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LIVRE TROISIÈME Le Pavillon de glace

Au milieu de la fête nocturne, le pavillon de glace érigeait sa féerie toute blanche et lumineuse, et il en sortait des bruits de danses, de musiques et de rires ; car c'était là que s'achevait le bal de Sonya Ivanowna.

Rôdant autour du clair palais, se haussant vers les fenêtres pour regarder la splendeur des costumes dans la splendeur des salles, la foule populaire voyait, entendait, admirait, tenait cent propos mêlés.

— Que c'est beau !

— Cela rayonne comme un soleil qui se lèverait la nuit.

— Tout est en glace ! les murs...

— Le plafond...

— Les meubles...

— Et les portes ! Ce qui ne les empêche pas d'être

aussi solides, grâce à leur épaisseur, que des portes de bronre.

Ah ! oui, très beau, dit un bourgeois avec un gros

rire, — superbe en effet; mais un peu froid! L'été, ce serait bien plus agréable.

— R.m ! nos barines ne s'aperçoivent guère de la froidure : ils dansent pour se réchauffer et boivent du champ^^gne.

— Glacé aussi.

— Les seigneurs n'ont jamais froid.

Mille aulres paroles se détachaient sur le brouhaha de la fêle, naïves, pleines d'étonnement, d'amertume parfois : mais, peu à peu, les voix se turent, car il se faisi\il lard déjà, et c'était l'heure pour les bourgeois de i^nlrer dans leurs maisons des faubourgs, pour les man. hiuuls de regagner leurs boutiques abandonnées, pour les paysans d'aller dormir sur le poêle de leurs isbas enfumées.

Au dedans aussi, la fête ne tarderait pas à s'éteindre. Déjà quelques gentilshommes, enveloppés de pelisses, donnaient l'ordre de faire avancer leurs traîneaux. Pourtant, çà et là, les danses persistaient, et, dans la salle du bal, devant im buffet de glace sculptée, où se répandait souvent la mousse des verres, Nadine riait de son beau rire rouge.

— Ah! Sonya Ivanowna, disait-elle, savez-vous l'histoire de mes deux maris? J'en rirai jusqu'à demain. Devinez où ils sont? A Sawina, devant le château, les nieds dans la neige. Ils guettent mon arrivée, les

oux ! Vous, pensez bien que j'ai eu vent de leur comt et que je n'ai eu garde de quitter la fête ! Mais ez où me réduit leur vilaine conduite ; je suis obli-

gée de me faire reconduire à Troki par le colonel Wladimir.

— Cela est fort plaisant, en effet, dit Sonya, avec Fair de ne pas avoir écouté.

Elle reprit, inquiète :

— Je cherche Ivan. Ne l'avez-vous pas vu ?

— Le comte Ivan? Je ne sais, dit l'étourdie. Ah ! si, je l'ai vu, je me souviens; nous avons dansé ensemble.., et même il m'a dit à l'oreille les choses du monde les plus folles !

Sonya sourit. Elle pensait :

— Allons ! sa douleur et sa colère n'étaient que des caprices d'enfant malade. Il vivra, et l'autre — ne vivra pas.

Elle allait et venait parmi les groupes, cherchant toujours son fils, mais rassurée. Elle aperçut dans le salon voisin une pâle figure, désolée et morne, en habit de bal pourtant : c'était Hélyonne, à qui l'on donnait pour prison toutes ces joies, toutes ces fêtes; un cachot eût été moins cruel.

Sonya, songeant qu'Ivan ne tarderait pas à venir où se trouvait Hélyonne, alla s'asseoir souriante, auprès de la Polonaise, qui frissonna de la voir.

Cependant Nadine, toujours pouffant de rire, s'était échappée au bras du colonel Wladimir ; les conviés, en une procession lente, s'éloignaient ; et, debout sur le seuil de la grande salle, André Boleski, qui ne s'était montré que fort avant dans la nuit, saluait cérémonieusement ses hôtes. Il avait l'air calme, presque heureux. Comme Sonya était rassurée sur le sort d'Ivan, il était rassuré, lui, sur le sort d'Etienne; il se disait, content :

— En ce moment, il a rejoint ses compagnons et il fuit avec eux.

Il se vit seul enfin ; il se disposait à prévenir Sonja qu'il était temps de rentrer an palais du gouvernement, quand tout à coup la porte aux battants de glace fiit violemment ouverte et une femme apparut, grande, farouche, tous ses cheveux gris épars, et criant :

— Mon fils ! où est mon fils ?

C'était Elisabeth Boleska. Sonya au^i était entrée, écoutait.

— Mon fils ! répétala castellane.

— Eh bien ! dit André Boleski, je Tai sauvé malgré vous. Il est en fuite avec les siens.

— Evadé ! dit Sonya grinçant des dents.

