TOTAL
Tous ces muscles, appartenant h la vie animale 'f^^ de relation, peuvent, comme les os, être classés ^ïi muscles iongs, larges, courts. Chacune de ces espèces présente des muscles simples et des muscles Composés, Les muscles simples ne formant qu'un *^ul corpfi| ont leurs fibres dans une même direction^
a6 NOTIONS PRÉLIMINAIRES.
comme le couturier ou ilio-prétibial. Les muscles composés peuvent avoir un seul centre ou partie moyenne, et plusieurs tendons, comme \e fléchisseur des doigts ; ou bien, plusieurs ventres et plusieurs tendons, comme le biceps brachial, dont Textrémité supérieure (la tête) est divisée en deux portions.
Parmi les muscles composés se classent les muscles rayonnes, dont les fibres, partant d'un centre commun, sont disposées comme les rayons d'un cercle^ tel est surtout le diaphragme, cloison mobile quE^ sépare la cavité pectorale de la cavité abdominale.
Enfin, on appelle congénères les différents muscles^ disposés de manière à concourir à la production ^ d'un même mouvement, et, antagoniste d'un muscle, ^ celui qui détermine un mouvement contraire.
Le système musculaire de la vie animale forme autour de la charpente osseuse deux couches assez distinctes : l'une superficielle; l'autre profonde. Leur reproduction constitue en peinture l'étude de Vécorché.
Les muscles sont exposés à plusieurs maladies, parmi lesquelles nous mentionnerons le rhumatisme, V hypertrophie, Y atrophie , leur transformation en divers tissus, leur rétraction, enfin la rupture^ lésion assez fréquente au tendon d'Achille, dont la saillie est spécialement étudiée par les peintres et les statuaires.
Il est bon de savoir qu'au moment de la rupture d'un tendon , le muscle auquel il correspond se contracte vainement : paralysé, en quelque sorte, par cette splution de continuité, il va demeurer soumis à l'empire des muscles antagonistes, à moins
que, rapprochant les extrémités des fibres disjointes, un homme die Tart, immédiatement appelé, n*empIoîe les moyens convenables pour les maintenir en contact jusqu'à ce que le travail de la cicatrisation soit opéré. Ajoutons, que si la réunion des tendons nouvellement rompus est d'ordinaire chose facile , il n'en est pas de même quand Taccident est ancien, quand la cicatrisation a été abandonnée à elle-même et que le mouvement a été aboli. Le succès de Topération est alors douteux, même entre les mains les plus habiles. {Voir, aux Fonctions de Relation, les Considérations physiologiques et hygiéniques sur les mouifements.^
4° Mévrologle.
La branche de Tanalomie qui traite des nerfs a reçu le nom de nécrologie.
Merveilleux intermédiaires entre l'âme et le corps, les nerfs sont des cordons mous, blancs, cylindriques, qu'on peut assimiler à des conducteurs électriques chargés de la transmission du sentiment et du mouvement.
L'ensemble de tous les nerfs constitue le syslème nerveuXy lequel se distingue : i" en syslème cérébro^ spinal y comprenant l'encéphale avec ses 12 paires de nerfs, puis la moelle épinière avec les 3o paires qui sortent de ses côtés; 2** en système ganglionnaire ou nerf grand sympathique, formant une série de petits pelotons médullaires, de petits cerveaux, destinés à l'entretien de la vie végétative ou de nutrition sans être indépendant du système cérébro-spinal qui pré-
SB NOTIONS FBtUMINAIRES.
side à la vie animale ou de relation avec 666 43 paires de nerfs, ses 84 cordons ramifiés à Tinfinii pour se perdre dans nos organes.
4** Système nerveux cérébro-spinaL
On donne le nom à^encéphale à la partie du système nerveux contenue dans le crâne. L*encéphale comprend le cerveau^ le cervelet et la protubérance cérébrale ou mésocéphale ; le crâne , nous l'avons déjà vu, est la boîte osseuse, la coquille protectrice de ce frélé, mais admirable tissu.
Le cerveau y proprement dit*, est la masse de substance nerveuse la plus considérable de rencéphale, dont il constitue environ les neuf dixièmes. S'étendant du front aux fosses occipitales supérieures, cet organe, parfaitement symétrique, a la forme d'un ovoïde un peu comprimé sur les côtés et aplati en dessous; sa grosse extrémité est tournée en arrière.
