LIV. II. CHAP. II. LE MAUSOLÉE
cents ans, elles sont absolument, comme neuves. (L. XYI, 79.)
« Le temple d'Éphèse, dit Strabon, a toujours été et est encore un lieu d'asile. Alexandre régla qu'il serait d'un stade, Mithridate, du jet d'une flèche lancée de l'angle du toit, ce que l'on croyait dépasser un peu le stade ; Antoine doubla cette étendue et y ajouta une partie de la ville , ce qui fut aboli par Auguste César comme dangereux et livrant la ville aux malfaiteurs. »
Au troisième siècle de notre ère les Perses d'abord, et les Scythes en 263, pillèrent et brùlèrentle temple d'Éphèse. Les Goths et Mohammed P"" en achevèrent la destruction. 11 est représenté sur plusieurs médailles à l'effigie de Dioclétien et Maximin avec un frontispice de deux, quatre , six ou huit colonnes; variations qu'il faut attribuer au seul caprice du graveur.
Le temple d'Éphèse, une des merveilles du monde, était d'ordre ionique.
5^ 4. Le mausolée.
On appelle mausolées, du nom de Mausole, roi Carien, à qui sa veuve éleva un tombeau fumeux, l'une des sept merveilles du monde, ces magnifi(iues monuments funèbres
Où se perdent les noms de maîtres de laterre^
D'arbitres de la paix, de foudres de la guerre ;
Comme ils n'ont plus de sceptre, ils n'ont plus de flatteurs;
Et tombent avec eux d'une chute commune
Tous ceux que la fortune
Faisait leurs serviteurs.
« Scopas, rival de Praxitèle, travailla au tombeau de Mausole, roi de Carie, mort l'an second de la centième olympiade (358 av. J. C), avec Bryaxis, Timolhée et Léocharis. C'est par eux surtout que ce monument devint une des sept merveilles du monde. Au midi et au nord, sescôtés ont soixante-trois pieds; les deux autres sont moins larges. Le pourtour entier est de quatre cent onze pieds, et la hauteur de vingtcinq coudées ; trente -six colonnes forment tout autour un péristyle nommé ptéron. Le côté du nord fut travaillé par Bryaxis, celui de l'est par Scopas, celui du sud par Timothée, celui de l'ouest par Léocharis. La reine Artémise , qui avait commandé le monument pour honorer la mémoire de son époux, mourut avant qu'il fût achevé ; mais les artistes crurent qu'il y allait de leur gloire et même de l'intérêt de l'art, dele terminer. Lavictoire entre eux est encore incertaine. Un cinquième artiste se joignit à eux, et éleva au-dessus du ptéron une pyramide de 1 1 même hauteur que le reste de l'édifice, et composée de vingt-quatre degrés, toujours décroissants jusqu'à la siu"face qui la termine. Sur ce sommet est un (juadrige de mar))re, ouvrage de P}lhis; cet accès-