Mais ils ne l'entendirent pas.

— Avec les siens? reprit Elisabeth. Non, vous mentez, je les ai vus, je leur ai parlé. Ils sont tous là. Lui seul est absent, et Von ne sait ce qu'il est devenu. Qui me l'a pris? Vous! mais me voici, et vous allez me le rendre.

— Oh ! dit le comte, Ivan m*a trompé ! ils se battent.

— Qui se bat? cria Sonya Ivanowna, avec un bond.

— Hélas ! mon fils avec mon fils!

— Alors, tous trois se regardèrent, terrifiés de cette confrontation où leur antique querelle se dénouait enfin par un combat fratricide.

Ce fut un silence terrible.

Mais Sonya, la première :

— On assassine Ivan ! Holà, quelqu'un !

Des valets apparurent.

— Ivan! mon fils! allez, courez, qu'on le trouve, qu'on le ramène !

Puis se tournant vers Elisabeth :

— Mais voyez donc cette femme! Son enfant va mourir et elle reste là sans demander qu'on le cherche seulement.

La castellane dit, maîtresse d'elle-même :

— Etienne combat, je suis tranquille.

— Crois-tu qu'Ivan ne triomphera pas de lui?

— Nul n'est plus brave que mon Etienne !

— Ivan est adroit. Dieu merci! Tiens, c'est son père qui lui a enseigné l'escrime.

— Etienne a eu un meilleur maître, son courage!

— Tu seras veuve de ton fils!

— Veux-tu mes habits de deuil?

Pendant qu'elles se parlaient ainsi, toutes proches, dans leur haine véhémente, André Boleski, tombé sur un siège, sanglotait, les poings aux dents. Hélas! il les enviait peut-être : chacune d'elles pouvait espérer, et lui ne pouvait que craindre.

Alors, dans le silence de la nuit, on entendît deux

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coups de feu ; ce qui devait arriver était accompli. Muets, ils attendirent :

Des bruits de pas sur les marches de glace, la porte ouverte sous une dure poussée... celui qui apparut, ce fut Ivan.

— Mon fils ! cria Sonya dans un rire farouche.

— Ah! malheureux! qu'as-tu fait de ton frère? dit André Boleski.

— J'ai tué mon rival !

Elisabeth reçut le coup sans faiblir ; mais, levant les bras au ciel :

— Êtes-vous juste, Seigneur? dit-elle.

Ivan reprit :

— Venez, ma mère; il faut donner l'alarme. Vous ne savez pas? Les prisonniers se sont évadés. Couvrez-vous. Venez.

Il l'entraîna vers la porte. Chose étrange, cette porte, par laquelle il venait d'entrer, était fermée maintenant.

— Qu'arrive-t-il donc? On nous aura cru sortis. Il frappa du poing sur les battants de glace.

— Holà, Serge, Ladislas!

Aucune réponse. Ivan regarda autour de lui ; pas

d'autre porte, sinon celle qui donnait dans le salon voisin, mais ce salon était sans issue.

— Enfin, qu'y a-t-il? Comprenez-vous cela, ma mère ? Est-ce qu'on va nous faire passer la nuit ici? Demain, tu serais morte de froid, maman.

Elisabeth dit :

— Ce qu'il y a, je vais vous l'apprendre : vous êtes tous perdus.

— Nous? dit Sonya.

Le comte André Boleski avait levé la tête.

— Vous. Regardez par cette fenêtre.

Ivan courut vers la fenêtre et dit joyeusement :

— Il y a des hommes autour de la maison de glace- Ils roulent des tonneaux. Ce sont nos gens. Holà! venez nous ouvrir.

Elisabeth éclata d'un grand rire terrible.

— Ce sont les Polonais, et mon fils va être vengé!

— Es-tu folle ? dit Sonya.

— Oui, de joie ! Qui vous défendrait ? Les soldats, les officiers? Ils sont dans les souterrains de la citadelle, d'où ils ne peuvent pas même se faire entendre. Vos domestiques? Ils sont au pouvoir de mes amis. Quant aux conviés de votre fête, leurs traîneaux à cette heure les emportent vers leurs châteaux. Ah! Rhodzko est redoutable, et vous êtes bien perdus.

— Maman ! cria Ivan en embrassant Sonya.

Puis à Elisabeth :

— Et vous croyez que je vais la laisser mourir de froid, ici, entre ces murs de glace ?

— De froid? non. Ils roulent des tonneaux, disiez- Tous? Oui, des tonneaux d'incendie. Avant peu le naphte et l'alcool enflammés auront enveloppé le pa-

Villon de fête, que la poudre fera sauter. Entre les murs croules et fondus, le plafond, par blocs, vous brisera la tête, le sol s'effondrera sous vos pieds dans le lac entr'ouvert, et ce sera la débâcle avant le prin-* temps, et vous mourrez tous, brûlés parmi la glace, et noyés au milieu des flammes!

