LIV. VI. CHAP. m, LE VAL-DE-GRACE
sit dans les églises l'architecture civile; si elle retint d'abord quelque chose des proportions et des formes gothiques dans plusieurs beaux édillces du seizième siècle, tels que Saint-Eustache et Saint- Etienne-du-Mont de Paris, Saint Michel de Dijon, les églises de Gisors et des Andelys, bientôt elle conçut un type classique, caractérisé par des voûtes en berceau ou à arêtes sans nervures, et par un dôme central.
Les voûtes en berceau exigent des supports massifs, comme on en voit à Saint-Pierre de Rome, et opposent de grandes difficultés au percement des fenêtres. Les voûtes d'angle sans nervures sont nues et pauvres. Quant au dôme, heureuse image de l'hémisphère céleste couronnant l'autel, c'est, avec certaines façades, la meilleure partie des églises modernes ; mais il faut ({ue la forme n'en soit ni grêle ni écrasée. On conte que Michel Ange chercha longtemps un ovale qui réalisât sa pensée, et des calculs ont démontré qu'en poursuivant l'élégance et la beauté il avait atteint la courbe la plus résistante. On n'en saurait dire autant du dôme vulgaire de Saint-Louis-Saint-Paul, ni même de celui du Panthéon de Paris. Mais ceux des Invalides et du Val-de-Grâce ne le cèdent guère à celui de Saint-Pierre.
« L'église du Val -de -Grâce, dit M. Léonce Reynaud , élevée dans le cours du |dix-septième siècle.
est d'un excellent style et produirait assurément plus d'effet que Saint-Pierre, si elle avait été exé-
Le Val-dc-Urùcp.
cutee sur d'aussi Aasles prnjiortions et docorce avec autant de luxe. » François Maiisait, oiiric de .Iules-