LETTRE V
De la marquise à ta baronne^
Le ^ oHoWtw
Quoi! chère amie^vous doutez dema eoa^ fiance et de ma tendresse ! Ab ! n*acbev€z> pas d'accabler votre malheareuse Paulinel «• £h bien ! je vais vous dire tout ce qull m'est permisd'a vouer. Je vous affligerai saas vous instruire. Je vous donnerai la plus grand« preuve de confiance sans vous révéler mou secretf • • Mais à mon tour j'exige de votre amitié que vous cessiez de m'interroger sui^ ce triste sujets et que vous brùliex cette lettre quand vous l'aurez lue.
Oui , ce mal subit fut produit par une cause morale, par la découverte d'un mystère effrayant et douloureux I... J'ai éproa« yé dans l'espace de quelques minutes tout ce qui peut frapper Timagination et déchi-»
rer le cœur! • ... la surprise^ le saisissement, la terreur 9 la pitié , l'indignation .. • et d'autres mouvemens encoref^us pénibles et plus violeus Im- Ne m'en deîmJidw pa4
RIVALES. fi
davantage, À mon amie I jeme fais une Terlu de mon silence; respeciez-le, vous ne pourriez le faire rompre.
Ne soyea point inquiète de ma santé, je la soigne, elle çst utile à quelques êtres; ail ! la douleur ne cause point la morl! ...
Ce corps périssable, malgré sa fragilité, est fak pour résister , sans se détruire , aux souffrances inséparables de la vie, comme ufk vaisseau est fait pour supporter , sans se briser, FeSbrt des vents et des tempêtes»
Adieu; j'irai sûrement vous embrasser avant la fin de la semaine.