La face supérieure du cerveau est convexe et présente une" profonde scissure qui, le divisant dans toute sa hauteur en devant et en arrière, le partage en deux moitiés nommées hémisphères cérébraux. Ces hémisphères sont réunis à leur base par le corps calleux^ large bande de substance médullaire, recouvrant les cavités appelées ventricule moyen, ven* tricules latéraux, et où Lapeyronie s'imagina de placer le siège de l'âme : on remarque surtout à la face supérieure du cerveau un grand nombre d'éminences
* On désigne Yulgairement le cerreau , le cervelet et la protubérance annnlaire par Te ipresaloo coliective de otffMe»
fle&ueuses, arrondies, ondulée», appelées circoritfO" lutions cérébrales f et qiie sé[>arent des sillons sinueuK on anfractuosilés.
La face inférieure ou base du cerveau est planât offrant à droite et à gauche trois saillies assez prononcées auxquelles on a donné le nom de lobes : les lobes antérieurs reposent sur les voûtes orbitaires ; les lobes moyens^ sur les fosses moyennes de la base du crâne; les lohes poster leur^ sur un repli membraneux appelé tente du cervelet. Sur la ligne mé^ diane de cette face, et d avant en arrière^ on remarque la commissure des nerfs optiques^ le tubercule cendréf la glande ou plutôt le corps pi tuitaire^ logée dans la selle turcique de Tos sphénoïde ; les tuber^ cules rnamillaires^ enfin, \^ protubérance cérébrale.
L'intérieur du cerveau offre à étudier un assez grand noinbre de parties, entre autres : les corps cannelés ou striésy les couches des nerfs optiques y les tur hercules quadrijumeaux, dont la physiologie expérimentale cherche encore à préciser les usages* Ijd tissu du cerveau est composé de deux substances pulpeuses : Tune, blanche^ appelée médullaire o\i ^breusey qui en occupe le centre; l'autre, grise^ dite corticale ou globuleuse ^ située plus spécialement à rextérieur. D'après les travaux les plus récents, cette substance grise semble être l'élément générateur de Taction nerveuse, tandis que la substance blanche serait simplement conductrice de ladite action»
Trois membranes, appelées /w^/i//?^^^, entourentcet organe délicat : la dure-mère^ X arachnoïde et Hpiemère. La plus extérieure des trois, la dure^mère^ dont .la nature e$t fibreuse et très-résistantei ti^isse U^ca-
hO NOTIONS prêluiinaires.
vite du crâne, puis s.e prolonge dans le canal vertébral, sous la forme d'un tuyau cylindrique qui renferme la moelle épinière. — Varachnoïde, sorte de toile d'araignée, appartenant à la classe des membranes séreuses, revêt seulement la surface de l'encéphale, fournissant aux vaisseaux ainsi qu'aux nerfs du crâne et du canal vertébral une enveloppe qui les accompagne et se réfléchit sur eux, de manière qu'aucun d'eux n'est contenu dans la cavité qu'elle forme et que remplit seule une vapeur séreuse. L'arachnoïdiiCy inflammation aiguë de cette membrane, se confond souvent avec celle du cerveau, sous le nom dephrénésie, — JjSl pie-mère^ membrane cellulovasculaire, ne se borne pas à couvrir immédiatement la surface cérébrale, elle pénètre jusque dans les ventricules, adhérant à la substance nerveuse par des vaisseaux infiniment petits. Le repli qu'elle forme, en pénétrant dans le ventricule moyen, renferme la glande pinéale, petit corps de substance grise en forme de pomme depin, jadis regardée par Descartes comme la source des esprits i^itauxetde leur direction.
D'après les expériences des physiologistes contemporains, les lobes cérébraux semblent être le siège exclusif, la condition organique des phénomènes intellectuels et affectifs, ainsi que delà volition.On voit en effet leur arrêt de développement ou leur mauvaise conformation entraîner presque toujours l'idiotie. L'action du cerveau dans la production du sentiment et du mouvement est croisée, c'est-à-dire que, par suite de l'entre-croisement des fibres sçnsitives et motrices que lui envoie la moelle épinière, chacun
ANATOMIB. 61
de ses hémisphères reçoit les impressions du côté opposé et y détermine les mouvements volontaires. C'est par la même raison que la paralysie du bras droit, survenue à la suite d'une attaque d'apoplexie, indique que l'hémorragie cérébrale a eu lieu dans l'hémisphère gauche.
