‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 157 sur 191 · LIV. VI, CHAP. I. SAINT-PIERRE DE ROME · texte numérisé non relu

LIV. VI, CHAP. I. SAINT-PIERRE DE ROME

prouver ; cette forme est puissante, on sent qu'elle appuie énergiquement les pendentifs. Mais, dans la nef, où il fallut ouvrir des jours, la forme et les pénétrations des fenêtres sont d'un effet peu satisfaisant, il eût été mieux d'adopter une disposition de voûtes qui se prêtât à l'ouverture des jours, telle que la voûte d'arête ou les culs-de-four sur pendentifs.

« Entin, si l'on avait pris ce parti, l'on eût été conduit à supprimer, dans l'intervalle des pilastres, le lourd entablement. Placez-vous dans l'une des branches du transsept, cet entablement n'a rien de choquant, n'arrête pas votre attention qui est puissamment attirée par le dôme (il n'avait donc aucun défaut dans la conception de Michel-Ange, puisque la nef n'avait pas plus de longueur que la branche du transsept); mais à l'entrée de l'édifice, c'est tout le contraire : le dôme est trop loin, et la masse des lignes horizontales superposées |aux chapiteaux des pilastres rabat à l'horizon les regards qui voudraient s'élever vers le ciel. En un mot, l'élément vertical est suffisamment accusé dans la croix grecque, tandis que c'est l'élément horizontal qui domine dans la nef au détriment du caractère religieux.

« Nous ne parlons pas de la façade construite par Charles Maderne ; avec ses lourdes colonnes engagées, les maigres colonnes qui flanquent ses portes, ses trois rangs de fenêtres, sa pauvreté d'invention.

sa sécheresse de formes, le mauvais goût de ses détails, elle est au-dessous de la critique, et il paraîtrait difficile à l'esprit le plus bienveillant d'y trouver matière à approbation. » (Léonce Reynaud.)

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