‹ Les merveilles du corps humain; précis méthodique d'anatomie, de physiologie et d'hygiène dans leurs rapports avec la morale et la religionChapitre 61 sur 70 · MONTANT DES VENTES EN GROS ET SUR LES MARCHÉS · texte numérisé non relu

MONTANT DES VENTES EN GROS ET SUR LES MARCHÉS

Cranci. £ranci.

Poisson d'eau douce 808,586 840,053

Marée. 6,935,167 7,874,030

Huîtres 1,759,981 1,641,359

Volaille et gibier. 14,028,627 14,933,564

Beurre. . 13,238,531 15,026,021

GEufs 6,150,069 7^157,444

Quant à la consommation du pain, ou plutôt de la fariné, dofti on ne. trouve le chiffre ni dans V Annuaire du Bureau des Longitudes^ ni dans l'Annuaire de l'Économie politique et de h Statistique, voici, des renseignements qui nous ont été communiqués par M. Berger fils, Fun des syndics de la Boulangerie de Paris^

En 1843, la consommation en sacs de farine était, par jour, de 2,200 sacs de 457 kilogrammes ; en 4853, elle s'est élevée à 2,400 sacs du même poids.

Mî 0. Page 176

Sur le Rire et le Sourire.

« Qu'est-ce que le rire ? On a bien observé qu'aucun animal ne rit « que le rire appartient exclusivement à Thomme , qu'il est par conséquent un attribut de Tintelligence. Mais quel en est le caractère primitif, radical? A quel principe constitutifde la nature humaine correspondil originairement?

or Par son essence , il nous parait être l'instinctive manifestation du sentiment de l'individualité : d'où l'innombrable multitude des modifications qu'il présente , suivant les modifications également innombrables que peut éprouver l'individualité elle-même soumise à des impressions si variées. Le rire apparaît chez l'enfant avec la claire conscience de lui-mêipe , lorsqu'il commence à se sentir distinct d'autrui ; il est l'ex-

NOTES COMPLÊMENTAIBES. ^75

predsion de ce jsentiment et de ia jouissance intime qui nalurollemeni y ebt attachée y de la joie d*é(re et d'être soi ; et , dai>s le développe* ment ultérieur de Tindividu, il continue d'être l'expression de ce même sentiment diversifié à Tinflni par les sentiments secondaires qui s*y joignent. Mais toujours il implique un mouvement vers soi et qui se termine à soi , depuis le rire terrible de lumère ironie, le rire effrayant du désespoir, le rire de Satan vaincu et résistant encore , et &*a8ermis* sant dans son inflexible orgueil, jusqu'au rire dégradé de Tidiot ou du fou y et jusqu'à celui qu'excite une naïveté inattendue , une niaise balourdise, une bizarre disparate.

« Toute violation de Tordre , des lois naturelles et même conventionnelles qui règlent les choses» choque 1 intelligence ; et, selon la gravité de la violation et de ses conséquences, par rapport à nous ou à la société, nous nous indignons ou nous rions ; car le ridicule n est que le désordre réduit aux proportions de la sottise. Entre le ridicule et l'odieux, il y a la distance du mépris a la haine ; et le ridicule, en effet, enfante toujours à quelque degré le mépris, lié lui-même, en ce cas, à la conscience d'une infirmité dont on est exempt.

« Une disconvenance aperçue , un contraste entre ce qui est et ce qui devrait être, une opposition ou un rapprochement singulier, étrange , font naître le rire. Mais, quelle que soit la cause qui le provoque, allez au fond , et vous le trouverez constamment accompagné , qu'on se l'avoue ou non, d'une secrète satisfacUon d'amour-propre , de je ne sais quel plaisir malin. Quiconque rit d'un autre , se croit en ce moment supérieur à lui par le côté où il l'envisage et qui excite son rire ; aussi le rire est surtout l'expression du contentement qu'inspire cette supériorité réelle ou imaginaire. On rit de soi-même , il est vrai , c'est qu'alors le moi qui découvre le ridicule en quelques-unes des régions inférieures de Fêtre, se sépare de ce dont il rit , s'en diëlingue , et jouit intérieurement d'une sagacité qui l'élève dans sa propre estitne. Ainsi l'orgueil se nourrit de la vue même de certaines faiblesses cachées dans les replis du cœur, et qu'il a su dicerner. On n'est pas dupe de soi , comme on le dit , et on s'admire en cela même.

