‹ Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes. [3], Photographie, stéréoscope, poudres de guerre, artillerie ancienne et moderne, armes à feu portatives, bâtiments cuirassés, drainage, piscicultureFiguier Merveilles Science BNF 03Chapitre 125 sur 163 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

FABRICATION DES TUYAUX DE DRATNAGE. — PREPARATION DES TERRES. — MACHINES A FABRIQUER LES TUYAUX, — MACHINE ÉCONOMIQUE. — SÉCHAGE ET CUISSON DES TUYAUX*

Nous avons déjà insisté sur ce point, que, parmi tous les matériaux à employer pour garnir les saignées souterraines destinées au drainage, les plus économiques, les plus durables, sont les tuyaux en poterie, à section circulaire. Nous devons donc entrer dans quelques détails sur la fabrication de ces tuyaux.

Développer cette fabrication dans une contrée, c'est y populariser le drainage. L'Angleterre, la Belgique et la France, se sont

(ï) Instructions pratiques sur te drainage, in-18,2e édit., p. 82, 85.

particulièrement fait remarquer dans cette voie.

La fabrication des tuyaux comprend quatre opérations distinctes, que nous allons passer rapidement en revue. Ce sont: la préparation des terres, le moulage, le séchage et la cuisson.

Préparation des terres. — Les tuyaux de drainage doivent être résistants, pour subir les transports sans se briser, pour être maniés sans trop de précautions, pour ne pas s'altérer sous la longue action des eaux souterraines. Des argiles, plus ou moins sableuses, des marnes argileuses, mais non pas calcaires et des terres plastiques, sont employées à la confection des tuyaux de drainage. C'est en mélangeant ces matières entre elles, ou avec d'autres substances, qu'on obtient une bonne pâte.

Cette pâte doit être plastique, c'est-àdire se laisser façonner sous la pression intelligente des doigts de l'ouvrier, et supporter sans se gercer ni se déformer sensiblement, les efforts et les résistances inertes des machines. Mais cette plasticité ne doit pas être poussée trop loin; car les pâtes douées d'une ductilité excessive , sèchent difficilement et inégalement, se déforment et souvent se fendent au feu. Pour arriver à une pâte convenable, on corrige les terres l'une par l'autre. Si, par exemple, on a sous la main de la marne argileuse, c'està-dire une terre trop forte, on la dégraisse avec du sable, ou avec des pâtes déjà cuites et pulvérisées (ciment) ou avec des scories de forge, quelquefois même avec des cendres de houille. Si, au contraire, la terre manque de liant, si elle n'est pas assez plastique, on y mêle de la terre glaise.

Il peut arriver pourtant qu'on rencontre une terre assez bonne pour n'exigeraucun mélange , et servir im médiatement à la fabrication des tuyaux. Indiquons, en conséquence, les propriétés dont cette terre doit jouir. 1° Elle doit être ductile, ferme et adhérente, c'est-

à-dire se laisser bien modeler, conserver les formes qu'elle aura reçues, ne pas se gercer dans son passage à travers les filières des machines. 2° Elle ne doit contenir aucune parcelle de craie pure, ou de pyrite de fer, qui, sous l'influence de la cuisson, pourrait faire éclater les tuyaux. 3Q Elle doit se sécher facilement et également sans se fendre ni se déformer.

L'extraction des terres, doit se faire longtemps à l'avance, par exemple en automne, si on veut les employer au mois de mars de l'année suivante. On les expose, pendant tout l'hiver, à l'action des gelées et de l'air. Il est très-peu de terres argileuses qui ne se bonifient par ce moyen.

Quand la terre dont on dispose est pure et qu'elle a subi l'influence de l'air et des gelées, on se contente de la corroyer avant de la mettre en œuvre. Pour cela on la divise en fragments, et on la fait tremper pendant un ou deux jours dans une fosse plus ou moins profonde; puis on la porte dans l'appareil nommé malaxeur., ou tonneau mélangeur, dans lequel le corroyage doit s'effectuer.

Cet appareil {ftg. 503) se compose d'une caisse prismatique, AB, munie, à son centre, d'un arbre vertical, CD, autour duquel sont étagées des lames de fer, F,F, assemblées perpendiculairement à l'arbre. Quand l'arbre est mis en mouvement par un manège, par une chute d'eau, ou par une machine à vapeur, la terre comprimée descend, et sort par une ouverture pratiquée à la partie inférieure du tonneau.

Un couteau horizontal, G, situé au bas de cet arbre, sert à racler le fond de la caisse, et à empêcher la terre d'y séjourner. A l'extrémité supérieure de l'arbre CD, dont on n'a pu représenter qu'une partie sur la figure, s'adapte un levier auquel on attelle les chevaux si c'est à la force des chevaux qu'on a recours comme moteur.

