‹ Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes. [4], Éclairage, chauffage, ventilation, phares, puits artésiens, cloche à plongeur, moteur à gaz, aluminium, planète NeptuneChapitre 92 sur 143 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LES PUITS FORÉS CHEZ LES ANCIENS ORIENTAUX ET CHEZ LES CHINOIS. — APPARITION EN EUROPE DES PUITS JAILLISSANTS.

L'origine des puits artésiens n'est pas aussi récente que pourrait le faire supposer leur nom, tiré de la province d'Artois. En France, c'est en effet dans la province d'Artois qu'ont été creusées les premières fontaines jaillissantes, et de là le nom* qui a prévalu. Mais bien des siècles avant que la province d* Artois fût constituée, les peuples de l'Orient connaissaient l'art d'aller chercher dans les profondeurs de la terre l'eau des nappes invisibles, et de* la faire monter à la surface du sol, où on l'employait pour tous les usages domestiques et pour les besoins de l'agriculture.

Les oasis qui parsèment les déserts de la Syrie, de l'Arabie et de l'Egypte, ne doivent leur fertilité qu'à des sources d'eaux jaillissantes pratiquées par la main de l'homme. Or, quelques-unes de ces oasis étaient déjà célèbres dans les premiers temps de Fère chrétienne, ce qui fait remonter à une époque assez reculée l'origine des puits forés.

Certains passages d'anciens auteurs lèvent tous les doutes à cet égard.

Diodore, évêque de Tarse, qui vivait au ive siècle , s'exprime ainsi au sujet de la grande oasis, connue sous le nom de Thébaïde, qui servait de retraite aux anachorètes de ce temps :

T. IV

« Pourquoi la région intérieure de la Thébaïdo, qu'on nomme Oa$i$> n'a-t-elie ni rivière ni pluie qui l'arrosent, mais n'est-elle vivifiée que par le courant de fontaines qui sortent de terre, non d'ellesmêmes, non par des eaux pluviales qui pénètrent dans la terre et qui en remontent par ses veines, comme chez nous, mais grâce à un grand travail des habitants ? »

Un autre auteur, un peu moins ancien, cité^ par Photius et Niebuhr, corrobore la relation de l'évêque de Tarse. Olympiodore, qui florissait dans la savante écolè d'Alexandrie, vers le milieu du vie siècle après J.-C, rapporte qu'on creuse dans cette même oasis des puits de 200, 300 et même 500 coudées de profondeur, et que l'eau qui en sort est utilisée par les habitants pour l'irrigation de leurs terres. Diodore ajoute même que ces puits rejettent quelquefois des poissons.

11 existe encore aujourd'hui, dans les dé' serts de la Syrie et de l'Arabie, des fontaines artificielles qui datent de plusieurs milliers d'années. Leur ancienneté est attestée par leur nom, qui est emprunté au langage biblique. Il faut citer, dans cette catégorie, les fontaines à\Ismaël, de Betksabée, de Y Abondance , du Jurement, de Y Injustice*

La mosquée de la Mecque renferme le puits de Zenizem^ dont les eaux sont en grande vénération parmi les musulmans. Suivant la

tradition, cette source jaillissante serait due à la puissante intervention de l'ange Gabriel, qui aurait ainsi apaisé la soif d'Agar et d'Ismaël errants dans le désert. Comblé et ignoré durant une longue suite de siècles, ce puits célèbre fut remis au jour par le grand-père de Mahomet, et c'est probablement à cette circonstance qu'il faut attribuer l'auréole de sainteté dont il est entouré.

