‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 60 sur 70 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

aux pieds ont-ils toujours existé tels qu ils s'offrent à nos regards? Non ; ils se sont lentement formés dans les entrailles de la terre qui les emprisonnait. Dépourvus d'organes, de chaleur propre, de sensibilité, de mouvement, si ce n'est du mouvement moléculaire insensible^ ils grossissent, par couches superposées, pour tomber en fragments, en poussière, ou pour entrer dans des composés nouveaux dès que la force attractive qui préside à leur formation vient à être annulée. Corps inertes et homogènes, les minéraux ne se propagent pas et ne meurent pas : en changeant de forme, ils continuent d'exister, ils subsistent.

— L'herbe des prairies, les fleurs de nos parterres, les arbres des vergers ou des forêts augmentent de volume ainsi que les minéraux; mais, sortis dune graine, et n'ayant pas été formés de toutes pièces, ils croissent par un admirable travail intérieur, c'est-à-dire que, sons l'influence d'une chaleur qui leur est propre, et d'un appareil médullaire analogue au système nerveux ganglionnaire des animaux, ils possèdent une vie organique, une sorte de sensibilité ou excitabilité contractile^ en rapport avec la simplicité de leurs fonctions nutritives et génératrices. Alimentés par les sucs de la terre et par l'air qu'ils absorbent extérieurement, ra-

CONCLUSION. ti6i

fraîchis par les eaux pluviales ou par de douces rosées, les végétaux naissent , respirent, sommeillent, se développent, se propagent, dépérissent, meurent, et présentent déjà quelques mouvements assez apparents, sans toutefois pouvoir quitter deux-mêmes le sol auquel ils sont fixés par leurs racines; aussi, la vie consistant surtout dans la sensibilité, Fintelligence et les mouvements libres ou volontaires, les végétaux ne vivent, pour ainsi dire, qu'à demi, ils végètent.

— A un plus haut degré dans l'échelle de la vie, se présentent les animaux on êtres animés non responsables de leurs actes; sortis, comme nous et le même jour que nous, des mains du Créateur; compris dans sa bénédiction et dans son alliance; ici-bas compagnons de nos misères; ayant, dans certaines classes, un double système nerveux, même une sorte dame asservie à des organes symétriques, solidaires et détachés du sol; montrant parfois une sensibilité, une chaleur de sentiment plus vive que la nôtre; avec des mouvements spontanés^ des sens exquis, de la mémoire, des besoins instinctifs, des penchants héréditaires ou acquis; enfin, des passions, dont, nous le répétons, ils ne sauraient être comptables, privés qu'ils sont de cette capacité d'intelligence qui

perçoit, qûî réfléchit, cjili râisonhë, tjui jti^èr, qui choisit librement, qui veut.

^^Maître du ftlèilde, dôht sOti gi^nie a ili asservit* jusqu'au* éléméfttS, V homme participe àUi diVërt îhodes d'existéhee des ciréatures, tôt èft offre ert quelque sorte Tabrégé : ses os ôtit II diiretë de la piefk*; ses chèVeùx et ses origlës trôissfent cohpimfe l'herbe; il setit, Se nourrit, ëè développée, se pir*ôpage et tiieurt, eotnme 1 aiiiwàfl qtti le set^t; mais SiJfi intelligehcte et lé dôU de la parole, qui l'unissent à bîèu dans la prièr^é, lé ^Ucent infînirriènt àii-dessùs dé tout ce qui ne se meut glière que pour allet» èti QUête d'un aUmént matériel où d'uù gîte. Quant à ses nombreuses passions, la raison lui a été dotlnée potlir^ leâ cottlbàtti*e : la brute est esclave par son corps : l'homme est libfe par son âme; courbée vers fe terre, la brute he songe qu'à là satisfaction de^ 3 besoins préseiits ; les regards élevés vêts le ciet et préoccupé dé l'avenir , l'hônime se réjouit (>v s'attriste au souvenir du bien ou du mal qu4l à fait; et, seul, possédant une âme à la ioisvé- ^étutwey insHiictwé etinteliecttièile, c'est-à-dire une âme vraiment vimutSy vlù esprit pàHarû, il pourra satisfaire un jour auprès de !«ort Oéàteur la soif de bonheur et d'immortalité qui le lâévore.