Avec cet appareil les matières qui doivent

concourir à la composition de la pâte argileuse sont parfaitement mélangées, divisées et comprimées. Avec deux chevaux, on peut

Fig. 503. — Coupe d'un tonneau mélangeur.

préparer chaque jour la matière nécessaire à la fabrication de 20,000 petits tuyaux environ.

Quand on n'a pas de tonneau mélangeur , on peut faire marcher , c'est-à-dire piétiner le mélange des terres, par les ouvriers, comme on le fait encore dans quelques tuileries.

Les terres destinées à la fabrication des tuyaux, ne doivent renfermer aucun gravier de plus de O^OOl à 0m,002 de diamètre. Avant de procéder au corroyage des terres dans l'appareil qui vient d'être décrit, on est donc souvent obligé de les épurer. Pour les sables et les terres franches assez maigres, et même quelquefois pour certaines argiles qui s'émiettent par la gelée et qu'on écrase en* suite facilement, il suffit de les faire passer à travers une claie de fer tfès-serrée.

On se débarrasse économiquement des gra?viers que peut contenir la terre, en les brisant à l'aide d'un appareil usité en Angleterre, mais peu employé en France. Il se compose de deux cylindres en fonte horizontaux tour-

nant en sens contraire et surmontés d'une trémie dans laquelle est placée la terre légèrement humide qui doit passer entre les deux cylindres. Les graviers sont brisés entre ces cylindres, la terre en sort en feuillets minces

Fig: 504. — Élévation latérale d'un broyeur h cylindres.

et forme une masse assez homogène qui, [ Les%ures504,505représententle£roy^ corroyée et condensée dans le malaxeur, est j de graviers ou moulin d'argile. Les cylinpropre à être mise en œuvre. ! .dres en fonte a, a' (fig. 504) ont 0m ,90 de Ion-

ïy JS0-—

Fig. 505. — Vue de face d'un broyeur à cylindres.

gueur environ et 0m, 36 de diamètre ; leurs axes en fer tournent dans des coussinets à l'aide de yis, c,c'. Le cylindre, a, porte, à sesextrémités, deux rebords saillants, qui s'opposent au déplacement longitudinal de l'autre cylindre* AD est la trémie en bois, dans laquelle on met l'argile. Elle est maintenue audessus dés cylindres parles tiges e,e (/îy.805),

T. III

lixéesau bâti en fonte /par des hou Ions. Ce bâti est consolide par un tirant en fer gg (fig. 504), et repose sur un cadre rectangulaire en charpente. La surface des cylindres est débarrassée de la terre qu'ils entraînent dans leur mouvement par deux forts couteaux en fer, placés à leur partie inférieure.

Les arbres des cylindres portent à l'extré-

mité opposée à celle représentée par la figure 504 des roues dentées de même diamètre, engrenant l'une avec l'autre ; de sorte que le mouvement imprimé au premier cylindre se transmet au second, et qu'ils tournent ainsi en sens contraire avec des vitesses égales.

L'axe de l'un des cylindres est ordinairement réuni à l'arbre moteur du manège par un genou à la cardan; le manège ayant 7m505 de diamètre, cet arbre moteur fait environ deux tours quand le cheval en fait un.

On place ordinairement les cylindres à im,80 ou 2 mètres au-dessus du sol, pour faciliter le service de l'enlèvement des terres.

Le produit journalier du moulin dépend de l'écartement des cylindres et de la nature de la terre. Dans les circonstances ordinaires, un moulin à un cheval fournit, par jour, l'argile nécessaire à la fabrication de 18,000 à 20,000 petits tuyaux. Nous devons dire cependant que ce moulin à argile est peu répandu.

Souvent on effectue la séparation des graviers dans le tonneau mélangeur lui-même (fiff. 503), en plaçant à son fond une grille qui retient ces graviers, au moment où le mélange des terres va en sortir. Dans d'autres machines, on place ces argiles au-dessus du tonneau mélangeur, de sorte que la terre est déjà débarrassée des graviers avant de s'introduire dans cet appareil.

Passons aux machines mêmes qui servent à fabriquer les tuyaux.

Exercersurla pâte, une compression, qui la force à passer à travers une ouverture percée dans une plaque, de manière à figurer le tuyau à obtenir, en d'autres termes à travers un moule métallique, tel est le principe de toutes les machines à fabriquer les tuyaux de drainage.

On peut diviser ces machines en deux catégories : les machines à action intermittente et les machines à action continue. Dans tous ces appareils, la terre est poussée à travers les

moules, par deux cylindres lamineurs, qui la compriment.

Le principe commun des machines intermittentes les plus usitées, est de faire avancer, à l'aide d'une crémaillère, mue par un engrenage, un piston dans l'intérieur d'une boîte, dont la face opposée au piston porte le moule. Aussi les nomme-t-on généralement machines à piston.