Du cen^elet. — Sous ce nom, qui signifie petit cer^ veaUj on. comprend la partie de l'encéphale logée dans les fosses occipitales inférieures. Le cervelet ne pèse guère que la huitième partie du cerveau, audessous et en arrière duquel il est situé, et dont il est séparé par le repli membraneux nommé tente.
Sa face supérieure est convexe. Sur sa partie antérieure et moyenne, elle présente une saillie allongée (^processus vermiformis superior) formée par l'entrecroisement de soixante à soixante-cinq lames de substance grise dont sont composés les deux hémisphères de l'organe.
Sa face inférieure présente sur la ligne médiane un enfoncement qui loge en devant le commencement de la moelle vertébrale, et qui, en arrière, est partagé par une éminence assez volumineuse {processus t^ermiformis inferior),
La circonférence du cervelet se trouve interrompue en arrière par une dépression qui correspond à s^faux^ et, en avant, par une autre dépression plus considérable, qui embrasse une partie de la protubérance cérébrale et le commencement de la moelle.
Dans son intérieur, on remarque une cavité nommée ventricule du cervelet ou quatrième ventricule^ communiquant avec le ventricule moyen par un
M NOTIONS MIÉmiINAIRES.
conduit dit aqueduc de Sylvius, Le centre de chacun des hémisphères cérébelleux communique avec la protubérance cérébrale au moyen des prolongements postérieurs de cette dernière partie de Tencéphale. Aussi, quand on coupe le cervelet dans le sens vertical, les deux substances qui le composent représentent-elles les branches d'un arbre dépouillé de ses feuilles, qu'on a décoré du nom d^urbre de vie.
Le cervelet a été considéré par Willis comme le siège de la sensibilité; par Gall, comme l'excitateur des actes de la génération ; par M« Magendie, comm^ le principe moteur portant les membres inférieurs en avant ; par M. Flourens, comme Je régulateur des mouvements volontaires. L'anatomie pathologique ne démontre guère que l'action croisée du cervelet sur la sensibilité et la motilité ; quant à son ablation chez les animaux, elle ne détruit pas les fonctions sensoriales; mais elle fait agiter les membres sans ordre, sans but, et pour l'ordinaire elle fait aller à reculons.
Protubérance cérébrale. -^ Partie la moins volumineuse et la moins élevée de l'encéphale, la protubérance cérébrale est située entre le cerveau et le cervelet, ce qui l'a fait aussi appeler le /wéJoc<?/?Aâf/e. Elle forme le lien de communication entre ces deux organes et la moelle épinière, au moyen de prolongements antérieurs {pédoncules du cerveau) et de prolongements postérieurs (^pédoncules du cervelet). On la désigne parfois sous le nom à^ protubérance annulaire^ parce qu'elle embrasse les pédoncules comme un anneau, et à/^ ponideFarole^ parce que l'anato-
ANATOMIE* ki
miste Varoli Ta comparée à un pont sous lequel viendraient se réunir quatre bras de rivière.
Par ses fibres transversales et longitudinales, la protubérance annulaire est un organe conducteur du mouvement et de la sensibilité. Son action croisée est manifeste, du moins quant au mouvement.
— Malgré la boite osseuse qui le protège de toutes parts, Tencéphale peut être le siège de plusieurs lésions provenant de causes externes : commotion^ contusion^ compression, plaies diverses avec ou sans présence de corps étrangers. Quant à ses maladies internes, on les distribue en deux classes : la première, sous la dénomination de néç^rosesy comprend les lésions indépendantes de toute altération appréciable ; hystérie, épUepsie, catalepsie, hjrpochondrie, aliénation mentale, etc.; la seconde comprend les états anormaux qui coïncident avec une modification ou avec une lésion organique apparente, par exemple : le coup de sang ou congestion sanguine survenue rapiàementj Vapoplexie séreuse, V apoplexie sanguine {hémorragie cérébrale interstitielle), puis les diverses phlegmasies ou inflammations avec leurs tristes suites, épanchement séreux ou purulent j ramollissement, tumeurs fibreuses ou cancéreuses^ etc.