— Mais, qui donc est chargé d'illuminer le ma-

COUCIIIBIIMI. b%h

gniiique tableau de ces trois Règnes de la nature, et de distribuer à la terre la chaleur dont elle a besoin pour ne pas rester dahs un stérile engourdissement? C'est vous^ astres resplendissants, immenses et lointains flambisaiiK Auspendus dans l'espace^ qui est la démeui^e de la nature, et dans le temps, qui en est la durée.

Concilions ici que s'il faut des millions de soleils plds ou moins mobiles peur éclairer le monde de la matière, il ne saurait y en avoir qu'un immuable pour éclairer le monde des in^ lelligences : ce soleil , qui n'a point eu d'aurore et dont l'éclat est éternel, c'est le Très-Haut, le Tout^Puissant^ qui seul possède la i3lénitude de l'ÊTRE, et qui seul a pu dit*e : Je suis la vib. " Ainsi ^ considérée dans la série de tous les' êtres qui composent l'univers^ l'existence nous représente une échelle infinie, dont les degrés s'élèvent insensiblement de Yinertie au mouve^ ment organique involontaii^ ; de celui -ci au mous^ment spontané^ mais privé du controée de la raison; dé ce flemier, enfin ^ au mou^- ' ment vraiment libre et volontaire^ partant, aux actes méritoires pouvant nous unir à jamais à VÉtre immuable qui a tout créé et imprimé à tout le mouvement, sans sortir de Téternel repos.

Maintenant, dans la composition toute meN

Mh cenctusiON.

veilleuse de l'univers, quel plus étonnant mystère que l'union de la matière et de l'esprit ? Dieu , qui se suffit à lui-même , pouvait s'envelopper de sa glorieuse et douce solitude; il ne Ta pas voulu; loin delà, dans son ineffable bonté, il a daigné unir \efini à \ infini^ former des êtres privilégiés, tenant par le corps aux éléments matériels, par l'âme à la source même de la vie; puis, il leur a envoyé un Médiateur y homme et Dieu tout ensemble ) pour les rendre dignes de partager une éternelle félicité, dans un océan sans limites de lumière et d'amour.

Or, l'âme étant la vie du corps. Dieu, qui est la vie de l'âme, se trouve être la vie de notre vie; aussi, au point de vue religieux, aimer Dieu, c'est vivre; l'oublier, c'est mourir.

Sans doute, la foi nous l'enseigne, le monde un jour sera détruit; et pourtant, l'œuvre divine apparaît bien magnifique pour devoir subir un total anéantissement. Quanta la résurrection dq la chair, également annoncée par la Religion, elle nous est encore garantie par cette science innée, cette voix secrète qui parle au dedans de nous. Oui , le sentiment et la raison, cette double révélation faite à la créature militante, lui disent assez : Que les deux principes qui la constituent sont essentiellement solidaires; que le corps est l'instrument de l'âme,

CX>NGUIBION. 465

comme Tâme est Tinstrirnient de Dieu ; que notre vie terrestre est tout à la fois un pèlerinage, quil Êiut accomplir^ et une arène où il faut combattre; que ce n'est point ici-bas que le juste reçoit la couronne ; enfin , qu en formant le premier homme à son image, qu en Taniniant de son souffle immortel, le souverain Architecte bâtissait pour l'éternitë.

De quelle admiration respectueuse ne devonsnous donc pas être pénétrés pour notre double nature, intelligence incarnée qui peut nous élever au niveau, au-dessus, peut-être, des purs esprits, simples serviteurs du Dieu dont les hommes sont conviés à devenir les enfants de prédilection ! Oh! oui, le corps humain est bien l'ouvrage le plus merveilleux de toute la création qu'il résume, et dont il reflète les beautés; aussi, le Verbe réparateur, qui a voulu s'en revêtir, le réunira-t-il pour toujours à Tâine, sa compagne, après leur séparation temporaire qu'on appelle la mort, mais que le vrai chrétien envisage comme le berceau de l'immortalité.

