‹ Les merveilles de l'architectureChapitre 83 sur 110 · SAINT-PIERRE DE ROME · texte numérisé non relu

SAINT-PIERRE DE ROME

énormes travées de la nef sont couverts d'arabesques et de niches. Dans Taxe de chaque arcade s'ouvre la perspective inattendue d'une chapelle, qui souvent est elle-même une véritable église.

Au-dessus des cintres suspendus sur quatre monstrueux piliers circule une grande frise qui porte l'inscription : Tu es Petrus et super hanc petram, etc. ; les lettres ont près d'un mètre et demi de haut. Sur la frise, un grand ordre de pilastres composites qui encadrent de hautes fenêtres s'élève couronné d'un attique d'où part la superbe calotte. Enfin une boule dorée et une croix surmontent la lanterne, percée dans son contour de seize fenêtres « par où Ton regarde le bas de l'église comme le fond d'un abîme. »

Malgré ses magnificences, il s'en faut que Saint^ Pierre de Rome soit sans défauts : les uns tiennent à l'abandon du plan de Michel-Ange, d'autres à ce plan lui-même. La basilique n'est point religieuse, elle n'a pas de mystère. Le petit nombre de ses divisions diminue sa grandeur apparente. Il faut convenir que les cathédrales gothiques ou byzantines présentent des beautés plus vives, plus pénétrantes, que ce colossal édifice.

Quoi qu'il en soit, on lira, je pense, avec plaisir, quelques lignes où le président de Brosses résume ses impressions : « Quel effet, dit-il, croyez-vous que vous fera le premier coup d'oeil de Saint-

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