‹ Les Méningo-néphritesChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

+ © nn nee 2 2000

I. -— Chez des sujets présentant des signes d’urémie nerveuse absolument banale, et sans aucun symptôme méningé à proprement parler, survenant au cours d’une néphrite aiguë ou chronique, il est possible de mettre en évidence par la ponction lombaire, et par elle seulement, un envahissement des méninges par un microbe. Cette méningite est caractérisée essentiellement par sa latence : latence clinique, car il n’y a pas de signes méningés ; latence anatomique, car, à la vérification, il n’y a pas de signes d’inflammation méningée et le microscope lui-même est incapable de les déceler ou du moins y arrive très difficilement. Ainsi, de même qu’il y a des hépato-néphrites, il y a des méningonéphrites, mais la note méningée y est particulièrement latente.

IL. — Dans les cinq observations que nous rapportons, le microbe en cause a été le pneumocoque. Mais on conçoit que d’autres agents pathogènes soient susceptibles de réaliser ce syndrome, cette infection à double polarité. Le méningocoque, lorsqu'il réalise des hépato-néphrites, soit primitives, soit secondaires, donne les formes foudroyantes de la méningite cérébrospinale. Enfin, la tuberculose et la syphilis réalisent fréquemment ce syndrome, mais il est actuellement plus facile à dépister car, depuis longtemps, la prédisposition du trépomène et du bacille

de Koch pour les méninges est connue.

III. — Cette participation méningée explique probablement certaines urémies fébriles dont la cause hyperthermisante avait été méconnue. Elle explique: la ‘symptomatologie nerveuse de certains ictères graves, mais elle coexiste souvent avec des altératicns chimiques qui accompagnent habituellement les urémies, de sorte que chez ces malades, il defient très difficile, pour ne pas dire impossible, de savoir quelle

est la cause exacte des symptômes observés avant la

mort.

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Aa PIC

Vu :

LE DOoYEN,

Jean LÉPINE Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 13 Novembre 1929

LE RECTEUR, PRÉSIDENT Du CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ,

Pour le Recteur et par délégation :

Le VICE-PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ, JOSSERAND.

Fic. 1

Py »

Fic. 2

Fic. 1. — Méninges cérébrales ({/?égion Rolandique). F16. 2. — Méninges rachidiennes (Plerus lombaire).

Service pholographique de l'Université

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