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MONUMENTS PÉLASGIQUES ET ÉTRUSQUES

Acropoles de Sipyle, de Tirynthe; Mycènes : la Porte des lions et le Trésor d'Atrée. Monte Circello; Alatri; Cœre.

Lorsque le voyageur audacieux marche à l'aventure dans ces terres marécageuses et boisées où reposent les ossements et les ouvrages des anciens Étrusques, solitudes que des fièvres terribles protègent contre la curiosité, il entrevoit sous les chênes et les oliviers des collines, d'énormes pierres assemblées en murailles, des vestiges étonnants du travail de l'homme. Â part quelques tumulus qni renferment des essais de maçonnerie et de voûtes, les monuments celtiques restent en dehors de ce que nous nommons architecture. Ici nous sommes en présence de constructions véritables ; le caractère en est très-simple et puissant ; à voir ces blocs énormes si solidement eticastrés, sans ciment d'^.^-

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cune espèce, que le temps n'a pu les déplacer, on est bien près de croire que Thomme dégénéré a perdu la force de ses aïeux.

C'est un Français, M. Petit-Radel, qui découvrit, au commencement de ce siècle, les monuments pélasgiques de l'Italie occidentale et les assimila aux ruines déjà connues de Tirynthe et d'Argos. Son système ne semble pas avoir été ébranlé. Il place entre le vingtième et le quinzième siècle avant notre ère le grand mouvement pélasgique. Les Pélasges, partis de TAsie centrale à une époque indéterminée, mais postérieurement sans doute aux Celtes, semblent avoir traversé l'Asie Mineure en y laissant quelques établissements en Cappadoce ; de l'avis des anciens géographes, ils peuplèrent rionie, TÉolie, la Carie, la Thrace, l'Épire, la Macédoine, toute la Thessalie, et couvrirent la Grèce entière. De proche en proche, soit d'île en île, soit par la Thrace et l'IUyrie, ils gagnèrent TÉtrurie et les États Romains ; le flot de leur émigration viùt mourir sur les côtes de France et d'Espagne.

Nous ne citerons d'eux en Asie que l'acropole dô Sipyle. C'est une double enceinte très-bien bâtie en pierres rectangulaires; près de la muraille inférieure existe un grand tumulus de quatre-vingtdouze mètre d'étendue, revêtu à sa base de pierres polyèdres irrégulières, bien enchâssées les unes dans les autres. On y montait à l'aide d'un grand

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