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LE TEMPLE DE SALOMON

Le Temple était situé sur le mont Moriah et dominait Jérusalem. Assemblage d'enceintes et de colonnades, il semble, comme tous les monuments phéniciens et juifs, avoir plus brillé par la richesse des ornements que par les mérites de l'architecture. Les substances précieuses y étaient prodiguées. Josèphe , qui le vit encore dans toute sa splendeur, au premier siècle de notre ère, en a décrit avec complaisance les plafonds de cèdre poli, enrichis de feuillages dorés, les colonnes de bronze, hautes de dix-huit coudées, les corniches aussi de bronze, sculptées en entre-lacs de fleurs de lis et de grenades, les admirables portes de cèdre, d'or, d'argent, et les grands rideaux de lin brodés de pourpre, d'hyacinthe et d'écarlate.

La partie centrale du Temple, destinée au grand pontife et aux sacrificateurs, longue de soixante coudées sur vingt, présentait trois étages superposés, environnés de galeries et de cellules. Sa hauteur totale égalait sa longueur. Un vaste portique, auquel on accédait du côté de l'orient, environnait cette haute et splendide masse, sorte de cité ou de forteresse mystérieuse. La Bible et la tradition attribuent la construction et l'aménagement du Temple à un grand artiste tyrien, Adoniram, architecte, sculpteur et fondeur, auteur de ce vaste bassin, de dimensions si nrodigieuses qu'on l'appela la Mer

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Peut-être ne se ferait-on pas une idée inexacte des constructions juives, si on les assimilait aux monuments que nous ont laissés d'autres peuples issus, ainsi que les Hébreux, de la souche sémitique» et qui ne cessèrent d'être mêlés à leur existence troublée, comme ennemis et comme oppresseurs. Ninive et Babylone furent proches parentes de Tyr et de Jérusalem.

L'antique capitale de TAssyrie, Ninive, passe pour avoir été fondée par un c];ief légendaire nommé Assur. Aux yeux de l'historien, c'est, bien évidemment, la ville de Ninus ou Ninyas. Elle fut, avant Babylone , l'ennemie victorieuse du fiedble peuple hébreu, toujours subjugué par ses voisins. On reconnaît sur un bas-relief le roi d'Israël, Jéhu, tributaire des rois d'Assyrie. Les écrivains de la Bible ne parlent qu'avec terreur de Sargon, Sennachérib et Salmanasar. Jonas, un prophète juif, sans doute fait prisonnier dans quelque invasion, allait criant par les mes de Ninive : « Encore quarante jours et Ninive sera détruite ! » Le luxe inouï, la mollesse des rois, la puissante inimitié de Babylone, concoururent à la ruine de cette ville immense. Assiégée, prise et saccagée en 625 avant Jésus-Christ, mais connue encore de Tacite, qui en mentionne la prisQ sous le règne de Claude, l'an 49 de notre ère, elle fut enfin si complètement effacée de la terre que son emplacement même resta presque ignoré jus*

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