‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 136 sur 191 · LIV. V. CHAP. II. SIENNE · texte numérisé non relu

LIV. V. CHAP. II. SIENNE

comme d'un piédestal, s'élance la flèche , pyramide octogone, qui semble de dentelle, tant elle est évidée, elle contient encore huit escaliers tournants, qui présentent des rangées de petites tourelles; à la partie supérieure, on trouve la lanterne, la couronne et la rose ; et enfin s'élève la croix, terminée par une pierre octogone d'un pied de haut sur quinze pouces de diamètre, et qu'on appelle le bouton. On gravit de la couronne à ce point dangereux, au moyen de barres de fer placées en dehors depuis la couronne. »

C'est là, au milieu de l'air, que le grand Gœthe, alors fol étudiant, montait, avide d'émotions, liraconte qu'il restait parfois un quart d'heure sous la couronne môme, sur une petite plate-forme d'une aune carrée et sans garde-fou. 11 se guérit là des vertiges, des terreurs vaines et de toutes les susceptibilités nerveuses.

La flèche de Strasbourg est le plus élevé de tous les édifices connus, à l'exception de la grande pyramide d'Egypte qui ne la dépasse que de trois mètres. Elle s'élève à 142 mètres du sol. Les clochers d'Amiens et de Chartres marchent derrière elle à huit et vingt mètres de distance.

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