L'inflammation de Tencèphale, ou encéphalite, et celle de ses membranes, ou méningite, étaient naguère désignées sous le nom de fièvre cérébrale, affection très-fréquente chez les enfants.
On entend par acéphales les fœtus qui naissent privés d'une portion plus ou moins considérable de la tête.
De la moelle épinière ou vertébrale. — On désigne
4& MOTIONS PRÊLIMmAIRES.
ainsi un gros cordon nerveux qui fait suite à la protubérance cérébrale, et descend dans le canal vertébral ou rachidien jusqu'au niveau de la deuxième vertèbre lombaire. Arrivée à cet endroit, la moelle se termine en formant deux renflements, dont l'un est supérieur ; de l'inférieur part le faisceau des nerfs lombaires et sacrés auquel on a donné le nom de queue de chei^aL L'extrémité supérieure de la moelle épinière, s'étendant depuis la protubérance cérébrale jusqu'au trou de l'os occipital, est appelée moelle allongée , bulbe rachidien^ et se trouve renfermée dans le crâne. Elle offre quatre éminences : deux en dedans (les éminences pyratnidales)^ deux en dehors (les éminences olivâtres), A leur partie supérieure, les éminences pyramidales entremêlent leurs fibres nerveuses, disposition anatomique qui rend compte des paralysies croisées que l'on observe dans certaines affections cérébrales.
Sans doute les anciens observateurs n'avaient pas méconnu l'importance du rôle de la moelle allongée; mais il était réservé à M. Flourens d'y circonscrire le nœud vitaly d'y préciser le petit centre grisâtre, gros comme une tête d'épingle, qui tient sous sa dépendance le fonctionnement de tout l'appareil de l'innervation, et, par suite, l'existence de l'individu.
En avant comme en arrière, la moelle épinière se trouve creusée d'un sillon qui la partage dans toute sa longueur en deux parties égales, une droite, une gauche. Chacune d'elles pouvant se subdiviser en trois cordons, l'on a un total de six rubans médullaires : deux antérieurs, deux postérieurs et deux latéraux.
ANATOMIË. k5
De chaque côté de la moelle partent deux longues rangées de racines de nerfs, placées Tune derrière, l'autre devant, à la même hauteur. De ces racines, l'antérieure est uniquement formée de fibres destinées au mouvement, tandis que les fibres de la racine postérieure sont réservées au sentiment. A peine dégagées de la moelle^ ces racines convergent les unes vers les autres et s'associent par couple pour former les nerfs mixtes, c'est-à-dire concourant au sentiment et au mouvement : ce sont les trente pairs de nerfs dits rachidiehs ou spinaux.
Si Ton coupe la moelle en travers, on distingue que ses deux moitiés se tiennent par une sorte de trait d'union appelé commissure grise centrale, parce que la substance en est moins blanche que le reste. D'après les communications récentes de M. Schiff, anatomiste distingué de Francfort, cette substance grise, insensible par elle-même, peut pourtant servir à transmettre une impression apportée par les cordons postérieurs, en sorte que, outre les fibres mo* trices et sensitives des physiologistes, il y aurait dans la moelle une troisième espèce de fibre, simple conductrice du sentiment.
Quoi qu'il en soit, le rôle important de la moelle - épinière se révèle d'abord par la manière providentielle dont elle se trouve protégée par son étui osseux et flexible, puis par les désordres physiologiques qui suivent ses moindres lésions.
— L'inflammation de la moelle épinière a reçu le nom de myélite. Dans cette grave affection, \^ paralysie de la sensibilité dans les membres dénote Taltération des cordons postérieurs j la paralysie du mou-
&6 NOTIONS PRÉElUtNAIRES.
ventent indique l'altération des cordons antérieurs;
I a double paralysie du sentiment et de la motUité accuse la lésion de la moelle vertébrale dans toute son épaisseur.
