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Fig. 30. — Le dauphin.
quables que par leur brutalité et leur appétit vorace. Les anciens dans leurs récits fabuleux où ils exaltent les qualités du dauphin, son amitié pour l’homme, sa reconnaissance pour ses bienfaiteurs, se sont certai— nement trompés : les animaux dont ils parlent ne pouvaient être que des phoques.
Le dauphin a le museau aplati, sa mâchoire est armée de chaque côté, de quarante à cinquante dents,
minces, pointues et légèrement recourbées, ses na—
geoires sont au nombre de quatre ; deux, situées sur la poitrine, ont la forme d’une faux ; la nageoïire dorsale est haute et se termine en pointe ; quant à sa nageoire caudale elle présente au milieu une échancrure et sa forme est celle d’un croissant. |
Cet animal, connu aussi sous les noms de souffleur des Normands, oie de mer, mesure une longueur va— riable entre 3 mètres et 3 mètres 50, sa chair était autrefois très-estimée, mais actuellement on paraît ne pas en faire un grand cas. |
La femelle a du lait en grande abondance et trèsriche en principes nutritifs ; elle a pour son petit un grand attachement.
Les marsouins malgré de grands points de ressemblance avec les dauphins en diffèrent néanmoins par la conformation du museau qui, au lieu d’avoir la forme d’un bec, est court et bombé uniformément, et par la disposition des dents qui occupent sur chaque mâchoire une position irrégulière. La peau des marsouins recouvre une épaisse couche de tissu graisseux : c’est à cette accumulation de graisse qu'ils doivent leur nom de marsouin, mot allemand qui signifie cochon de mer.
Ces animaux sont d’un caractère très-doux : quand le temps est beau, on les voit folâtrer à la surface de l’eau, sauter au-dessus des flots, pourchasser avec beaucoup d’ardeur le hareng, le maquereau, le sau— mon surtout,qui constituent leur nourriture ordinaire. On les rencontre toujours en bandes très-nombreuses
} et c’est un spectacle intéressant à observer que celui
de ces animaux dont le corps luisant reflète la lumière
du soleil et éblouit par son éclat.
Quand ils ne rencontrent pas les poissons dont ils
. senourrissent habituellement, ils plongent au fond de la mer pour y aller chercher des anguilles et des vers
qu'ils arrachent du sol en y enfonçant leur museau.
Les marsouins se plaisent particulièrement à l’em— bouchure des fleuves et des rivières, où ils rencon— trent le saumon en quantité plus considérable : on les a vus remonter les fleuves pour y poursuivre ces poissons dont ils sont très-friands ; on les rencontre quelquefois dans la Garonne, dans la Loire, on ies a même vu remonter la Seine jusqu’à Paris.
Le saumon, grâce à la rapidité avec laquelle 1l nage, peut éviter pendant quelque temps les poursuites du marsouin ; ce dernier est obligé d'employer . la ruse, et il arrive à force d’opiniâtreté à s'emparer de sa proie. Il poursuit continuellement le saumon et quand celui-ci fatigué par une longue course se voit sur le point d’être pris, il saute hors de l’eau et fait un bond prodigieux en arrière pour tromper la vigilance de son persécuteur ; la ruse est connue par le marsouin qui par un mouvement aussi vif que celui du saumon se trouve précisément à l’endroit où celuici retombe à l’eau, il le saisit et le dévore en un clin d'œil. L
On chasse le marsouin pour avoir sa graisse qui produit une huile de qualité supérieure et sa peau qui
après avoir subi une préparation convenable est employée dans la carrosserie.
Les principales espèces de marsouins sont : le marsouin commun, le marsouin d'Orbigny, le marsouin Epaularot où marsouin gladiateur, le marsouin conducteur et le nurval.
Au voisinage des îles Feroë, en Islande, et dans les mers du Nord, on rencontre des bandes nombreuses de marsouins conducteurs. Ces animaux, au nombre de 400 ou 600 individus, ont toujours un guide qu’ils suivent partout, de sorte qu'il suffit pour s'emparer de toute la troupe, de faire échouer le conducteur. Au commencement de ce siècle, des marsouins au nombre de 80 environ, ayant suivi leur conducteur qui vint s’échouer sur un banc de sable des côtes de Bretagne, furent tous pris jusqu’au dernier.
Le narval se distingue des autres marsouins par la présence de deux défenses aiguës, présentant des sillons disposés en spirales et dont la longueur atteint quelquefois 3 mètres 50. Ces défenses connues pendant longtemps sous le nom de cornes de licorne sont fixées dans l’os intermaxillaire, et l’une d’elles seule— ment, celle du côté gauche en général, s’accroit tandis que l’autre reste à l’état rudimentaire.
La baleine franche est le plus colossal des animaux mammifères qui habitent les eaux. D’un volume égal à celui du corps, son énorme tête mesure le tiers de la longueur de l’animal qui peut atteindre
une longueur de 20 à 22 mètres sur 12 mètres de circonférence. Le poids de ces êtres gigantesques __ est de 60 à 70,000 kilogrammes. La peau est de cou- - leur gris foncé sur le dos et sur les côtés, elle est - au contraire blanche, quelquefois grisâtre, au-dessous du ventre. |
Chez la baleine, les dents sont remplacées par des fanons ou grandes lames cornées, de 3 à 4 mètres de