‹ Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernesChapitre 12 sur 104 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

DESCRIPTION DES PRINCIPAUX ORGANES DBS MACBDCBS A VAPEUR EN GÉNÉRAL. — LES CHAUDIERES. — LBS SOU- PAPES DE SÛRETÉ. — LES MANOMETRES. — LK FLOT* TEUR d'alarme, ETC.

Dans l'exposition des découvertes scientifiques, la méthode historique nous semble constituer le mode qui permet le plus aisément d'atteindre à la clarté. Mais on ne peut prétendre à obtenir ainsi un résultat complet, qu'à la condition de présenter, après Texposé historique, une description générale des appareils, résumant l'état actuel de la découverte que l'on étudie. Il nous reste donc à faire connaître les difTcrentes dispositions qui sont en usage de nos jours, pour appliquer àTindustrie la puissance mécanique de la vapeur d'eau.

Nous décrirons dans ce chapitre, les différents organes qui sont communs à tous les genres de machines à vapeur. Nous nous occuperons d'abord, de la forme et des dispositions adoptées pour la construction des chaudières ; nous passerons ensuite en revue, les appareils de sûreté qui servent à indiquer l'état de la pression et à prévenir l'explosion des chaudières.

Chaudières. — Dans les premières machines à vapeur, c'est-à-dire dans celles de Savery et de Newcomen, on donnait à la chaudière une forme demi-sphérique. Comme àcette époque lacrainte de l'explosion préoccupait avanttout, cette forme avait été choisie comme offrant le plus de résistance à la pression de. la Tapeur. Mais plus tard, quand la crainte du danger s'affaiblit par l'habitude ; lorsque l'expérience eut fait connaître la résistance précise ôflbrte

MACHINE A VAPEUR

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par un métal à une épaisseur donnée, on abandonnai forme sphérique, qui, à volume égal, oiTre le moins de surface. Les chaudières de Watt, communément appelées chaudières prismatiques ou à tombeau^ étaient concaves par le fond, cylindriques à la partie supérieure, et verticales sur les côtés. Watt avait adopté la forme concave pour la partie inférieure de ses chaudières, parce qu'il pouvait ainsi augmenter retendue de la surface soumise à Faction du feu. Ces sortes de chaudières sont encore employées quelquefois aujourd'hui, lorsque la tension de la vapeur ne doit pas dépasser deux atmosphères.

Mais des dispositions toutes différentes sont adoptées pour la construction des générateurs qui doivent fournir de la vapeur d'une tension considérable. La quantité de vapeur fournie par une chaudière ne dépend ni de sa capacité, ni du volume d'eau qu'elle renferme; elle dépend seulement de l'étendue de la sur- Tace offerte à l'action du feu. On admet que 1 mètre carré de surface chauffée peut donner moyennement, 40 kilogrammes de vapeur par heure. La forme de cette surface est d'ailleurs indifférente. D'après cela, pour produire rapidement une grande quantité de vapeur, il faudrait donner à la chaudière une longueur très-considérable , afin qu'elle présentât à l'action du feu toute la surface nécessaire.

C'est pour obvier à cette difficulté que l'on construit aujourd'hui les chaudières dites à bouilleurs^ connues à l'étranger sous le nom de chaudières françaises.

Elles consistent en deux chaudières superposées, de grandeur inégale, et communiquant entre elles par de gros tubes. Comme les bouilleurs, c'està-dire l'ensemble de la chaudière inférieure, reçoivent la première action du feu qui altère ^larticulièrement le métal, on les change

à mesure qu'ils sont usés. La cliaudière principale peut ainsi durer très-longtemps.

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