Un de nos compatriotes, M. Ayme, directeur général des établissements métallurgiques du pacha d'Egypte, entreprit, vers 1850 , de remettre en état les puits jaillissants qui avaient été construits dans les temps bibliques, et qui sont aujourd'hui obstrués par les sables. Nous empruntons à l'excellent ouvrage de MM. Degousée et Ch. Laurent, le Guide du sondeur , un fragment intéressant d'une lettre écrite à l'auteur de cet ouvrage, par M. Ayme :

« Les deux oasis de Thèbes et de Gharb sont, on peut s'exprimer ainsi, criblées de puits artésiens; „ j'en ai nettoyé plusieurs : j'ai bien réussi, mais les dépenses sont grandes, par suite des quantités de bois dont il faut garnir toutes les ouvertures d'en haut, qui sont d'un carré de 6 à 10 pieds, pour véiter les éboulements. Ces ouvertures ont de 60 à 75 pieds de profondeur ; à ladite profondeur, on rencontre une roche calcaire sous laquelle se trouve une masse d'eau ou courant qui serait capable d'inonder les oasis, si les anciens Égyptiens n'avaient établi des soupapes de sûreté en pierre dure, de la. forme d'une poire, armée d'un anneau en fer, pour avoir la facilité de la faire entrer et de la retirer au besoin de V algue de la fontaine. V algue, ainsi appelée par les Arabes, est le trou pratiqué dans le rocher calcaire, qui, suivant la quantité d'eau que Ton veut rendre ascendante, a de 4, 5 et jusqu'à 8 pouces de diamètre. »

M. Ayme a constaté que les anciens Orientaux s'y prenaient de la manière suivante, pour faire jaillir la nappe souterraine à la surface du sol.

Ils creusaient un puits carré, descendant jusqu'à une roche calcaire qui recouvre la masse d'eau souterraine ; puis ils le garnissaient d'un solide revêtement en planches,

destiné à maintenir les terres. Ce travail, exécuté à sec, se faisait assez facilement. On procédait ensuite à la perforation de la roche, soit au moyen de tiges de fer, soit à l'aide d'un gros bloc de même métal, attaché à une corde glissant sur une poulie. Cette dernière partie du conduit mesurait ordinairement de 300 à 400 pieds. On atteignait ainsi la nappe souterraine, qui, dans les cas dont il s'agit, se trouve être un véritable cours d'eau; car on y rencontre du sable semblable à celui du Nil, et l'un des puits nettoyés par M. Ayme lui a fourni du poisson parfaitement mangeable.

L'écueil du système que nous venons de décrire, c'est que le revêtement intérieur du puits exécuté en bois, ne tardait pas à se pourrir, et que les terres latérales, faisant irruption , empêchaient bientôt l'arrivée de l'eau. C'est ainsi que se sont comblées la plupart des anciennes fontaines du désert africain. C'est de la' même manière que se tarissent celles qui sont creusées par les Arabes, dans le Sahara algérien, à l'aide de procédés analogues, et sur lesquels nous appellerons l'attention du lecteur, dans l'un des chapitres qui termineront cette Notice.

M. Ayme a complètement transformé la partie de l'Egypte soumise à son administration. Les puits jaillissants qu'il a créés ou ressuscités, — c'est le mot vrai, — sont devenus autant de centres de population, dans lesquels le nom français jouit d'un haut prestige.

On dit communément que les puits artésiens étaient connus en Chine de temps immémorial, et que, sous ce rapport, comme sous bien d'autres, les habitants du Céleste Empire nous ont considérablement devancés. Cette assertion mérite d'être examinée avec soin.

C'est dans un Voyage pittoresque, publié à Amsterdam, vers les dernières années du xviie siècle, qu'on trouve la première mention des procédés de forage employés par lés Ghinois. On lit dans cet ouvrage :

LES PUITS ARTÉSIENS. 531

« Les Chinois pratiquent des trous dans la terre, à de très-grandes profondeurs, à l'aide d'une corde armée d'une main de fer, laquelle rapporte au jour les détritus du fond. »

Les Lettres édifiantes renferment une lettre de l'évêque de Tabrasca, missionnaire en Chine, dans laquelle on remarque ce pasage, qui s'applique aux puits forés de Ou- Ïong-Kiao :

« Ces puits sont percés à plusieurs centaines de pieds de profondeur, très-étroits et polis comme une glace; mais je ne vous dirai pas par quel art ils ont été creusés ; ils servent pour l'exploitation des eaux salés. »

Cette lettre, datée du 11 octobre 1704, ne donne aucun renseignement sur l'époque à laquelle on a commencé à creuser les puits chinois ; elle ne résout donc en aucune façon la question d'ancienneté.

