CHAPITRE IX
LES NOUVELLES MACHINES A VAPEUR A GRANDE VITESSE. — MACHINE LECOUTEUX ET GARNIER. — MACHINE ' ■WEYHER ET RICHEMOND. — MACHINES BROTHEROOD, ■WKSTINGHOUSE, LECOGE ET ROCHART.
Les machines à vapeur que novis avons étudiées jusqu'ici marchent à des allures relativement lentes, c'est-à-dire à oO ou 60 tours de l'arbre moteur par minute : c'est la vitesse la plus convenable pour la transmission du mouvement aux arbres de couche des usines, ainsi qu'aux machines-
outils. De plus, les organes de la machine n'éprouvent, à cette allure, qu'un frottement peu considérable, qui n'amène ni leur échauffement, ni la destruction des corps lubrifiants.
Mais une telle vitesse n'est plus suffisante pour la transmission du mouvement à certains appareils en usage aujourd'hui, tels que les machines dynamo-électriques, les ventilateurs, les pompes centrifuges et les scies circulaires, qui exigent une vitesse considérable, allant de 200 à SOO tours de l'arbre moteur par minute.
Si nous considérons, en particulier, les machines dynamo-électriques, qui servent à produire la lumière électrique, on a besoin, pour obtenir la fixité de la lumière, d'une vitesse de rotation de l'arbre moteur absolument égale. La faible vitesse des machines à vapeur ordinaires, qui nécessitent de nombreux renvois de mouvement, serait une cause de perturbation et d'oscillation dans la lumière.
Il fallait donc construire, pour répondre aux besoins nouveaux de l'industrie, des machines à vapeur ayant une vitesse de rotation considérable. Ce problème a été résolu par la création de divers types que nous allons décrire.