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elle est de plus aidée par des espèces de soupapes appelées valvules qui placées en nombre assez considérable à l’intérieur des veines se redressent quand le sang tend à retourner d’où il vient et forment une barrière qu’il ne peut franchir.
Le sang.
Le sang appelé avec raison chair coulante est un liquide organisé qui chez les mammifères est assez
. épais, d’un rouge plus ou moins foncé et qui remplit
les artères, les capillaires etles veines, il a une saveur salée et exhale une odeur particulière. Sorti des vaisseaux et abandonné à lui-même, il se transforme au bout de quelques instants en une masse de consistance
molle qui se divise en deux parties : l’une, le caillot, : est presque solide, d'un rouge foncé ; l’autre, le 4 sérum, est un liquide transparent d’une couleur citrine. Le sérum est composé en grande partie d’eau dans laquelle on trouve de l’albumine, un grand nombre de sels, des matières grasses, des gaz, du fer, du cuivre, du plomb et du manganèse à l’état de combinaisons.
Le caillot, formé par la coagulation de la fibrine, renferme les globules rouges et les globules blancs.
Le sang des veines,appelé aussi sang noir, est d’un rouge foncé, il exhale une odeur fade ; le sang des artères, au contraire, est d’une belle couleur rouge écarlate, il exhale une odeur semblable à celle de l'ail, 11 a une consistance visqueuse et tend à se coaguler rapidement.
C’est le sang qui vivifie nos organes, qui leur fournit les éléments indispensables à leur nutrition. Plus un organe reçoit de sang, plus il se développe. L'exercice musculaire a toujours pour effet d'activer la circulation du sang dans les organes qui en sont le siége et ces organes se développent alors d’une manière notable, il suffit pour s’en convaincre de constater le volume des bras chez les boulangers, celui des muscles du mollet chez les danseurs de profession, etc., etc. |
La respiration.
La respiration est une fonction qui a pour but de réparer les altérations subies par le sang à travers les
LES MERVEILLES DE LA VIE ANIMALE. en
“ nourricier, pendant la circulation, s’est chargé d’une certaine quantité d'acide carbonique provenant de la
combustion du carbone dans les tissus, ce gaz arrivé » dans le poumon est éliminé, rejeté au dehors et rem-
. placé dans le sang par une certaine quantité de - l'oxygène contenu dans l'air que nous respirons.
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Fig. 5. — Le cœur et les poumons 1.
. On peut comparer à un soufflet de forge l’appareil respiratoire ; dans ce soufflet le corps est formé par . la cage thoracique dont les parois sont : les côtes, le - sternum, les vertèbres et le muscle diaphragme qui . placé au-dessous des poumons s’abaisse dans l’ins- | piration pour augmenter le volume de la poitrine et - y favoriser l'accès de l'air qui s’y précipite en vertu
Fe Trachée-artère, — b, Poumon gauche. — D’, Poumon droit. — c. Aorfte,
de la pression atmosphérique ; dans l’expiration, le | diaphragme se relève, comprime les poumons et en … fait ainsi sortir l’air qui y était renfermé. L’air arrive dans le corps du soufflet par les fosses nasales et le | larynx, à la suite du larynx vient la trachée-artère … qui se subdivise en deux branches, les bronches dont l’une se rend au poumon gauche et Pau” au poumon droit.
Tout le monde sait que, lorsqu'il y a obstacle à la substitution dans les poumons d’une nouvelle quantité d’exygène au gaz acide carbonique dont le sang s’est chargé en passant à travers Les organes, il y a asphyxie.
L’asphyxie est caractérisée au début par une vive anxiété, la vue se trouble, il y a des bourdonnements d'oreilles, la poitrine se dilate avec énergie pour faire des efforts d'inspiration. Puis le pouls se ralentit, le malade tombe en syncope et la mort sur— vient assez rapidement. Après l’asphyxie, le sang qui est contenu dans les poumons, dans le cerveau et dans les vaisseaux, est brun foncé, presque noir.
Organes des sens. — Le toucher.
On appelle tact ou toucher, le sens par lequel les animaux sont avertis qu'il y a contact entre eux et les corps environnants, c’est un sens général qui s'opère sur toutes les parties du corps, qui a pour siége la pensée et pour agents certains nerfs dont
so
il | agi existe dans diverses parties du cerveau ou de
la moelle épinière.