NOTES COMPLÉMENTAIHES.

Jlole A. f^t 51

Coup (fait pçétique ^w le Corps humain.

Eh ! qui peut sans effroi compter tous le» roa^orii DoBt l'Ouvrier suprême orgaoige nos corpe i Ces musclea, ces tendoDs, ces membranes 4uotiles, De l'esprit qui les meut instruments si dociles ; Ce vélin dâicat qui recouvre les os , L'art de leur action , celui de leur repos ; De leurs emboîtements les fortes ligatures ; Cette builo dont la luc assouplit leurs Jointures ; Ces tubes si nomi>reux, l'un 9ur l'autre pos4s, L'un à l'autre soumis, l'un à l'autre opposés ; Le dédale des nerfs et le réseau des ftbres ; La route d«s humeurs, leurs savants équilibres -, Ces mobiles poumons, dont le jeu toujours sAr> Chassant l'air altéré, rapporte un air plus pur { Ce^ ppres si nombreux chargés par la nature D'aspirer, d'exhaler, d'attirer et d'exclure ; Le foie épurateur, dont le crible en passant Se saisit de la bile et tamise le sang; Et ce foyer brûlant, avide de sa proie , Qui reçoit l'aliment , le saisit et le broie ; Les filets ehatouilleux des houppes dn palais ; L'oreille, écho des sons; l'œil, miroir des objets ; Les nerfs si délicats dont le tissa compose Ce sens voluptueux pour qui fleurit la rose :

468 NOTES COMPLÉMEMTAlllfiS.

Le cœur surtout, le cœur, ce viscère puissant, Le réservoir, la source et le ressort du sang, Qui , pour y retourner par des routes certaines , De Tartère sans cesse emporté dans les veines , De détour en détour, de vaisseaux en vaisseaux , De sa pourpre en courant épure les ruisseaux ; Itencqntre dans son couis ces valvules légères Qui rouvrent tour à touf et ferment leurs barrières ; Une fois introduit tâche en vain de sortir , Au cœur qui Tenvoya revient pour repartir ; Et, reprenant sa marche incessamment suivie , Roule en cercle étemel le fleuve de la vie.

Admirons et tremblons , de ces fils délicats

Un seul en se brisant peut donner le trépas.

Eh! pourrai-je oublier l'inexplicable organe.

Où Tâme qui Thabite échappe à FgbII profane !

Les yeux sur chaque fibre, et le scalpel en main ,

Nos regards obstinés l'y poursuivent en vain ;

Les nerfs , du sentiment secrets dépositaires ,

Dans leurs derniers rameaux vont cacher ses mystères :

Ainsi le Nil, dit-on, dérobe son berceau.

Mids comment de ces nerfs le mobile faisceau

De notre ftme à nos sens, de nos sens à notre Ame,

Va-t-41 du sentiment communiquer la flamme P

Un fluide , dit-on , dans les nerfs enfermé ,

Poursuit rapidement son cours accoutumé :

Extrait divin du sang, esprit de la matière ,

Aussi pur que l'éther, plus prompt que là lumière.

Les sens parlent, soudain ses globules subtils

Du sensible faisceau vont ébranler les fils ,

Et les nerfs, parcourant leur obscur labyrinthe.

Des objets au cerveau vont apporter l'empreinte.

La mémoire i^tentive écoute leurs rapports ,

Et, fidèle archiviste, en garde les trésors :

Ainsi du corps humain Dieu créa le système.

(DfiLiLLE, Les Trois Règnes, ch. tu.)