Nous décrirons, à titre d'exemple, une machine recommandée par M. Hervé Mangon dans ^Instructions pratiques sur le drainage^ et qui peut être considérée comme le type de ce genre d'appareils. On peut l'employer avantageusement quand on ne veut faire annuellement qu'une petite quantité de tuyaux, et un grand propriétaire pourra s'en servir quand il voudra fabriquer lui-même les tuyaux nécessaires au drainage de ses terres. Elle se compose (fig. 506 et 507) d'une caisse en fonte, aa, d'une capacité d'environ 34 litres, dans laquelle se meut horizontalement un piston, <?, dont la tige est une crémaillère de fer. Cette tige se meut à J'aide de la manivelle M qui met en action un système de roues dentées et de pignons propres à multiplier l'effort du moteur. La caisse est fermée par un couvercle b qui glisse dans des rainures longitudinales.

La paroi antérieure de la caisse est fermée par une plaque de fonte, percée d'un nombre variable de trous, semblables au contour extérieur des pièces que Ton veut mouler, et portant chacun, en son centre , un noyau en fonte, dont la forme est appropriée au contour intérieur de ces mêmes pièces. Cette plaque de fonte constitue le moule, ou filiêre.La figure 509 montre,à une plusgrande échelle, la face d'une filière à quatre trous propre à faire des tuyaux à section circulaire.

Revenons à la machine elle-même. On voit en avant de la caisse aa (fig. 506) une table ho^ rizontale AB, composée de plusieurs toiles sans fin, portées sur de petits rouleaux de bois très-mobiles. En sortant de la filière, les

LE DRAINAGE

Fig* 506. — Coupe en long d'une machine à fabriquer les tuyaux 'de drainage.

tuyaux viennent se placer d'eux mêmes sur cette table. Par-dessus la toile mobile sont des

Fi g. 507. — Vue de face d'une machine à fabriquer les

tuyaux de drainage.

archets i, i, i, garnis chacun d'un fil de laiton propre à couper les tuyaux à la longueur voulue. Ils sont fixés sur une barre de bois longitudinale et pouvant s'abaisser lorsqu'on tire de haut en bas la tringle de bois E.

Pour manœuvrer cette machine, il faut deux hommes et trois enfants. Un homme projette avec force, la terre préparée, dans la caisse, préalablement ouverte, de manière à

la tasser, et à expulser l'air autant que possible* Puis, il ferme la boîte, et met le piston en mouvement, à l'aide de la manivelle qui fait marcher la grande roue. La terre ainsi comprimée s'échappe par les ouvertures de la lunette. Les tuyaux tombent sur les toiles sans fin de la table AB, auxquelles ils communiquent le mouvement par leur simple poids, et s'avancent jusqu'au bout de la table sans

mwmÈB *

Coupe de l'axe d'un trou.

Vue extérieure.

Fig. 608, 509. — Filière à quatre trous.

se déformer. Là, on abaisse les archets propres à les couper, et on les relève aussitôt. Le mouvement du piston recommence jusqu'à ce qu'il soit arrivé au bout de sa course.

L'appareil à moulage est porté sur deux roues glissant sur un rail, afin de faciliter son mouvement de déplacement, quand il s'agit de le rapprocher ou de l'éloigner de la table qui porte les rouleaux.

Toutes les pièces moulées sont successive-

mentenlevéespar des enfants qui les soulèvent , en introduisant à l'intérieur de ces tuyaux, des baguettes de bois, au nombre de trois ou quatre, portées sur un même manche, et qui forment une sorte de râtelier [fig. 510 et 511).

Fig. 510, 511. — Élévation et plan d'un râtelier pour l'enlèvement des tuyaux frais.

Les tuyaux sont déposés , en cet état, sur des rayons, qu'on transporte au séchoir dès qu'ils sont remplis.

Pour nettoyer ]a machine que nous venons de décrire, on se sert d'une curette que représentent les figures 512 et 513.

Fig. 512, 513»— Curette vue de côté et en élévation.

Avant de décrire le séchoir et de parler de la cuisson des tuyaux, il est nécessaire de dire quelques mots de la fabrication, par la même machine, des colliers de raccordement.

Pour préparer les colliers, on commence par mouler des tuyaux à peu près de la longueur ordinaire et d'un diamètre convena-

ble. On les laisse sécher en partie et on les roule sur une planche de bois qui est garnie de deux lames d'acier faisant saillie {fig. 514)

Fig. 514. — Planche à couper les colliers.

et qui sont espacées entre elles de la longueur que Ton veut donner au collier. Le tuyau se trouve ainsi divisé en tronçons, qui n'ont entre eux qu'une assez faible adhérence. On les sèche et on les cuit comme les autres. Après le défournement, il suffit d'un coup sec, donné au point de séparation, pour détacher les tronçons du tuyau et obtenir les colliers.

Les ouvertures circulaires que doivent présenter les tuyaux destinés à former les raccordements, sont exécutées à la main, sur les tuyaux à moitié desséchés, par des enfants munis d'un patron et d'un petit couteau avec lequel ils découpent la terre argileuse.