<r Jamais le rire ne donne à la physionomie une expression de sympathie et de bienveillance : tout au contraire, il fait grimacer les vi< \ les plus harmonieux , il efface la beauté * , il est une des images

> La pcrfecUon de la beauté physique se proporUonne toujours dans l'art à celle de la beauté morale. Plus les sentiments qu'exprime le visage sont généreux, élevés, sympaUiiques, éloignés de Tamour de soi, plus est grande Tbarmonie des Iraits, plus ndéale beauté y resplendit avec tout ce qui ravit en elle ; et ,1a beauté snprftme n'est ipM le aupiéae sacrifice mai^iBsié dans Fexpressipa de Panwur qui le produit*

klh NOTES CCMIPLMBNTAIBBa.

du Dfia!, non qu'il Texprime directement, mais il en indiqtte le siège. Aussi est-il incompatible avec ridée qu'on se fait des personnages qui ont offert les types les plus parfaits de la grandeur morale, de Ffimôur pur, universel. Qui pourrait se figurer le Christ riant? Le sodrii^méme ne commence à poindre qu'à une moins haute élévation , car H se lie également, dans son origine , au sentiment de Tindividualité.

« Cependant , si le sourire n'est quelquefois qu'un rire naissant, un rire contenu , quelquefms aussi il expriikMi une tendance opposée an mouvement vers soi qui caractérise le rire , une tendance Vert autrui. C'est pourquoi il y a un sourire de bonté , un sourire de tendresse , et ceux-ci , au lieu d'enlaidir, prêtent au visage une expression attirante èi douce, une gréce singulière, un diarme céleste, édnmédansla Vierge Mère souriant à l'Enfant divin. »

{La Meimai .)

M E. Page iU.

Premiers secours à donner aux individus noyés ou asphyxiés.

RBHASOUBS oéNBaALKS.

4** Les personnes asphyxiées ne sont souvent que dans un état de mort apparente.

%"" Pour les personnes étrangères à la médecine, la mort apparente ne peut être distinguée de la aH)rt réelle que par la putréfaction.

â* La couleur rouge, violette ou noire du visage, le froid du corps, la roideur des membres , ne sont pas toujours des signes certain^ de mort.

4° On doit donc, à moins que la putréfaction ne soit évidente, administrer des secours à tout individu noyé ou asphyxié, même après un séjour assez prolongé dans l'eau ou dans le lieu où il a été asphyxié»

6^ Les secours les plus essentiels à prodiguer aux asphyxiés peuvent leur être administrés par toute personne intelligente ; mais, pour obtenir du succès, il faut les donner sans se décourager, quelquefois, pendant plusieurs heures de suite.

On a^des exemples d'asphyxiés rappelés à la vie après des tentatives qui avaient duré six heures et plus.

e"" Quand il &'e%ii d'administra* des secours àun^spliyxié,. H îmA

NOTES COMPlÉMEIfTAlRE^. 475

éloigner toutes les personnes inutiles : cinq ou sit individus suffisent ix)ur les donner ; un plus grand nombre ne pourrait que gêner où nuire.

7^ Le focal destiné auï secours ne devra pas être trop chaod : !a meilleure température est de 47 degrés du thermomètre centigrade (44 degrés de celni de Réaumur].

8* Enfin, les Secours doivent être administrés avec ordre, avec activité, mais sans précipitation. »

Page 1