‹ Les merveilles de l'architecture (volume 2)Chapitre 56 sur 191 · LIV. III. CHAP. III. TEMPLES DE PALMYRE · texte numérisé non relu

LIV. III. CHAP. III. TEMPLES DE PALMYRE

liien plus par leur nationalité persistante que par leurs armes. Les Ptolémées et les Antonins mêmes, qui réparèrent et construisirent beaucoup en Egypte, durent adopter les formes traditionnelles des pylônes et des hypogées ; et rien ne ressemble plus à première vue aux'palais de Sésostris, que les colonnades de Philge ou les ruines d'Antinoé, ville d'Adrien. Le style égyptien s'y est abâtardi sans se renouveler.

L'Asie Mineure, grâce à l'affinité des peuples et à la proximité de l'Europe, fut plus docile et se prêta mieux à la fusion. Le temple d'Ancyre, dontles murailles portent, en longues inscriptions récemment déchiffrées, le testament de l'empereur Auguste, ne serait pas déplacé en Italie. Mais l'exemple le plus fameux d'architecture classique en Orient est offert |iarlesruines vantées de Palmyre et de Balbek. Bien ([u'on remarque en ces lieux des débris plus antiques, la masse des ruines porte le caractère grécoromain, et c'est pourquoi nous y venons si tard.

Des voyageurs célèbres, d'habiles ou merveilleux écrivains présenteront, mieux que nous ne le pourrions faire, le tableau de ces merveilles.

Strabon ne fait pas mention de Palmyre ; Pline la dépeint ainsi : « Palmyre est remarquable à cause de sa situation, de son riche terroir et de ses ruisseaux agréables; elle est environnée de tous côtés d'un vaste désert qui la sépare du reste du monde, et elle a conservé son indépendance entre les deux

grands empires de Rome et des Parthes ». .Mais sa résine Zénohie se fit battre en l'an 270 avant Jésus- Christpar Aurélien; et peu de tempsaprès, les Palmyréniens ayant taillé en pièces la garnison romaine, Aurélien revint et détruisit une grande partie des édific^de la ville; plus tard, il en lit construire dt'autt^S'^trèSr-magnifiques et réparer le temple du Soleil. Dioclétien, puis Justinien, y firent faire d'autres travaux.

■ i^Bîte-Palmyre, qui porte aussi le beau nom de Tadmor se trouve, à une égale distance entre l'Orontevfleuve deSyrie,etrEuphrate, fieuve de Chaldée. ffiAv-an't de-'recevoir les dieux du monde romain, elle adorait Fesjsence lumineuse dans son plus glorieux emblème, le Soleil, fécondateur et père des mondes dont il est le centre. C'est encore le soleil avec son disque aiiê fine nous allons retrouver sculpté sur les débffS de IJalbek.

flt fialbek, célèbre chez les Grecs et les Latins sous yé'nbm'd'Héliopolis, ou ville du soleil, est située au pied dé'rAnti-Liban, précisément à la dernière ondulation de la montagne dans la plaine. En arrivant pàf'i^'hfiidi, l'on ne découvre la ville qu'à la distance d'une lieué'ét demie, derrière un rideau d'arbres ddnt elle couronne la verdure par un cordon blanchûfre -de 'dômes et de minarets. Au bout d'une hetir^'^é marche, l'on arrive à des arbres qui sont dé 'très-beaux noyers ; et bientôt, traversant des

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