La machine que nous venons de décrire, confectionne à la fois quatre tuyaux de0m,02S de diamètre, et peut donner 9,000 tuyaux en dix-huit heures de travail. Mais avec cet appareil, on perd tout le temps nécessaire pour reculer le couvercle, remplir la caisse,, la refermer et enlever les bavures. Pour supprimer, ou au moins pour réduire ce temps d'arrêt, on a imaginé de construire une machine du même système, mais munie de deux caisses et de deux pistons. Quand un des pistons est parvenu au bout de sa course, les ouvriers font tourner la manivelle en sens

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inverse : le premier piston rétrograde, et l'autre agit sur la terre contenue dans la seconde caisse. Pendant ce temps, l'ouvrier qui doit alimenter la machine recule le couvercle de la caisse vide, et à mesure que le piston rétrograde, jette de la terre dans la caisse, qui se trouve pleine quand ce même piston est revenu à son point de départ , et que le piston qui a travaillé est arrivé au bout de sa course. On referme le coffre, et le travail recommence. Avec cette machine, on peut fabriquer 12,086 tuyaux par jour.

Si la terre qu'on emploie n'a pas besoin d'être épurée, le moulage de 1,000 tuyaux reviendra à 70 centimes; si la terre est impure et qu'on procède à l'épuration avec les deux caisses à la fois, la main-d'œuvre reviendra à lf,20 pour 1,000 tuyaux ; si on fait des tuyaux d'un côté et qu'on épure la terre de l'autre, la main-d'œuvre sera de lf,14pour le même nombre de tuyaux.

La machine que nous venons de décrire est excellente, quand on ne veut faire annuellement qu'une faible quantité de tuyaux.

Mais quand on veut en fabriquer un nombre considérable, il est bon d'employer la machine de Clayton, dont la construction est ingénieuse, la marche régulière, le travail excellent et économique. Elle est disposée de manière à produire l'épuration des terres, en même temps qu'à fabriquer les tuyaux*

Cette machine se compose de deux cylindres en fonte, qui reçoivent la terre et servent alternativement au travail. Ils sont ouverts par les deux bouts et reliés à un arbre vertical, autour duquel ils peuvent tourner. De plus une pédale sur laquelle s'appuie cet arbre, permet de les soulever séparément.

La tige du piston qui presse la terre est reliée en haut, à une pièce de fer, munie de branches verticales qui se terminent inférieurement en crémaillères, sur lesquelles agissent des pignons auxquels le mouvement de la manivelle est transmis par un système de roues dentées. La face antérieure de la caisse I

en fonte reçoit le moule, et la table recouverte de toiles sans fin portées par des rouleaux en bois sert à supporler les tuyaux que les archets coupent à la longueur voulue.

Voici comment fonctionne cet appareil.

Tandis qu'un ouvrier fait descendre le piston dans le cylindre, pour comprimer la pâte, un autre ouvrier remplit le cylindre avec de l'argile qu'il tasse fortement. Quand le piston est arrivé au bas de sa course, on découvre une petite ouverture, pour permettre à l'air de rentrer dans le cylindre; puis quatre tours de manivelle suffisent pour ramener le piston au haut de sa course. Cela fait, l'ouvrier qui se tient à l'arrière, agissant successivement sur les pédales, amène le premier cylindre sur une table, dans une position analogue à celle qu'occupait le second cylindre, et poussant ce dernier cylindre au-dessus de la plaque d'assise, le laisse descendre et l'y assujettit à la place du premier. Pendant qu'on fait de nouveau descendre le piston, l'ouvrier remplit le cylindre qu'il substituera tout à l'heure, de la même manière, au cylindre précédent quand celui-ci sera vide. Des aides manœuvrent l'appareil à couper les tuyaux, les enlèvent et les transportent au séchoir. Le travail marche presque sans interruption.

Avec cet appareil on peut faire 14,280 tuyaux en dix heures de travail.

Cette machine jouit d'un autre avantage précieux pour l'épuration des terres et la fabrication des tuyaux d'un diamètre assez considérable, c'est qu'on peut la faire travailler verticalement. "

Un ouvrier se tient assis près de la machine, pour recevoir les tuyaux. Au moment où les tuyaux commencent à sortir, il y introduit un mandrin, et le laisse descendre jusqu'à ceque la poignée repose sur la plaque, et quand ils touchent au rebord de cet appareil, on les coupe avec un fil de laiton. Les tuyaux de 0m,06 et 0m,08 de diamètre seuls sont fabriqués verticalement.

Les machines à action continue ne peuvent

se répandre autant que celles dont nous venons de parler, parce qu'elles ne pourraient pas travailler avec toute espèce de terre. Cette classe de machines comprend trois types principaux, dont nous donnerons successivement des exemples.