Nerfs formés par F encéphale et son prolongement rachidien. — Ces nerfs sont au nombre de quarantedeux paires. I-ies douze premières, nées du cerveau, de la protubérance cérébrale et de l'origine de la moelle allongée, sortent par les trous de la base dn crâne, ce qui leur a fait donner le nom de nerfs crâniens. Les trente autres paires sont appelées nerfs vertébraux^ parce que, nées sur les côtés de la moelle, elles sortent par les trous de la colonne vertébrale ^ du sacrum.
Voici rénumération de ces deux espèces de nerfs, messagers fidèles, appartenant tous au système cérébro-spinal : ils constituent en quelque sorte quatrevingt-quatre lignes électriques, conductrices instantanées de nos sensations et des ordres de Tàme :
1° Nerf olfactif autrement dit, nerf de la première paire {nerf ethmoidalj de Chaussier). Ses rameaux internes^ externes et moyens se distribuent dans la membrane pituitaire.
tk"* Nerf optique^ ou de la deuxième paire {nerf oculaire, Chauss.). Il se termine dans le globe de l'œil.
3* Nerf moteur oculaire commun^ ou de la troisième paire {nerfoculo-musculaire commun, Chauss.).
II se distribue à la paupière supérieure, au ganglion ophthalmique et à plusieurs muscles de l'œil.
4"* Le nerf pathétique, on de la quatrième paire {nerf oculo^musculaire interne, Chauss.), anime le
ANATDMIE. VI
muscle grand oblique de Toeil dans les sentiments tendres.
5^ Nerfs trywneaux^ ou de la cinquième paire {nerf trifacialy Chauss.). Ses trois branches se rendent à Torbite, à la mâchoire supérieure et à la mâchoire inférieure.
6" Le nerf moteur oculaire externe^ ou de la sixième paire (peuh-muscidaire externe^ Chauss.), se rend au muscle droit externe de Foeil.
7* Le nerf facial j portion dure de la septième paire, se distribue à Toreille, à la tempe, aux mâchoires, et à toute la superficie de la face.
8^ Le nerf auditif [labyrinthiqu€f Chauss.), portion molle de la septième paire, se distribue au vesti* iMile^ aux canaux demi-circulaires et au limaçon.
g" Nerf glosso-pharjrngien ( pharyngo^glossien , Ohauss.). Portion de la huitième paire, ce nerf se ^reuA à la base de la langue et au pharynx.
lo* Nerf uague ou moyen sympathique {nerf
jDneumo^astrique, Chauss.). Cette portion molle de
la huitième paire se distribue au cou, dans la poi««
Irrine et dans Tabdomen , mettant ainsi la vie de
t^elatioD en rapport avec la vie organique.
1 1** Ije nerf hypoglosse j ou de la neuvième paire Çnerfhypoglossien, Chauss.)^ se rend aux muscles de la langue*
1:2° Nerf spinal {neif trachélo'dorsal, Chauss.). ^Kameau accessoire du pneumo-gastrique, avec lecf iiel il s'anastomose , il se rend au cou et dans le Tnuscle trapèze.
i3' Le nerf sous^occipital s% distribue aux muscle^ du cou.
Aâ NOTIONS raÊLIMINAIRES.
14"* I^s sept nerfs cervicaux, dont les trois premiers forment le plexus cenfical, et dont les quatre derniers forment le plexus brachial avec la branche antérieure du premier nerf dorsal.
Du plexus brachial partent les branches qui se rendent au milieu de la poitrine, du dos, de Tépaule, du bras, de Tavant-bras et de la main. C'est à la Compression prolongée du nerf cubital qu'est dû l'engourdissement momentané qu'on éprouve jusqu'aux extrémités des derniers doigts , quand on s'est trop longtemps appuyé sur le coude.
iS"" Les douze nerfs dorsaux. On les distingue par leur ordre de naissance, en comptant de haut en bas.
i6** IjCS cinq ner/s lombaires forment \q plexus lombo-abdominal.
1.7** Les nerfs sacrés, au nombre de 5 ou 6, et dont les quatre premiers forment par leur réunion le plexus scialique et, par lui , les nerfs hémorrhoîdaux, utérins, vaginaux, le nerf fessier injérieur, le nerf honteux ; — le nerf sciatique , divisé en nerf poplité externe, ramifié aux téguments et aux mus' clés du côté externe de la jambe, au dos du pied et à la face dorsale des orteils; puis en neri poplité interne, distribué à la face dorsale des deux derniers orteils, aux muscles du pied et à la face plantaire de tous lès orteils.