Chez les mammifères, le toucher est plus ou moins
. émoussé par les plumes, les poils et autres substances
qui recouvrent leur peau. L’éléphant touche avec sa A Te trompe, le cheval avec ses lèvres, les singes ont une
. sensibilité tactile bien développée aux quatre mains
et même, chez les sapajous, l'extrémité de la queue sert au toucher. Tous les animaux carnassiers ont
l'ouverture des fosses nasales tapissée par une
membrane humide sur laqueile viennent s’épanouir un grand nombre de ramifications nerveuses et qui, pour cette raison, jouissent d’une très-grande sen— sibilité. On a donné le nom de wibrisses aux poils longs et raides qu’on remarque à la lèvre supérieure des phoques, des rats, des chats et de quelques autres mammifères; les vibrisses servent au toucher ; leur sensibilité tactile est même assez considérable, ce qui s'explique par la présence de nerfs volumineux
… qui viennent aboutir aux bulbes de ces poils.
C’est chez l’homme que l’on trouve le toucher le
plus parfait, grâce à la conformation de ses mains si
bien disposées pour palper et saisir les objets; la peau qui les recouvre est pourvue d’un nombre con-—
sidérable de corpuscules nerveux. Les mains sont
bien l’instrument spécial de notre intelligence, elles ne servent pas à la marche comme les membres antérieurs des autres mammifères et leurs mouvements jouissent d’une très-grande liberté.
Le goût.
La gustation ou goût est un sens qui nous donne la
notion des saveurs ; le siége du goût est la muqueuse qui recouvre la langue ; sur cet organe on observe … des petits corps appelés papilles, dans lesquels vient
s'épanouir l'extrémité des nerfs dont la fonction est de porter jusqu’au cerveau l'impression qu'ils ont éprouvée sous l'influence des substances sapides. La perception du goût n’a pas lieu quand le corps mis en contact avec la muqueuse de la langue n’a pas un certain degré de solubilité. La langue n’est pas seulement un organe de gustation, elle sert aussi au toucher. Chez les mammifères, la langue présente une conformation analogue, en général, à celle de l’homme ; quelques-uns présentent cependant dans la forme de cet organe certaines modifications.
L’odorat.
Un grand nombre des corps qui nous environnent
ont un certain degré de volatilité en vertu duquel ils répandent dans l’air des molécules odorantes ou odeurs, la notion de ces odeurs est fournie aux animaux par le sens de l’odorat dont le siége est la membrane muqueuse qui tapisse à l’intérieur les fosses nasales.
L’odorat chez l’homme n’est pas très-développé, il est bien inférieur à ce point de vue aux animaux carnassiers, aux ruminants et à un grand nombre d’autres mammifères. |
LES MERVEILLES DE LA VIE ANIMALE. 21 La vue.
Les rayons lumineux que les corps envoient à nos yeux nous donnent la notion des couleurs, du vo-
/ ê ME ra Fig, 6, — Anatomie de l'œil,
lume, de la position et de la forme de ces corps, en même temps qu’ils nous permettent de juger de leur
Fig. 7. — Marche des rayons lumineux dans l'œil.
état de mouvement ou de repos. Cette faculté que
nous avons de prendre connaissance des caractères
extérieurs des corps constitue le sens de la vision ou de la vue, et l’organe qui en est le siége est l'œil. ï
L’ouïe.
La notion des sons nous est donnée par l’ouïe,
Fig. 8. — L'oreille 1:
sens dont le siége est cet ensemble d’organes connus sous le nom d'oreille.
Trois parties constituent l’oreille : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne.
1 À. B. C. K. N. Conduit auditif externe. — D. M. Trompe d'Eustache. — E F. Caisse du tympan. — G. Membrane du tympan. — H. Rocher, — I. J. O. Q. Canaux demi-circulaires. — P. Osselets. — R. Limaçon.—S$. T,. U. V. X. Y. Nerf acoustique et ses ramifications.
Chez quelques mammifères aquatiques on observe . à l’entrée du conduit auditif externe un muscle cir— - culaire dont la contraction soumise à la volonté de l'animal jui permet de fermer ou d'ouvrir ce canal à son gré.
Les mammifères ont en général le sens de l’ouïe bien développé. Il est admis que l’homme dont l'oreille a êté préalablement exercée peut classer des sons comportant soizante-treize mille vibrations par seconde.
Fig. 9. — Les osselets de l’ouïe
Certains mammifères tels que le lièvre, le lapin, ete., dirigeant en arrière leur conduit auditif, propor- tionnent la rapidité de leur course à l’intensité du bruit qu’ils entendent. Les animaux chasseurs quand ils poursuivent leur proie ont, au contraire, le cornet auditif presque toujours dirigé en avant, de sorte que le sens de l’ouïe cède au sens de l’odorat dans
leurs poursuites.
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