La machine dîAinslie est la première qui ait été importée en France. Elle se compose de deux cylindres en fonte, placés horizontalement l'un au-dessus de l'autre, auxquels on peut imprimer, à l'aide d'un système convenable d'engrenages, un mouvement de rotation en sens contraire.

L'argile déposée sur une toile sans fin légèrement inclinée, est entraînée par Je laminoir, et conduite dans une boîte carrée, qui

porte la filière. Cette boîte est bientôt remplie. A mesure qu'une nouvelle quantité de terre y arrive, une égale quantité en sort, et se moule en tuyaux en passant par la filière. Comme dans les machines précédemment décrites ces tuyaux glissent sur une toile sans fin, soutenue par des rouleaux en bois trèsmobiles ; on les coupe à la longueur voulue et on les porte au séchoir.

Dans le deuxième type de ces machines l'argile est poussée à travers le moule par un malaxeur qui triture en même temps la terre. Un modèle de ce genre nous est offert par la machine de Franklin , qui peut être considérée comme offrant une réalisation assez heureuse des principes dont MM. Murruy et Etheridge avaient tenté l'application. Elle a été introduite d'Angleterre en France, par M. Mergez.

On jette la terre dans la partie supérieure du cylindre, où elle est d'abord broyée par des couteaux. Un piston la force ensuite à descendre, et à passer, sous forme de tuyaux, par la seule issue qui lui soit ouverte , c'est-à-dire par les filières. Glissant sur les rouleaux de la table sans fin, les tuyaux sont coupés à lalongueur voulue, par des fils de fer tendus sur des arcs. Le système est mis en mouvement par des chevaux attelés aux

extrémités des brancards* Il paraît qu'on peut faire avec cette machine 10,000 à 12,000 tuyaux par jour. Elle coûte de 800 à 1,000 fr.

Le troisième type dans lequel des vis sans fin exercent sur la terre la pression nécessaire pour lui faire prendre la forme désirée est représentée parla machine remarquable, mais compliquée, que MM. Randell et Saunders avaient envoyée à l'Exposition universelle de Londres, en 1851. Nous ne ferons qu'en donner ici un rapide aperçu.

La terre est mise dans une trémie qui surmonte la caisse de la machine. Elle descend dans cette caisse, sur les parois de laquelle deux filets de vis courant l'un à droite et l'autre à gauche, s'adaptent exactement. Charriée en avant par l'action combinée de ces vis, la terre passe enfin au travers du moule, sur une toile sans fin tendue sur des rouleaux, qui tournent sous la pression même de l'argile. Les tuyaux sont coupés spontanément, c'est-à-dire sans l'intervention de la main, par un appareil très-compliqué.

Cette machine convient surtout dans les circonstances qui permettent d'employer la vapeur comme force motrice, et dans une grande fabrique. Quand elle fonctionne avec une force de deux chevaux, elle produit 1 ,800 tuyaux de 0m,05 de diamètre par heure. Elle coûte près de 1 ,000 francs en Angleterre. Elle a été importée en Belgique et en France.

Comme toutes ces machines ne sont qu'à l'usage des fabricants, il serait inutile d'en donner les figures détaillées.

Nous terminerons cette rapide excursion dans le domaine des machines à étirer les tuyaux, par la description du plus simple et du plus économique de ces appareils. Il a été inventé par M. Kielmann, directeur de 1-Ecole agricole de Kassenfelde, dans la province de Brandebourg (Prusse). Cette machine fui arrêtée longtemps par la douane française, qui demandait des droits exorbitants. C'estM. Barrai qui, averti officieusement et après avoir payé tout ce qu'on lui deman-

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daït, put la retirer et là faire connaître. Nous emprunterons a ce savant agronome la description de la machine dite à 40 francs qu'il a légèrement modifiée*

« Qu'on imagine, dit M. Barrai, une simple caisse en bois divisée en deux compartiments. Dans le compartiment d'arrière s'élève un montan t vertical traversé par deux barres boulonnées à une extrémité et serrées à l'autre extrémité par des écrous. La caisse est ainsi fixée sur le bâti qui doit la supporter. Nous plaçons simplement ce bâtipar terre et nous attachons par une corde le montant d'arrière à un arbre, à un pieu, à un pilier. Le compartiment d'avant est le réservoir à glaise, présentant sur la face antérieure un orifice dans lequel on assujettit la filière voulue avec un simple boulon, à un piston de bois dont la tige est articulée avec un levier dont l'extrémité tourne autour d'un axe fixé en haut du montant d'arrière et doit exercer la pression nécessaire. Lorsque la caisse est pleine d'argile, on enfonce le piston en appuyant à l'autre extrémité du levier, et les tuyaux sortent moulés sur une table garnie de rouleaux. On

relève le piston, on le fait sortir de la boîte, on tasse de nouveau l'argile, on replace le piston à l'orifice de la boîte, on appuie de nouveau sur le levier, et ainsi de suite* Lorsque la file de tuyaux est arrivée au bout de la table, on abat un cfiâssis qui tient tendus des fils de laiton, et on la coupe en bouts de la longueur usuelle (1). »

Cette machine, dont une expérience de quelque durée pourra seule établir l'utilité, est peut-être destinée à former le véritable outil du petit draineur.