C'est à l'aide de ces 84 cordons nerveux que nous percevons les objets extérieurs; ce sont eux qui président à nos mouvements volontaires, envoyant leur fine extrémité dans les organes des sens, dans les muscles, dans l'intérieur de nos viscères, à la pean
surtout OÙ ils s'épauouissent ; tandis que leurtronCy leur grosse extrémité est attachée à la pulpe qui compose la substance du cerveau et de la moelle épinière. Quant aux mouvements involontaires qui font palpiter le cœur, circuler le sang , digérer les aliments, sécréter les diverses humeurs, il paraîtrait qu'ils sont plus spécialement sous l'empire du nerf grand sympathique, dont il nous reste à parler.
9^ Du nerf grand sympathique, ou plutôt du Système nerveux ganglionnaire.
Le nom de nerf grand sympathique pourrait faire croire qu*il s'agit ici d'un seul cordon nerveux , ce qui serait fort loin de la vérité. L'objet actuel de notre attention est en effet un vaste lacis , formé de milliers de nerfs et de cordons nerveux, qui arrivent à la fois dans nos tissus et les pénètrent presque de tous côtés, ce qui souvent rend infructueuses les expériences qu'on veut faire sur lui.
Arbre nerveux communiquant avec celui que forme le système cérébro-spinal , le système nerveux ganglionnaire est constitué par une série de petits pelotons médullaires ou ganglions, que l'on a assitnilés à autant de petits cerveaux : ce sont au reste les aboutissants et les points de départ de chaque lierf concourant à la vie végétative. Ces gros ganglions \ au nombre de 56, se trouvent disposés symétriquement et par paires dans les parties profondes, savoir : 2 paires à la tête, 3 au cou, i3 à la
^ Remak a découvert de très-petite ganglions situés sur le trajet des nerls ganglionnaires : ce sont autant de nouveaux foyers propres à activer la vie organique.
SO NOTIONS ratliUINAIRES.
poitrine, i paire à Tabdomen (les deux ganglions semi-lunaires donnant naissance zwpU'xus solaire)^ 5 paires à la région lombaire, et 3 ou 4 à la région sacrée, dont se forme le plexus hypogastrique.
Petits centres de l'action nerveuse et liens sympathiques de nos organes^les ganglions communiquent entre eux par les filets qu'ils s'envoient réciproquement; et, avec le système encéphalique, par les filets qu'ils en reçoivent : ce qui ne saurait permettre de regarder leurs fonctions comme entièrement indépendantes de celles du cerveau.
Dans l'état actuel de la science, on peut, je crois, réduire aux propositions suivantes ce que l'on a entrevu sur ces deux systèmes si admirablement liés pour concourir avec Tâme à Tunité de la vie :
i"" L'appareil médullaire des végétaux constitue un système nerveux suffisant pour ces êtres infiniment peu sensibles et nourris sur place.
2° Les nerfs des végétaux appartiennent tous au système nerveux ganglionnaire, agent spécial des fpiictions nutritives ou assimilatrices. Y^œil de la pomme de terre ^ les nodosités du sureau ne sont autre chose que des ganglions , organes de la vie végétative.
'il" Dans l'échelle zoologique, le système ganglionnaire apparaît avant le système cérébro-spinal auquel il survit ; puis il perd de son importance à mesuie que <2et agent des fonctions de relation se idéveioppe davantage»
4® Chez l'homme, dont l'encéphale arrive à un si beau développement , tout semble organisé pour parfaire cette vie intelleciuelle qui place les animaux
ANATOBflE. 64
ati-dessas des plantes, et élève les animaux aii-des)sus les uns des autres, à mesure que s'étend le cercle de leurs relations avec le monde extérieur.
5® Impossible de préciser les limites d'action de chacun de nos deux arbres nerveux : ils s'enlacent €t se confondent dans une merveilleuse et féconde solidarité.