Une relation beaucoup plus détaillée de la

méthode chinoise, fut donnée en 1827, par un autre missionnaire, l'abbé Imbert. Voici cette description :

« Il y a quelques dizaines de mille de ces puits salants dans un espace d'environ 10 lieues de long sur 4 ou 5 de large. Chaque, particulier un peu riche se cherche quelque associé et creuse un ou plusieurs puits. C'est une dépense de 7 à 8,000 francs. Leur manière de creuser ces puîts n'est pas la nôtre. Ce peuple vient à bout de ses desseins avec le temps et la patience, et avec bien moins de dépense que nous. Il n'a pas l'art d'ouvrir les rochers par la mine, et tous les puits sont dans le rocher. Ces puits ont ordinairement de 1,500 à i ,800 pieds de profondeur, et n'ont que 5 ou au plus 6 pouces de largeur. Voici leur procédé : on plante en terre un tube de bois creux, surmonté d'une pierre de taille qui a l'orifice de'siré de 5 ou 6 pouces ; ensuite on fait jouer dans ce tube un mouton ou tête d'acier, pesant de 300 à 400 livres. Cette tête d'acier est crénelée en couronne, un peu concave par-dessus et ronde par-dessous. Un homme fort, habillé à la légère, monte sur un échafaudage, et danse toute la matinée sur une bascule qui soulève cet éperon à 2 pieds de haut, et le laisse tomber de son poids ; on jette de temps en temps quelques seaux d'eau dans le trou pour pétrir les matières du rocher et les réduire en bouillie. L'éperon ou tête d'acier est suspendu par une bonne corde de rotin/ petite comme le doigt, mais forte comme nos cordes de boyau. Cette corde est fixée à la bascule;

on y attache un bois en triangle, et un autre homme est assis à côté de la corde. A mesure que la bascule s'élève, il prend le triangle et lui fait faire un demi-tour, afin que l'éperon tombe dans un sens contraire. A midi, il monte sur l'échafaudage, pour relever son camarade jusqu'au soir* La nuit, deux autres hommes les remplacent. Quand ils ont creusé 3 pouces, on tire cet éperon avec toutes les matières dont il est surchargé (car je vous ai dit qu'il était concave par-dessus), par le moyen d'un grand cylindre qui sert à rouler la corde. De cette façon, ces petits puits ou tubes sont très-perpendiculaires et polis comme une glace. Quelquefois tout n'est pas roche jusqu'à la fin, mais il se rencontre des lits de terre, de charbon, etc.; alors l'opération devient des plus difficiles, et quelquefois infructueuse ; car, ces matières n'offrant pas une résistance égale, il arrive que le puits perd sa perpendiculaire ; mais ces cas sont rares. Quelquefois le gros anneau de fer, qui suspend le mouton, vient à casser ; alors il faut cinq ou six mois pour pouvoir, avec l'autre mouton, broyer le premier et le réduire en bouillie. Quand la roche est assez bonne, on avance jusqu'à deux pieds dans les vingt-quatre heures. On reste au moins trois ans pour creuser un puits. Pour tirer l'eau, on descend dans le puits un tube de bambou, long de 24 pieds, au fond duquel il y a une soupape; lorsqu'il est arrivé au fond du puits, un homme fort s'assied sur la corde et donne des secousses, chaque secousse fait ouvrir la soupape et monter l'eau, le tube étant plein, un grand cylindre, en forme de dévidoir, de 50 pieds de circonférence, sur lequel se roule la corde, est tourné par deux, trois ou quatre buffles ou bœufs, et le tube monte; cette corde est aussi de rotin. L'eau est très-saumâtre ; elle donne à l'évaporation un cinquième et plus, et quelquefois un quart de sel. Ce sel est très-âcre et contient beaucoup de nitre. »

