HORS
degrés. Elles peuvent être nulles ou simuler la méningite tuberculeuse la plus typique. Seule l’absence de bacilles de Koch est concluante.
V. — L’urino-diagnostie de Efimow, l’éosinophihe, les réactions dues à la présence d’anticorps démontrent l’existence d’une infestation, non la
nature vermineuse de la méningite.
VI. — Les accidents méningés sont, suivant l’opinion presque unanime, dus à une toxine véritable fortement nocive par elle-même.
Nous pensons cependant, comme Morenas inclinait à le croire sans l’admettre cependant entièrement, que la seule anaphylaxre pourrait parfaitement expliquer la méningite, comme on admet qu’elle explique la plupart des autres troubles dus aux vers et comme elle explique les méningites sériques.
La toxicité des produits vermineux secrétés nor-
malement par les vers est certaine mais faible.
VII. —- Quoi qu'il en soit de la nature des produits vermineux, l’expérimentation prouve en tout cas que (hors les essais où l’on fait usage de substances complexes et non naturelles) les accidents obtenus ne portent sur le système nerveux qu’autant que ces produits ont eu un accès direct sur les méninges : c’est-à-dire, s’ils ont été introduits dans l'organisme par voie intraveineuse, intracardiaque
ou intracranienne.