6^ Toutefois , les anastomoses , qui établissent entre eux de si nombreux rapports, ne les rendent pas par trop dépendants Tun de l'autre: ainsi, tandis que le système cérébro*-spinal se repose pendant le sonuneil , le système ganglionnaire continue d*agir, et acquiert même alors une grande prépondérance; puis, quand la vie semble avoir complètement abandonné le premier, le second peut manifester son influence pendant un temps pitis ou moins long.
7** Il semble encore que le grand sympathique préside seul au développement de l'inflammation et de la fièvre : dans ces deux phénomènes, la présence de la douleur annoncerait uniquement que le système nerveux encéphalique participe à l'état mor*bide; ei: Tabsence de la douleur, qu'il y reste étranger. Ajoutons que, pour n'être pas apte à transmettre la sensation de la douleur, le système ganglionnaire n'en souffre pas moins à sa manière.
8* Généralement plus exercés chez l'homme que chez la femme, les nerfs encéphaliques auraient plfis de rapport avec Tintelligence; les nerfs ganglionnaires, avec le sentiment. Aussi, ces derniers sont-ils très-prononcés chez la femme, gracieuse et impressionnable sensitive, organisée pour la souffrance, comme Thomme Test pour le travail.
9^ Le développement harmonique de nos deux systèmes nerveux peut seul contribuer à former l'homme complet, c'est-à-dire Tétre humain, homme par la tête, femme par le cœur.
I o^ Du reste, pas une partie de notre corps qui ne soit plus ou moins sensible et ne remue, parce qu'il n'en est pas qui ne reçoive son filet nerveux de l'un de ces deux arbres, dont les rameaux se flétrissent, deviennent inertes dès qu'ils sont séparés de la branche ou du ganglion qui leur a donné naissance. On pourrait donc considérer le corps humain comme un appareil électrique, au service d'une intelligence qui sent, qui comprend et qui t^eut.
On a d'abord placé la source de la vie dans le sang, puis dans le système nerveux, comme si le sang pouvait circuler quand il est privé de l'influx nerveux , et comme si le système nerveux ne puisait pas son activité dans la chaleur du sang revivifié par la respiration. Au lieu de concentrer la puissance vitale dans le cœur, dans le cerveau^ voire dans Vestomac, regardons -la plutôt comme diffuse dans tous les points de l'économie. Cette opinion, bien plus rationnelle, n'ôte rien à la puissance d'action exercée par ces trois vice-rois, sous l'empire de l'âme, leur invisible souveraine.
Harmonies nerveuses ou sympathies. Terminons ce qui a rapport au système nerveux par quelques exemples de cette communauté de souffrance, de cet accord d'affection et d'action que l'on désigne sous le nom de sympathies. Une partie est malade ou simplement stimulée, et voici qu'une autre partie, même fort distante, devient douloureuse ou agit sous
cette influence, sans aucune altération appréciable, mais par une secrète correspondance dont les nerfs sont les émissaires. Ainsi, l'inflammation du foie fait éprouver de la douleur vers Tépaule droite ; le tiraillement de la luette amène le vomissement ; Tirritation des reins détermine les contractions de la vessie ; le chatouillement des flancs ou de la plante des pieds fait contracter spasmodiquement la glotte et excite le rire; certains bruits aigus produisent le grincement des dents, comme les sons monotones, le sommeil ; l'inflammation de la membrane pituitaire ou simplement le chatouillement des narines suffit pour que le diaphragme entre en convulsion et produise l'étemument ; enfin , Tirritation d'un œil fait pleurer l'autre. Tels sont les principaux phénomènes sympathiques observés journellement , mais dont les anastomoses, pas plus que rentrecroisement des nerfs, ne sauraient donner une explication complètement satisfaisante. Que serait-ce si l'on s'avisait de vouloir expliquer l'union sympa* thique de l'âme et du corps * ?
— Les nombreuses maladies du système nerveux ont reçu le nom générique de nécroses; on réserve celui de néi^ralgie à une vive douleur, exacerbante ou intermittente, qui suit le trajet d'une branche nerveuse et s'étend à ses ramifications : telle est la néi^ralgie faciale ou tic douloureux.
