‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 34 sur 191 · LIV. II. CHAP. I. LE PARTHÉNON · texte numérisé non relu

LIV. II. CHAP. I. LE PARTHÉNON

d'Athènes antique, et les vallées du Pentélique, et le cours de l'Ilissus, et la plaine du Pirée, et la chaîne des vallons et des cimes qui s'arrondit et s'étend jusqu'à Corinthe, et la mer enfin semée des îles de Salamine et d'Égine, où brillent au sommet les frontons du temple de Jupiter Panhellénien. — Cet horizon est admirable encore aujourd'hui que toutes ces collines sont nues et réfléchissent comme un bronze poli les rayons réverbérés du soleil de l'Attique.

« Le Parthénon était entièrement construit de marbre blanc, dit marbre pentélique, du nom de la montagne voisine dont on le tirait. Il consistait en un carré long, entouré d'un péristyle de quarante-six colonnes d'ordre dorique. Chaque colonne a six pieds de diamètre à sa base, et trente-quatre pieds d'élévation.— Les colonnes reposent sur le pavé même du temple et n'ont point de base. A chaque extrémité du temple existe ou existait un portique de six colonnes. La dimension totale de l'édifice était de deux cent vingt-huit pieds de long, sur cent deux pieds de large; sa hauteur était de soixante-six pieds. Il ne présentait à l'œil que la majestueuse simplicité de ses lignes architecturales....

« Les pas s'impriment dans une poussière de marbre ; on finit par la regarder avec indifférence, et l'on reste insensible et muet, abîmé dans la contemplation de l'ensemble et dans les mille pensées

qui sortent de chacun de ces débris.... Je ne sens point de tristesse ici ; l'iline est légère "quoique méditative....

a Heureux celui qui a des ailes pour planer sur les siècles écroulés, pour se poser sans vertiges sur ces monuments merveilleux des hommes, pour sonder de Il les abîmes de la pensée, de la destinée humaine ; pour mesurer de l'œil la route de l'esprit humain, marchant pas à pas dans ce demi-jour des philosophies, des religions, des législations successives; pour prendre hauteur, comme le navigateur sur des mers sans rivages visibles, et pour deviner à quel point des temps il vit lui-môme, et à quelle manifestation de vérité et de divinité Dieu appelle la génération dont il fait partie! » (Lam. Voy. en Orient.)

§ 3. L'Érechthéion et le temple lie Pandrose, d'après M. Léonce Revnaud.

« On voit encore dans r.\cropolis d'Athènes, à peu de distance du Parlhénon, les restes assez bien conservés de deux temples accolés, appartenant à l'ordre ionique. L'un de ces édifices olfrele plus beau type de cet ordre que nous connaissions. Il était habituellement désigné sous le nom d'Krcchthéion, de celui de son fondateur Lreciithée, et l'une de ses divisions était consacrée à .Minerve Poliade. Ce

Page 1