Il est bien étonnant qu'on ait si rarement cité cette magnifique description : le pinceau de Delille semble avoir pris à tâche d'y fondre les plus belles lignes écrites sur le corps humain par Abbadie, dans la Connaissance de soi-même; par Féoelon, dans le Traité de l'Existence de Dieu; par Bossuet, dans le quatrième chapitre de la Connaissance de Dieu et de soi-même; enfin, par Buffon, dans plusieurs endroits de son Histoire naturelle.

NOTES COMPLÉMENT/UREA.

)olc B. Pa?e 63.

Hat^momes providentielles du Corps et de l*Ame\

Pendant la ^'syv. , «»u équilibre physiologique,

On voit d'ordinaire marcher ensemble :

Santé et force ;

Santé, force et courage;

Santé, force, courage et actirtité ;

Santé, force, courage, activité et gaieté;

Santé» force, courage, gideté et amabilité ;

Santé, force, courage, activité, gaieté, amabilité et bonté;

Santé, force, courage, gaieté, amabilité, bonté et site;

Santé, force, courage, activité, gaieté, amabilité, bonté, généroeité et dénouement;

Enfin, la santé, comme la jeuuesae, s'harmonise parfaitement avec une forte chaleur, la lumière, le moutement et le bruit.

acUvité

activité, généro-

Pendant la maladie, ou dérangement de V équilibre primitif.

On voit d ordinaire cheminer ensemble :

Maladie et faiblesse ;

Maladie, faiblesse et peur;

Malad. , faibl . , peur et nonchalance ;

Maladie, faiblesse, peur, nonchalance et tristesse;

Maladie, faiblesse, peur, nonchalance, tristesse et irascibilité ;

Maladie, faiblesse, peur, nonchal., tristesse, irascibilité et méchanceté;

Maladie, faiblesse, peur, nonchalance, tristesse, irascibilité, méchanceté et parcimonie ;

Maladie, faiblesse, peur, nonchalance, tristesse, irascibilité, méchanceté, pivcimonie et égoïsme.

La mxxladie^ au contraire, et It vieillesse, trop souvent sa compagne, réclament d'ordinaire une douce cha* leur, rompre, le silence et le repos.

De cet aperçu philosophique , qui met en évidence rentcainement facile, mais non fatal, de nos bonnes comme de nos mauvaises qualités, tirons quelques conclusions qui puissent nous guider dans raccomplissement de nos devoirs.

40 Puisqu'on général nous valons beaucoup mieux en santé qu'en maladie, faisons tous nos efforts pour conserver Tune et pour éviter l'autre : la Religion , la société et notre propre intérêt l'exigent.

^ i^ontons que l'homme qui altère sciemment sa santé, et celui qui ne veut rien faire pour la rétablir, sont d'assez mauvais citoyens, dont les noms trouveraient naturellement place à la suite du tableau des suicides*

3« Ce n'est pas toujours grâce à notre tempérament ni à toutes tioë

UIO NdtES COMPLÊMBNTAÎftlftS.

' précautions que nous nous portons bien , comme ce n'est pas toujours notre faute si nous sommes malades : ne nous enorgueillissons donc pas de nos bonnes qualités , qui ne tiennent souvent qu'à une santé florissante ; ne nous décourageons donc pas non plus de nos misères morales , plus ou moins dépendantes de notre état maladif.

4° L'homme bien portant doit avoit en résenre une fbfte dose d'indulgence pour les défauts de son pauvre prochain malade.

5"* Les malades , à leur tour, doivent pardonner bien des choses aux individus robustes qui les entourent, ou à ceux qui , n'ayant pas subi l'apprentissage de la souffrance , ^négligeraient envers eux les ménagements et les soins auxquels ils ont droit.

6*" Quoiqu'il y ait peu de personnes qu^ la maladie rende meilleures (I'Imitation), Dieu , qui sait tirer le bien du mal même , envoie parfois la souffrance nous visiter pour ncnis rappeler à nos dervoirs , et BOtts rendr» dignes du Ciel par la patience et le repentir*

7*^ L'on rencontre plus de piété parmi les individus en prdia attt iâflrmités ou à la douleur, que parmi ceux qu^on peat appeler tes heureux du monde : c'est que d'ordinaire l'homme robuste et heiireui ne sObgé qu'à jouir du présent, tandis que les malades Ot les infortunés cherchent un meilleur avenir dans le sein de Dieu.