Alors Sonya, prise d'un tremblement :

— Mais tu mourras aussi, toi?

— Penses-tu, dit Elisabeth, que je veuille survivre à mon fils?

Ivan, le comte Boleski, se précipitèrent vers la porte.

— Oh! j'enfoncerai ces murailles! dit Tenfant. Mais Elisabeth :

— Elles resteront inébranlables tant qu'elles ne tomberont pas pour vous écraser! Une seule créature au monde pourrait vous sauver.

— Qui donc? demanda- Sonya, dont les dents xîlaquaient.

— Moi. Oui, je n'aurais qu'à m'approcher de cette fenêtre et à crier : « Je suis là; n'allumez pas l'incendie, ouvrez les portes ! » pour que nous soyons tous hors de péril, à l'instant. Vous imaginez-vous que je dirai cela?

André Boleski se retourna, les poings sanglants d'avoir heurté la porte dure ; il regarda par la fenêtre, vit qu'elle était trop haute pour qu'une évasion fût possible ; et d'ailleurs une foule menaçante entourait le pavillon. 11 dit à Elisabeth :

— Elisabeth ! la fatalité, plutôt que moi-même, a été la cause de votre désespoir ! D'ailleurs, je mourrai si vous voulez, mais épargnez ma femme !

— Ta femme ? Je l'ai été.

— f'^pargnez mon fils !

— Ton fils ? Il a tué le mien !

Il comprit qu'il n'obtiendrait rien. Il se tut, et la tète vers la poitrine, pleura silencieusement.

Ivan s'approcha :

— Madame, vous ferez de moi tout ce qu'il vous plaira. Je serai, si cela vous convient, un serf dans votre maison, on me frappera du knout sur un signe de vous, mais ne faites pas mourir ma mère dans cet effroyable supplice !

Elle le saisit par un bras vivement, et, lui regardant les doigts :

< — N'as-tu pas de sang aux mains ? dit- elle. Elle ajouta :

^ — Avant une heure, tout sera accompli. .

Et, maintenant, elle se tenait debout au milieu d'eux, grande, grave, l'œil fixe, avec l'air de ne rien voir et de ne rien entendre, fatale.

. Mais en ce moment Hélyonne, se traînant le long des murs froids, sortit de la salle voisine, et elle dit avec douceur :

— Ma mère, ordonnez qu'on vienne ouvrir les portes.

— Toi ici,, mon enfant !

Puis, avec un regard triste où la douleur s'étonne :

— Tu veux donc vivre, Hélyonne ?

— Moi ? Non, puisqu'il est mort.

-^ Alors, qu'elle pensée as-tu ?

Hélyonne répondit :

— Vous ne devez pas le déshonorer par une vengeance criminelle. Ces hommes qui sont là, exaspérés

par la défaite et la prison, dirigés par un homme sans loi ni conscience, préméditent une action sinistre dont la mémoire d'Etienne ne doit pas être complice. S'il pouvait revivre, il vous dirait, et moi, sa veuve, je vous dis à sa place : « 11 ne faut pas sur ma tombe d'autre sang que le mien. Je n'ai jamais subi d'offense qu'avec l'espoir de pardonner ; ne faites pas ce que je n'eusse pas fait; et songez qu'un tel crime rendrait désormais odieuse aux nations et indigne des secours de la Providence la bonne cause pour laquelle tant de héros sont morts. » Dites qu'on ouvre les portes, ma mère.

Elisabeth, sous ses paroles, baissait le front; elle rougissait, elle pâlissait, toute pleine d'un va-et-vient de combat ; et ses mains, tendues en avant, s'ouvraient, se refermaient en se crispant, comme celles de quelqu'un qui lâche et ressaisit sa proie.

— Tu crois qu'il me prierait ainsi ? dit-elle.

— Il ne prierait pas, il ordonnerait, mais avec cette voix si douce qui donnait au commandement la puissance de la prière.

Elisabeth hésitait encore ; elle se cramponnait à sa vengeance, ne voulait point l'abandonner. Enfin défaillante, elle marcha vers la fenêtre, pendant que ses ennemis, tremblants d'espérance, la suivaient du regard, du geste, de la muette supplication de leurs lèvres.

Elle vit cela, elle cria :

— Ah ! ne me priez pas, vous ! Vous m'empêcheriez d'obéir à mon fils.

Et elle s'était arrêtée.

Mais Hélyonne reprit :

— Faites vite, ma mère.

— Eh bien ! oui, dit la castellane, — qu'ils soient sauvés par leur victime.

Elle courut à la fenêtre, se pencha pour faire quelque signal... Mais un jet de flamme, comme sous un coup de bourrasque, envahit toute la salle, et l'on entendit un bruit ruisselant de grande chute d'eau.

