‹ Les merveilles de la créationChapitre 5 sur 56 · F D HR · texte numérisé non relu

F D HR

=— Er.

A MIE Ni

pas si fou que d'aller passer les jours et les nuits à pâlir sur les livres, et je trouve que j'en sais bien assez comme çà. — Tu te crois donc un grand docteur ? — Je n’ai pas cetle vanité, mais je dis..….—Eh bien, mon ami, dis-moi, je te prie, qu'est-ce que le feu ? —

Le feu? mais c’est un élément. — Et

“qu'est-ce qu’un élément? — Il yen a

quatre , le feu , la terre , l’air et l’eau.

— Je ne t'en demandais ni le nom, ni la quantité, mais la nature.

Auguste ne pul répondre à cette

question si simple en apparence , et

il avoua, en rougissant de dépit,

qu’il ne s'était jamais occupé de cela.

Tu vois donc bien, mon ami, re-

prit M. de Lormeuil, que l'on peut

DE LA CRÉATION. 1 s'occuper de connaître l’origine des

choses et leur nature, sans être taxé de folie. Mais je crois voir Gustave sourire d'un air moqueur à ce que nous venons de dire , et je serais vraimént curieux de savoir s’il pourrait répondre à la question que je faisais toutà-lheure. Sais-tu ce que c’est que le feu , Gustave ? — Parbleu , mon papa, cela n’est pas bien difficile à dire; le feu est quelque chose qui brûle. —.

Tu me parles bien d’un effet, mais tu ne me réponds pas sur la cause. — Mais, papa, je dirai comme Auguste, que e’est un élément.

À mon tour, interrompit Victor, je suis le plus petit, je devais parler le

dernier, Mais il me semble qu’au lieu

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