Séchage des tuyaux. — Le séchage des tuyaux, se fait généralement sous des hangars couverts. On dispose les tuyaux à plat, les uns à côté des autres, sur des étagères, s'ils ne sont pas d'un trop grand diamètre: Mais s'ils atteignent par exemple le diamètre de 8 centimètres, il vaut mieux les sécher debout, de crainte des déformations.

Fig. 515. — Coupe en trave s d'un séchoir à tuyaux.

Les figures SIS et S16 représentent un séchoir établi d'après le système de M. Mangon. La charpente se compose de planches réunies par des voliges recouvertes de papier goudronné. Un hangar ainsi construit ne revient pas à plus de 4 à S francs le mètre carré, et dure une douzaine d'années.

Les étagères sont disposées sous ce hangar, de manière à laisser entre elles un passage suffisant pour le transport des tuyaux. Au milieu se trouve ménagée une large travée, dans laquelle on fabrique les tuyaux. On fait

avancer la machine au fur et à mesure du remplissage des étagères, pour que le transport des tuyaux fraîchement moulés, soit le moindre possible.

Les étagères qui sont placées sous ce hangar pour recevoir les tuyaux sont représentées à part {fig. 517, 518). Les pièces verticales qui supportent les traverses horizontales sont enfoncées dans le sol de manière à donner au système une stabilité suffisante. On les

(1} Drainage des terrés arables, t. J, p, 300,

Fig. 516. — Élévation latérale d'une portion de séchoir à tuyaux*

place à une distance de lm,50 à 3 mètres les unes des autres.

Les séchoirs doivent être protégés du côté du vent par des nattes de paille ou des toiles,

Fig. 517, 518. — Vue de face et vue latérale d'une étagère de séchoir.

que l'on déplace suivant le besoin et l'état d'avancement de la dessiccation.

Pendant le séchage; on doit retourner de temps en temps les tuyaux, en les changeant de place.

Pour une fabrication peu importante ou momentanée, on peut sécher très-éconpmiquement en employant de simples claies en bois blanc.

On met deux rangées de petits tuyaux à

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plat sur les claies, et on place celles-ci lés unes au-dessus des autres. On recouvre chaque pile de claies avec une petite toiture en planches. M. Leclerc nous dit qu'en Belgique, en employant ce procédé, on peut, avec une somme inférieure à 250 francs, établir des claies et des toitures en nombre suffisant pour recevoir et abriter 10,000 tuyaux du plus petit calibre.

La durée du temps nécessaire au séchage varie avec l'état de l'atmosphère. Tantôt il faut attendre cinqjours pour cuire lestuyaux, tantôt on peut les cuire le lendemain même du moulage.

Il est une opération très-importante à exécuter pendant le séchage des tuyaux : c'est le roulage,' que Ton fait à une certaine époque de la dessiccation. Les tuyaux doivent, en effet, être roulés, pour les rendre plus denses, en polir l'intérieur, et leur rendre la forme

circulaire, qu'une cause quelconque a pu leur faire perdre plus ou moins. Cette opération régularise la forme des tuyaux, en faisant disparaître les déformations qui se sont produites pendant le séchage.

On roule les tuyaux quand ils ne sont pas encore assez secs pour se crevasser sous l'action du rouleau, ni encore assez humides pour se déformer de nouveau. Ge moment délicat à saisir exige beaucoup de tact et d'habitude de la part de l'ouvrier chargé de cette, par lie du travail.

Voici, d'ailleurs, comment on y procède. Quand les tuyaux paraissent arrivés au degré de dessiccation voulu, on les roule, un à un, sur une pierre plate. Pour n'avoir pas à transporter une masse aussi embarrassante, on fait voyager la pierre en la plaçant sur une brouette, que l'on transporte successivement dans les diverses parties du séchoir. La

Fig. 519. — Table mobile pour rouler les tuyaux.

figure 5Ï9 montre comment la pierre plate est posée sur la brouette.

Quant aux petits tuyaux, on se contente de les rouler entre la pierre dont on vient de parler et une planche rectangulaire, à peu près de même dimension, garnie de deux poignées sur sa face supérieure.

On procède autrement pour les tuyaux d'un plus gros calibre. On fait entrer librement un cylindre en bois {fig* 520), et on les roule sur la pierre plate, en saisissant avec t. ni.

les deux mains les extrémités du cylindre en bois qui dépassent le tnynu de terre.

09 ûo

Fig. 620. — Cylindre pour le roulage des gros tuyaux.

