koch, rien ne permet d’écarter et rien, non plus, d’aflirmer la méningite vermineuse.

J. Guyot A

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