8<^ Qu'il est ingrat et insensé Thoftime qui n'usa des privilèges d'ims forte constitution que pour mioux satisfaire ses penchants coupables !

%^ Qu'il est digne de respect et d'admiration l'homme qui , supérieur à toutes les mauvaises sollicitationB d'une ccmslitotion maladive , Mt parvenu à acquérir les vertus vers lesquelles il semblait le moms appelé î

10^ Terminons en répétant que la vertu contribué eh même temps à la santé du corps et à celle de l'âme , laquelle n'eût jamais été séparée de son enveloppe terrestre, si le mal ne l'eût d'abord séparée de Dieu, source de la vie véritable , du souverain bien , de rimm\^able félicité.

— Noue croyons devoir dter id on ouvrage publié par M. l'abbé Warnet, directeur au Séminaire do Saint-Eaprit ; il a pour tftr© : U Santé de VAme et du Corps; Paris, Lecoffre, 1848, ith42. Mgr Parisrs, évêque de Langres, recommande particulièrement ce manuel de piété aux personnes affligées et malades. « Elles pourront, dit le éavant prélat, y trouver des mol ifs de consolation et même dea moyens de Boulagemçnt corporel. » Ajoutons que plusieurs chapitres d6 cet excellent livre font clairement ressortir les harmonies providentielles établies entre Tâme et le corps. L'auteur s'est en outre attaché à démontrer le devoir d'appeler le médecin et de lui obéir en cas 4% ina- ^«rffe. (P« partie, dwp. VII, § 2.)

NOTES (XmrLÊMENTAIKBS. ft71

Note C. hige ISl.

Cûmommaiian alimentaire de la ville de Paru en 1852 et en 1853.

BOISSONS BT AUTRBS LIQUIDES.

EN 1852. EN im. ;

hectoL bMtoL . ,

Viw €B cercles. 1,272,090 l,34f,MS

Vlna en bouteWes. 10,3U ]],tta

Akaool pur en ecrdes, eaux-de-vie, liqueurs, fruits

àl'eto-de-vie 63,045 64,920

Cidres, poirés, hydromels, fruits frais ou sees. . • 22,531 17,028

Vlnalyces de toute espèce 21,230 20,549

Kère À rentrée 30,432 41,871

Bière fU^ri^iée dans Paris. 102,074 108,599

Hnile tfoIlTe 5,958 4,6ir

Huile d'oBillette et de fàine, de tonte antre espèce. 101 ,988 1 14,808

COMBSTIBLBS.

Sorties des abattoirs,

kilogr. kilogr.

Viandes de bœuf, vache, veau, mouton, bouc,

chèvre 49,993,398 51,366,193

Ahats et issues de veau 892,956 824,424

Viandes et graisses de porc 4,153,799 4,001,134

Abats et issues de porc 591,968 587,161

PROVENANCES DE L'EXTéRiECR .

Viandes de bœuf, vache, veau, mouton, bouc et

chèvre 12,139,995 13,876,601

Ahats et Issues de veau 977,469 1,022,1^1

Ttandes Êraiches de porc et graisses, sangflers,

cochons de Mt, etc 5,840,887 5,521,268

Ahats et issues de porc 794,829 759,89#

aMureaterie de toute espèoe 1,080,689 925,8i7

Pâtés, terrines, écMvisses, truffes, etc 88,853 104,210

RvHnages secs 1,587,935 1,621,043

Sds gris et blanc 6,014,163 6,156,025

Rftisins. . 2,334,686 2,297,575

Volailles, dindes, oies et lapins domestiques, gi-

Wêr,élc 1,013,20$ I,064,i4â

k7^ :K0T£S ÇaMPLÊM^TAlBEar-

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