partie de notre corps; mais il nous
fallait du sentiment dans toutes les
{ | parles, sans cela , nous n’aurions été
Ac:
que des automates que l’on aurait
montés et détruits sans que nous eus-
| sions pu nous en apercevoir, Là Pro-
| vidence y a pourvu : partout oùilya
des nerfs et de la vie, il y a aussi de
celte espèce de sentiment. Le toucher
est comme la base de toutes les autres.
véritablement que des espèces de toucher ; c’est par lui seul que nous pou- YOnS acquérir des connaissances complètes et réelles, puisque c’est lui qui reclifie tous les autres sens, dont les
e à | Sen$alions, car elles ne sont toutes
DE LA GRÉATION. 185 effets ne seraient que des illusions , si
| . ° e ° celui-ci ne nous apprenait à ju;er.
Cette sensation peut devenir si par-
faite dans l’homme, qu'on la vu
quelquefois remplacer Ia fonction de
Ja vue; et il n’est pas rare de voir des laveugles distinguer , par la finesse du
toucher, la couleur et les figures des
{cartes avec lesquelles ils jouaient. Un
sculpteur devenu aveugle avait acquis lune telle finesse de tact, qu’il lui suffisait de toucher une figure pour en
faire une copie parfaitement ressem-
blante. Le goût n’est qu'une espèce
de-toucher et n’a pas pour objet les
À corps solides , mais seulement les sucs
‘eu les liqueurs dont ces corps sont
| imprégnés , ou qui en ont élé extraits ;
< Ke “Ti
Le)
184 LES MERVEILLES ce sens si précieux qui ajoute un plaisir à la satisfaction d’un besoin ,
réside dans la bouche , et la langue
est son principal organe, qui nous fait distinguer la saveur ; Al paraît que?
la faim, la soif et la saveur sont trois”
effets du même organe pour qui la nalure à varié ses richesses à l'infini ;
en lui prodiguant tout ce qui peut le
Îlatter, par les plus délicieuses pro=
ductions.
L'odorat paraît moins un sens parüculier qu’une prolongation du goût avec lequel il a des rapports continuels ; c’est sur la membrane qui tapisse les cavités du nez, que se fait.
la sensation des odeurs; aussi, les
animaux ont l’odorat plus parfait , à
DELA CRÉATION. 183 raison de ce qu'ils ont les cornets du
| nez plus grands: Mais ily a une telle
concordance entre le goût et l’odorat, que Le -plaisur que l’on trouve à satis:
faire son: appélit est: d'autant plus graid' que les ‘mets :qu’on mange ontune odeur savoureuse. Malgré que lesohommes aient en général l’odorat moins fin que les animaux, il y a cependant des exceptions :à cette règle ;;:car':dans les Antilles {îles d'Amérique ) , il y a des Nègres qui, comme les chiens , suivent les hommes à La piste, et distinguent avec le nez
la piste d’un Nègre d’avec celle d’un Européen.
Ün garçon que ses parens avaient élevé. dans une forêt, où ils s'étaient