L'abbé Imbert ajoutait que la plupart de ces puits dégagent de Y air inflammable, c'està-dire de l'hydrogène carboné, ou du grisou^ provenant de gisements de houille traversés par le conduit. Quelques-uns de ces puits, appelés puits de feu par les Chinois, qui descendaient jusqu'à une profondeur de 3,000 pieds, ne fournissaient même que du 'gaz inflammable. Le gaz était employé à faire évaporer dans des chaudières de fer les eaux contenant le sel. Nous avons déjà rappelé ce dernier fait dans la Notice sur l'éclairage qui fait partie de ce volume.

La relation du missionnaire Imbertfut fort

attaquée par Jes savants, entre autres par M. Héricart de Thury, ingénieur, qui était alors l'homme le plus compétent sur la matière. M. Héricart de Thury déclara qu'il était impossible de creuser la terre à une profondeur de 3,000 pieds, par le procédé chinois.

Le supérieur de la mission chinoise ayant fait part de ces critiques à l'abbé Imbert, celui-ci se rendit dans la région des puits de sel, pour vérifier l'exactitude de ses chiffres, et voici ce qu'il écrivait dans une seconde lettre :

« J'ai mesuré la circonférence du cylindre en bambou sur lequel s'enroule la corde qui remonte les instruments du fond du puits, jfai mesuré le nombre de tours de cette corde. Le cylindre a 50 pieds de tours, et le nombre de tours de la corde est de 62. Comptez vous-même si cela ne fait pas 3,100 pieds ; ce cylindre est mis en mouvement par deux bœufs, mis à un manège; la corde n'est pas plus grosse que le doigt, elle est faite en lanières de bambou et ne souffre pas de l'humidité. »

Les Chinois emploient au moins trois ans à creuser un puits, par le procédé qui vient d'être indiqué. Comme le dit l'abbé Imbert, quand la roche est bonne, c'est-à-dire quand elle n'est pas trop mélangée de lits de terre, de charbon ou d'autres matières susceptibles de s'ébouler, le travail avance de 2 pieds par 24 heures.

Les détails que donne l'abbé Imbert sur la manière d'élever l'eau, prouvent surabondamment que les puits à sel des Chinois ne sauraient être assimilés à nos puits artésiens, puisque l'eau n'y jaillit pas, lorsque le forage est terminé.

Ce missionnaire nous apprend, en effet, que, pour amener l'eau à la surface du sol, on descend dans le puits un tube de bambou, de 24 pieds de long, muni d'une soupape à son extrémité inférieure. Le tube étant arrivé au fond du puits, un homme vigoureux donne de violentes secoussesà la corde [fig. 336). A chaque secousse, la soupape s'ouvre,et l'eau monte dans le tube. Lorsque le tube est plein, on le

hisse en faisant tourner par des bœufs un grand cylindre sur lequel s'enroule la corde.

De ce qui précède, il résulte donc : 1° que les puits à sel des Chinois n'ont rien de commun avec nos puits artésiens, si ce n'est leur grande profondeur; 2° qu'on ne peut Çxer avec certitude l'époque à laquelle remonte leur invention.

Ces réserves posées, il faut reconnaître que les procédés de forage des Chinois ne manquent pas de mérite dans leur simplicité; mais nous avons déjà dit et nous aurons occasion de répéter, qu'ils ne sont applicables qu'à une certaine nature de terrains. De là l'insuccès qu'ont éprouvé en Europe plusieurs tentatives faites pour le sondage à la corde.

Il est probable que les puits artésiens furent connus en Italie à une époque fort ancienne. En effet, d'après un récit de Bernardinj- Ramazzini, les fouilles pratiquées dans la ville antique de Modène, ont plusieurs fois mis à jour des tuyaux de plomb, qui communiquaient avec des puits abandonnés.