Cette opération du roulage est indispensable, nous le répétons, pour obtenir des tuyaux de forme très-régulière.

Cuisson des tuyaux. — Nous arrivons en-

fin au terme de la fabrication des tuyaux, c'est-à-dire à leur cuisson. On sait que la cuisson d'une poterie détermine la combinaison chimique des diverses substances qui sont seulement mélangées dans la pâte. Sous l'influence de la chaleur, il se forme des combinaisons nouvelles, sur lesquelles les agents atmosphériques et l'eau n'ont plus d'action. Les éléments essentiels des poteries sont l'acide silicique et l'alumine ; secondairement, et en petite proportion, l'oxyde de fer, la magnésie, la potasse, la soude et l'oxyde de manganèse. L'acide silicique et l'alumine se combinent, sous l'influence de la chaleur, et le silicate d'alumine, dur, infusible, ne se désagrégeant pas au sein des liquides, constitue nos poteries ordinaires. La même chose se passe dans la cuisson des tuyaux.

Le degré de la cuisson exerce une grande influence sur la qualité des tuyaux de drainage. Quand ils ne sont pas assez cuits, ils restent tendres, terreux, sans sonorité, se délitent , s'effritent et se désagrègent par l'action de l'eau. Si, au contraire, le feu a été trop longtemps soutenu, la pâte se calcine, se vitrifie, et peut même entrer en fusion. La chaleur la plus convenable pour la cuisson des tuyaux, varie du rouge sombre à un rouge très- vif. Nous avons déjà dit que, quand ils sont bien cuits, les tuyaux doivent rendre un son clair, si on les frappe l'un coq- i tre l'autre.

Les fours ordinaires des tuiliers pourraient servir à la cuisson des tuyaux de drainage ; mais elle se fait généralement dans des fours en maçonnerie. On cuit les tuyaux au bois, à la tourbe, ou au charbon de terre. On règle la capacité des fours d'après le nombre des tuyaux que l'on veut y mettre, en comptant qu'il entre environ 1,200 tuyaux de 0m,025 de diamètre par mètre cube. Il est des fours à briques en usage chez les tuiliers et les briquetiers, qui sont excellents pour la cuisson des tuyaux, Tel est le four de Saint-Meuge

(Vosges), décrit par M. Brongniart dans son Traité des arts céramiques. Les tuyaux sont placés verticalement sur des voûtes faites en briques qui forment berceau au-dessus des foyers et laissent des interstices pour la circulation de la flamme. Une voûte qui recouvre le four supporte au milieu la cheminée.

Les fabricants de tuyaux de drainage emploient généralement des fours à coupole. Les figures 521 et522 données par M. Man>

gon dans ses Instructions pratiques représentent le four dont il s'agit. On ne voit pas sur ces figures les carneaux construits

Fig. 522. — Plan et coupe horizontale d'un four à coupole.

dans le prolongement des alandiers, ni le parquet en briques placé au-dessus des carneaux qui composent les conduits de la flamme,

LE DRAINAGE

parquet sur lequel on place ces tuyaux. Ces détails ne diffèrent pas des parties analogues des fours à tuiles ordinaires, dont tous les ouvriers briquetiers connaissent parfaitement la disposition.

Ce fourneau est en briques communes, garni intérieurement d'argile réfractairç. Quelques fourneaux -sont même entièrement en terre et construits d'une manière analogue aux ouvrages en pisé.

On place le combustible sur les grilles des alandiers disposés à la circonférence du four. Des conduits pratiqués dans le prolongement des alandiers, conduisent les gaz résultant de la combustion, sous un parquet de briques sèches disposées en échiquier. C'est sur ce parquet qu'on place les tuyaux verticalement les uns au-dessus des autres.

On peut cuire à la fois, dit M. Mangon, dans un four de cette espèce, 30 à 35,000 tuyaux de 0m,045 de diamètre extérieur, disposés verticalement les uns au-dessus desautres. La cuisson dure trente-trois à trentequatre heures, et consomme 3 à 4 tonnes environ de houille de qualité moyenne.

On défourne vingt-quatre ou trente-six heures après l'extinction du feu, en démolissant la cloison légère établie, après l'enfournement, dans la porte ménagée dans la paroi du four.

Deux fours semblables au précédent suffisent pour cuire le produit de la fabrication d'un bon tonneau broyeur et de deux machines analogues à celle qui est représentée par les figures 506 et 507.

En supprimant les grilles et en modifiant légèrement la forme des alandiers, on peut employer dans le four précédent du bois ou des fagots, au lieu de houille.

M. Barbier avait envoyé à l'Exposition universelle de 1855, le modèle d'une fabrique de tuyaux pouvant livrer chaque jour 10,000 tuyaux.

