‹ Les mères rivales, ou, La calomnieChapitre 23 sur 46 · LETTRE XXXIII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXIII

De la Tnarquhe à la baronne*

Le i5 octobre.

M. %*t M^** d'Olbreuse sont arrivée ici hier au soir, et resteront quinze jours avec' nous. Ils ont passé par Moulins, et y ont vu le comte Jules , dont ils ont fait , avec' enthousiasme , un éloge très-mérîlé. Cet intéressant jeune hopime pùrloît le lendenîain pour Paris. Sa conduite, à Moulins,' a été aussi parfaite que les années précé-* dentés. A cet .âge , avec tant de grâces , «ne si jolie figure ^ une telle vivacité ^ uuè

RIVALES. ,a5

galté sî chartoanle, joindre des moeurs st pures, une sensibîlilé si vraîe et un goût si passionné pour Tétude! Quel gré je lui sais de sa condoite avec noiisl et de cette amitié fraternelle* A tôufcHanle et si déîîcatel Léocardiè en est pénétrée. Elle m'a demandé le portrait des grottes (PArcj et te pied du loup. Ces déni cbofees seront précieusement conservées.

Quelle différence du fils au père ! Ce dernier, pour mon malheur éternel, s'introduisit ici, malgré moi, sous le prétexte d'une teinte Blessure , et lé fils , réellement êfcrueliemenl blessé pour nous avoir rendu Je plus grand service, n'a pas voulu venir dans .ce château quand je Vy invitois, uni* qoement parce qu'il sentoit que je ne pour* rois l'y recevoir sans quelque embarras.

Cette aventure a donné beaucoup d'humeur à Albert, et même à Maurice, qui ne se console pas qu'un étranger ait tué notre loup ^ comme il dit. Cette action lui parolt une usurpation. Il y a eu', à ce sujet, une espèce de querelle entre lui et Léocadie.

Maurice extravaguoît^ et Albert lui a donné'toute raison , et avec une sécheresse extrême pour Léocadie , ce qui a mis fin à la dispute ., car le bon cœur de Maurice n'a

pu supporter de voii* Lépcadie iaterdîte et affligée; sur-le-champ il s'est donné tort ^ et alors Albert Ta boudé ! • • • .

Il est décidé que nous dinerons tous jeudi à Gilly 9 et nous vous y donnons rendezvous. M™« d'Olbreuse a bien envie de vous revoir 9 elle est extrêmement aimable.

Adieu f mon amie ; mandez-moi si je puis me flatter du bonhetr de vous voir jeudi.

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