‹ Les mères ennemies; drame en trois partiesChapitre 40 sur 81 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, ELISABETH

ELISABETH

Reste à genoux, mon fils! agenouille-toi, ma fille. (Les yeux au ciei.) Sainte mère de Dieu ! reine de Pologne ! entendezmoi! (Les mains sur la tête d'Hélyonno). Celle-ci m'a été léguée par

un père héroïque qui est mort en se confiant à vous. (Les mains sur îa tète d'Etienne). Celui-là m'est resté par l'abandon d'un traître, qui vit en vous blasphémant. Je les ai élevés l'un pour l'autre dans l'amour de votre miséricorde et dans l'amour de votre pays d'élection. Le jeune homme va partir pour le combat, la jeune fille va rester pour la prière; défendez-le ! exaucez-la! et qu'à l'heure inquiète de la séparation, la paix se fasse dans leurs cœurs, par votre grâce, ô vierge

mère! — Le bonheur soit avec vous, enfants, vous êtes fiancés.

Ils se relèvent lentement sous la bénédiction. — L'orgue prélude nu milieu d'un

grand silence. — Des bruits de pas tumultueux, tout à coup, sous la \uut> .

Page 1