« Or, dit Arago dans sa Notice sur les Puits forés, quel aurait pu être l'usage de ces tuyaux, si ce n'eût été d'aller chercher à 20 ou 25 mètres de profondeur, c'est-à-dire fort au-dessous des eaux de mauvaise qualité et insalubres, résultant des infiltrations locales, la nappe limpide et pure qui alimente toutes les fontaines de la ville moderne? »

Au reste, dès le commencement des temps modernes, la ville de Modène avait déjà retrouvé la tradition ancienne, et elle possédait des puits artésiens, comme le prouvent ses armes, composées de deux tarières de fontainier.

Avant de se rendre en France, sur l'invitation de Louis XIV, c'est-à-dire vers le milieu du xvne siècle, Dominique Cassini avait fait creuser, au fort Urbain, un puits dont l'eau s'élançait jusqu'à 5 mètres au-dessus du sol. Lorsqu'on forçait cette eau à monter dans un tube, elle s'élançait jusqu'au faîte des maisons. Cassini a même laissé une des-

LES PUITS ARTÉSIENS

Fig. 336. — Chinois creusant un puits pour l'extraction de l'eau salée.

cription des procédés qui étaient mis en œuvre de son temps, par les habitants du territoire de Modène et de Bologne , pour faire jaillir Feau des entrailles de la terre. Il dit qu'on applique sur les parois intérieures du trou de sonde « un double revêtement dont on remplit Fentre-deux d'un corroi de glaise bien pétrie. » Lorsqu'on est arrivé à la nappe souterraine, Feau sort avec impétuosité par Fouverture qu'a pratiquée la tarière. Elle monte à Forifice supérieur du puits et sert à arroser les campagnes voisines.

«c Peut-être, dit Cassini, ces eaux viennent-elles par des canaux souterrains du haut du mont Apen* nin qui n'est qu'à 40 milles de ce territoire. »

Cassini ajoute que, dans la Basse -Autriche, au milieu des montagnes de la Styrie, les habitants obtiennent de Feau par une méthode analogue.

En France, les puits artésiens furent signalés pour la première fois, en 1729, par Belidor5 dans son ouvrage intitulé la Science des ingénieurs.

« 11 se fait, dit cet auteur, une sorte de puits appelés puits forés, qui ont cela de particulier que Feau monte d'elle-même à une certaine hauteur, de sorte qu'il ne se faut donner aucun mouvement pour l'avoir, que la peine de puiser dans un bassin qui la reçoit. Il serait à souhaiter que l'on en pût faire de semblables en toutes sortes d'endroits, ce qui ne paraît pas possible, parce qu'il faut des circonstances du côté du terrain qui ne se rencontrent pas toujours. »

Cependant, à Fépoque où Belidor écrivait son ouvrage, les puits forés étaient déjà connus en France depuis plusieurs siècles. Le plus ancien puits foré remonte, dit-on, à 1126. Il est situé à Lilliers (Pas-de-Calais), dans le vieux couvent des Chartreux.

Les sondages se pratiquent dans l'Artois

avec une telle facilité, qu'en certaines localités chaque maison possède une fontaine jaillissante. Il suffît de creuser la terre à 15 ou 20 pieds, pour avoir de l'eau. L'instrument qu'on emploie pour ce travail, est fort grossier : il se compose d'une longue perche, terminée par une sorte de gouge en fer. Il y a loin de là aux forages gigantesques qui ont été exécutés de nos jours, à Paris et ailleurs.

Le premier puits artésien creusé dans le département de la Seine, date de 1824. Il fut percé à Enghien,par Péligot. Depuis cette époque, Fart des sondages a fait d'immenses progrès; de grands perfectionnements ont été introduits dans les engins mécaniques, et les puits artésiens se sont multipliés d'une manière très-rapide.

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