LIV. III. GHAP. VII. CÉCILIA MÉTELLA
encore sul)sislants, du moins en partie, de Cécilia Métella, de la famille Plautia et de M. Plancus.
Le monument de Cécilia Métella, femme du triumvirCrassus, situé sur la hauteur de la voie Appienne, est un des tombeaux les mieux conservés de l'ancienne Rome. Sa masse circulaire a environ trente mètres de diamètre et repose sur un soubassement carré presque entièrement enterré. La grosseur des quartiers de travertin dont il est composé n'est pas moins remarquable que l'épaisseur extraordinaire des murs, qui ne laissent au centre qu'une petite chambre conique dans laquelle on trouva, du temps de Paul III, le sarcophage maintenant placé dans la cour du palais Farnèse, Du côlé de la voie Appienne, au-dessus de l'inscription, se voit encore un bel entablement de marbre blanc ; la frise est formée de têtes de bœuf, qui ont fait appeler cet endroit Capo di buve, et de riches guirlandes. La tour était couronnée d'une colonnade et d'une coupole. Un mur crénelé , en briques, œuvre du moyen âge, a remplacé ces ornements.
Les Romains ont parfois imité l'Egypte dans leurs tombeaux, témoin la pyramide funéraire qu'on voit non loin de la porte Saint-Paul. Un certain Caïus Gestius, contemporain d'Auguste, a reposé là, dans cette chambre de six mètres sur quatre en étendue et voûtée en plein cintre ; sa dernière demeure est décorée à l'intérieur de peintures diverses exécutées
sur un stuc très-dur. Au dehors, c'est une maçonnerie revêtue de marbre blanc, haute de quarante mètres environ, large de trente à sa base, et posée sur un soubassement en travertin. Le pape Alexandre Vil a fait restaurer la pyramide de Caïus Cestius.
Un genre de tombeau assez peu monumental, mais qui semble propre aux Romains, c'est le columbarium, chambre à demi-souterraine dont les parois sont percées d'une foule de cases où l'on voit encore des urnes funéraires rangées comme les bocaux d'une pharmacie. Les cendres du maître pouvaient dormir là parmi celles de ses clients et serviteurs.
La France possède plusieurs tombeaux romains.
Près de Vienne en Dauphiné, un soubassement carré, orné aux angles de quatre colonnes engagées qui supportent un entablement, est percé de quatre arcades sous lesquelles il est facile de passer. Une voûte couvre cette partie et supporte une pyramide haute de quinze mètres. Le soubassement en a sept. C'est une seconde pyramide de Cestius.
Sainl-Remy possède un tombeau d'une autre forme; le soubassement, carré aussi, est élevé sur deux gradins : à ses angles ornés de pilastres ioniques se rattachent des guirlandes auxquelles répondent quatre bas-reliefs d'une très-belle exécution, représentant des combats à pied et à cheval. Un premier étage s'élève au-dessus de la moulure ([ui termine le soubassement : dans chacune de ces faces, s'ouvre