— Il est trop tard! cria-t-elle. Dieu ne veut pas qu'ils vivent.

En effet, c'était le désastre complet, prodigieux, inouï, inconnu même aux rêves des plus farouches vengeances — une sorte de catastrophe qui, sembletril, ne peut pas émaner d'une main humaine — im de ces cataclysmes que se réserve le courroux céleste. Ceux des habitants de Gomorrhe et de Sodome qui, brusquement éveillés dans les ténèbres, virent pleuvoir l'incendie et rouler les eaux flamboyantes du ciel avaient seuls, jusqu'à cette heure, connu ce qu'éprouvèrent ces deux hommes et ces trois femmes, immobiles de stupeur devant la fenêtre ouverte.

Une irrésistible élévation de flammes, que heurtaient invinciblement un large écroulement d'ondes — espèce de mascaret entre un torrent d'eau et un torrent de feux remontant — voilà ce qu'ils voyaient ; et ce n'était pas seulement devant la croisée que flambaient les tonnes de naphte et d'alcool ; car de toutes parts les murs transparents étaient traversés de grandes lueurs vermeilles, langues de l'incendie aux mille gueules ; et par l'effet de la phaleur extérieure, les dalles de glace commençaient à trembler, à grincer, à se disjoindre, en suant. Bientôt les craquements devinrent un fracas multiplié, grandissant, de plus en plus si-

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nistre. Moins bien soutenu par les murailles, où quel* ques blocs désagrégés glissèrent, tournèrent en laissant couler des ruisseaux, le plafond s'ébranla avec des grondements, chancela, s'eCFondra à demi, dans un coin, et sous le contre-coup de cette catapulte, une. paroi céda, livrant entrée à la fureur bleue et rouge du naphte.

Puis, le sol trembla à son tour, sans doute parce que la chaleur avait attaqué et aminci la surface durcie du fleuve ; et les créatures qui étaient là, n'évitant les brûlures que pour rencontrer Taspersion glacée, se heurtant aux éboulements, chancelant sur les blocs mouvants, allaient, venaient, fuyaient, se cramponnaient avec des cris de bétes à l'instabilité de tout ce qui les environnait.

Mais Elisabeth, debout, au milieu de la salle, sur un large glaçon qui ne bougeait pas encore, tenait entre ses bras Hélyonne, moins fîère, aussi sereine, et, les yeux levés, attendait que le plafond fût entièrement écroulé, pour regarder le ciel en face avant de mourir.

Elle disait :

— Réjouis-toi, ma fille ! nous allons revoir Etienne, Puis se tournant vers André Boleski :

— Traître, ta race n'est plus ! dit-elle.

Alors, brusquement, un bruit formidable, — et ce fut comme si toute la bâtisse de glace eût été lancée hors du cratère d'un volcan.

Les sombres ouvriers de cette débâcle par l'incendie avaient jugé que leur œuvre tardait trop à s'achever; le naphte, malgré l'intensité de sa fureur, ne faisait

pas se fondre assez vite les plafonds, les murs, la surface épaisse du fleuve; ils avaient eu recours à la poudre : le pavillon de glace avait sauté.

Après rimmense écartellement de toutes choses, il y eut la chute lourde, éparpillée dans le lac rompu où Feau bouillonnait entre les glaçons secoués, et que léchaient partout des bourrasques de flammes.

Ceux qui tout à l'heure vivaient étaient morts, cadavres brisés, mutilés, épaviBS épouvantables.

Cependant, les Polonais s'enfuyaient loin de la mouvante ruine, épouvantés de leur action, songeant: a Dieu pardonnera-t-il ce crime à notre patrie? »

Un seul homme ne s'était pas éloigné du désastre.

C'était Rhodzko.

Près de la berge sur un mamelon de neiges dures, presque à pic, il contemplait le vaste sépulcre où roulaient, entre lés glaçons heurtés, les victimes de sa rage, et souriait, les bras croisés.

Il dit tout haut :

— Commencement des vengeances.

Et il allait se retirer.

Mais quelqu'un qui se tenait derrière lui depuis un instant le poussa brusquement. Avant d'avoir pu reconnaître Tzoryl, Rhodzko était tombé, avec un blasphème, contre un angle de glaçon, qui s'enfonça sous le poids de son corps, tournoya, disparut, se remontra plus loin, rouge de sang, sous les étoiles glacées, pendant que l'oiselier Tzoryl, triste et doux, caressant de la main et baisant tour à tour les plumes froides de

Gris-d'Argent , descendait du mamelon de neige et s'en retournait là-bas, au loin, vers Mikalina, château ruiné, sans hôtes désormais, etj volière brisée, sans oiseau.

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