‹ Les merveilles de la gravureChapitre 1 sur 11 · ORIGINE DE LA GRAVURE · texte numérisé non relu

ORIGINE DE LA GRAVURE

Avant de |)asser en revue isolément cliacjue école de gravure, et d'étudier cet art dans un pays particulier à rexclusion des autres, il nous paraît opportun de résumer en (piehpies mots les oj)inions très-diverses et souvent Irès-contiadietoires émises à propos de eette (piestion d'origine. De celte laron, nous nous épargnerons des redites inévitables, et nous pourrons, sans nous préoccu[)er outre mesure de la ipieslion purement archéologicpie, constater les tendances de chaque école, examiner les ouvrages dignes d'attention exécutés dans cliacpie pays, et nommer les artistes (pie la posléiité a le devoir de connailre et 1<' droil de juger. Nous ne

devons pas oublier de dire non plus que nous entendons nous occuper uniquement de la gravure d'estampes, et que, négligeant à dessein la gravure dans l'antiquité, notre travail ne commencera qu'à l'époque où, les moyens d'impression étant trouvés, la gravure devint un art nouveau et produisit de nombreuses épreuves.

Rappelons tout d'abord que deux procédés fort différents dans l'exécution, quoique assez semblables par leurs résultats, sont en présence, la gravure sur métal et la gravure sur bois ; le premier consiste à dessiner en creux sur le métal tout ce qui doit être fixé sur le papier; le second exige un travail diamétralement opposé : tout ce qui doit apparaître à l'épreuve doit être ménagé sur le bois, et l'échoppe doit soigneusement enlever toutes les parties que le rouleau de l'imprimeur ne doit pas atteindre.

On pourrait écrire des volumes entiers, si l'on voulait discuter ou rapporter seulement les opinions émises par des savants sur l'origine de la gravure. Chaque pays a pris part à la discussion et, de tous côtés, des hommes éminents se sont fait l'organe des ambitions locales. L'amour-propre national s'en est mêlé bien souvent et la discussion eût couru risque de s'envenimer si, au lieu d'être aux mains de travailleurs sérieux, elle fût descendue dans le domaine des personnalités.

Nous autres Français, nous avons d'autant plus de facilité à discuter les opinions diverses exprimées en celte occurrence, que nous avons moins de titres à faire

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