Le système de cuisson des tuyaux de M. Barbier, dit 1U. Barrai, est fondé sur l'emploi d'un foyer mobile qui

porte successivement la chaleur dans toutes les parties de la masse à cuire et sur l'action continue des gaz qui traversent les produits sur une grande longueur, et dont la température décroît à mesure qu'ils s'éloignent du foyer. Ces gaz cuisent ainsi les tuyaux en môme temps qu'ils essament et préparent les autres progressivement. Il se prête à une grande variété de plans, selon les exigences de remplacement de la matière à cuire et du combustible disponible. 11 a pour type, quel que soit le plan qu'on adopte, deux canaux horizontaux et parallèles dont l'un forme le fourj l'autre une cheminée. Il consiste en une série continue de laboratoires à petite section, disposés à la suite les uns des autres, selon une directrice horizontale, ayant chacun une embouchure destinée à recevoir la tuyère du foyer, et communiquant d'une part entre eux, et d'autre part avec une cheminée horizontale qui leur est adossée et qui communique à son tour avec une ou plusieurs cheminées verticales. Il est surmonté d'un séchoir qui utilise toute la chaleur rayonnée par les parois. L'axe général de tirage est horizontal. Le foyer construit à volonté pour le bois, la tourbe ou la houille vient se présenter successivement devant chaque laboratoire, y séjourne le temps nécessaire pour cuire les produits qu'il contient et fait ainsi d'une manière continue le tour de l'appareil. Il est monté sur un double système de railways superposés : le système supérieur permet de l'engrener et de le désengrener; le système inférieur lui fait accomplir sa rotation autour du four (i). »

Réduire à ses dernières limites la dépense du combustible, graduer avec précision réchauffement et le refroidissement des produits; cuire uniformément les tuyaux, en les soumettant presque isolément à l'action des gaz ; opérer le moulage et le séchage en tout temps et en toute saison ; obtenir par une action continue une production considérable et économique : tel est le problème que semble avoir résolu M. Barbier avec l'appareil cidessus décrit. Un four construit à Troyes, dans ce système, mais d'une manière provisoire, cuit 5,000 tuyaux de drainage par vingt-quatre heures et a coûté 350 francs.

Nous indiquerons enfin le mode de construction d'un four économique, dit four de campagne qui peut contenir 30,000 tuyaux de petitcalibre, qui ne coûte àétablir qu'environ

(1) Drainage des terres arables, t. 1, p. 403.

iSO francs, et peut servir pendant plusieurs campagnes, si Ton a soin de le garnir de fagots ou de litière, pour le protéger contre les pluies et les gelées de l'hiver.

Pour construire un de ces fours, on fait autour de l'emplacement qu'il doit occuper, une tranchée de lm,20 de largeur et autant de

profondeur. La terre déblayée sert à construire les parois du four dont le dessus demeure ouvert. Il y a quatre foyers qui débouchent dans la tranchée et dont la construction nécessite environ douze cents briques ordinaires. Dans le cas où Ton veut cuire à la houille, il faut garnir les alandiers de grilles de fer.

Coupe verticale.

Elévation.

Fig. 523. — Coupe et élévation du four de campagne en terre.

Les figures 523 et 524, en coupe et en élé~ vation, représentent ce four de campagne.

Coupe au niveau des alandiers.

Ce four est circulaire, il a 3m,30 de diamètre et 2m;15 de hauteur environ. La terre

Plaa supérieur.

Fig. 524. — Four de campagne en terre.

qui forme les murs, peut être prise dans une tranchée de lm,20 ouverte au pied du fourneau, et dans laquelle débouchent les alandiers, au nombre de trois quand on consomme du bois, et de quatre, si Ton em-

ployait de la houille. Il entre environ 1,200 briques dans la construction de ces parties du fourneau.

Le four précédent donne une cuisson moins égale que le four à coupole. Les

LE DRAINAGE

tuyaux placés à la partie supérieure doivent toujours être passés au feu une seconde fois.

M. Mangon fait encore connaître les détails d'un petit four qu'il recommande comme très-commode et très-économique.

Fig. 525. — Coupe d'un four à tuyaux.

Les figures 525, 526, 527 donnent les détails de construction de ce petit four. Ces

Fig. 527. — Plan suivant les lignes «6, ce?, de la figure 526.

figures n'exigent aucune explication particulière.

Ordinairement, on réunit deux, ou mieux quatre fours semblables, autour d'une même cheminée.

Dans ce dernier cas, il y en a toujours deux en feu pendant que l'on charge, que Ton décharge ou que l'on répare les deux

autres. Un seul chauffeur à la fois suffit pour les diriger.

Chacun de ces fours peut contenir 8 à 12,000 tuyaux. La consommation en com-

Fig. 526. — Coupe longitudinale d'un four k tuyaux.

bustible, par mètre de tuyaux cuits, n'est que peu supérieure à celle des fours à coupole. Mais ceux-ci sont plus faciles à conduire et donnent, à soins égaux, une cuisson plus régulière.

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