‹ Les mères ennemies; drame en trois partiesChapitre 20 sur 81 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, M. le Starostk, Le Délégué paysan, Le Rabbin, Gentilshommes pi Paysans, puis le Père DOMINIQUE et des Enfants de chœur.

elisabeth

Messieurs nés frères, amis et serviteurs, venez tous. Rangez-vous derrière moi, aussi loin que possible de ce t homme et que personne ne sorte avant que l'on m'ait

entendue. (Les arrivants sa rangent tous derrière la comtesse, à l'exception de quelques paysans qui gardent les portes du fond. Elle est debout, elle tient son

fils par la main.) Moi, Hélène-Elisabeth, fille du grand panetier de Mohilew, qui, le dernier entre les Polonais, reçut dans sa demeure Pulawski le grand régimentaire, je prends Dieu à témoin et la très sainte Vierge, reine élue de Pologne, des paroles vraies que je vais prononcer: Le comte André Boleski, naguère castellan de Mikalina et qui ne l'est plus, naguère votre seigneur et qui ne l'est plus naguère mon époux et qui ne l'est plus, le comte André Boleski est le plus vil des hommes qui sur la terre offensent le ciel.

ANDRÉ BOLESKI

Madame !

ELISABETH Qll'il Se taise ! (Les paysans restés au fond entourent André Boleski.")

Il était mon époux devant Dieu, il a renié le saint sacrement du mariage; il était catholique romain, il s'est fait schismatique ; il était Polonais, il s'est fait Russe. — Monsieur le Staroste, vous êtes un magnat de Lithuanie : que font vos égaux à un tel coupable ?

M. LE STAROSTE

S'il porte un sabre, on le lui retire ; s'il a l'Aigle Blanche sur la poitrine, on la lui arrache.

ELISABETH

Faites !

Le Staroste s'approche de Boleski que es paysans maintiennent M. LE STAROSTE, lui arrachant l'aigle

L'honneur t'abandonne. (Lui arrachant ie sabre.) T.m sabre te méprise.

ELISABETH

Vous, Juifs, à un tel coupable, que fait-on chez ceux de votre race ?

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