^ Au point de vue anatomlque, les sympathies peuvent être classées : en cérébrales,— ganglionnaires, — cérébro-ganglionnaires et ganglio-céréhrales, en raison du rôie exclusif ou du rôle partagé qu'y Jouent successive-^ ment chacun de nos deux systèmes nerveux. Du reste, c'est surtout dans l'homme maiade que se décèie TbarmoDie sublime qui enchaîne tous les organes» puis le corps et Tâme dans une mutuelle solidarité.
M NOTIONS PBÊLUUlfÂlRES.
Le docteur Brachet désigne par néi^ropathie une modification de l'éréthisine par faiblesse: dans cette névrose du système cérébral, il ya, selon lni,énervdtion, mobilité et susceptibilité bien plus qu'irritation. Quant à Tinflammation proprement dite des nerfs^ laquelle est assez rare^ on la distingue par le terme de névrite. I^es trois quarts des névroses, parmi lesquelles on a classé Taliénation mentale, reconnaissent pour cause soit de vives émotions, soit une passion plus ou moins invétérée: comment les guérir si rame ne rentre dans le calme?
D'après le recensement de i85i^ on compte en France 44>970 aliénés.
5^ Angéiolo^ie.
Cette partie de Tanatomie traite des vaisseaux du corps humain. Elle comprend l'étude des artères (artériologie)i celle des veines (phlébologie), et celle des vaisseaux lymphatiques (angéiohydrologie).
Les artères , vaisseaux cylindriques, élastiques, mais peu extensibles, ont pour fonction de porter dans toutes les parties du corps le sang chassé du cœur. Les artères sont entourées d'un plexus abondant formé par les nerfs ganglionnaires. {Foir^ ciaprès, la description de l'appareil circulatoire.)
Les veines, au contraire, vaisseaux très-extensibles, sont destinées à ramener au cœur le sang que les artères ont distribué aux parties les plus éloignées. Klles reçoivent à peine quelques filets nerveux.
L*arbre artériel et l'arbre veineux communiquent
ARAIOUIE. 5S^
enaemblei s'abouchanl par leurs radicillei les plus
ténues.
Les vaisseaux lymphatiques sont de petits canaux, à peine visibles^ qui naissent à la surface comme dabs Tépaisseur de nos organes par des milliers de radh« cilles; ils ont pour usage de pomper les liquides blancs ou incolores et de les verser dans le tcmient circulatoire.
Le système lymphatique forme deux plans de vaisseaux, Tun superficiel ^ Tautre profond^ <]ui# après s'être entrecroisés^ anastomosés ^ confondus et séparés une infinité de fois, finissent par se réunir en quelques troncs qui viennent se décharger dans les veines sousdavière et jugulaire interne.
Comme les vaisseaux sanguins, les vaisseaux lym* phatiques sont des organes de circulation i mais ils sont avant tout organes d'absorption^
A Tangéiologie ou description des vaisseaux ,. se rattache nécessairement le cœur, organe central de la circulation. Ce muscle vigoureujL nous représentera deux machines hydrauliques adossées Tune à Taiitre, recevant à la fois sans confusion deux sortes de sang; puis, par des contractions sîmultatiées , envoyant le sang noir se revivifier dans les poumon^^ tandis que le sang vermeil est lancé dans le système artériel pour distribuer à tous les organes les matériaux de leurs sécrétions et de leur nourriture.
O"" Adénologle.
Vadénologie comprend Tétude des glandeSé (Ou
56 NOTIONS PRÊUMINAIRES.
trouvera la description de chacune d'elles aux divers appareils anatomiques.)
Depuis Chaussier, on a réservé le nom de glandes à des organes mollasses, grenus, lobuleux, composés de vaisseaux, de nerfs et d'un tissu particulier dont on ignore la nature intime.
Ces organes ont pour usage d'extraire du sang les molécules nécessaires à la formation de fluides nouveaux, et à porter ces fluides au dehors, au moyen d'un ou de plusieurs canaux excréteurs.
On ne compte que huit espèces de glandes proprement dites , c'est-à-dire à^ organes parenchy^ mateux poun^us d^un canal excréteur, ce sont :
I® Les glandes lacrymales, pour la sécrétion des larmes;
2** Les testicules j pour le fluide spermatique ;
3* Les ovaires, pour les ovules ;
4** Ijts glandes nurnimaires, pour le lait;
5* Les glandes saUvaires, pour la salive buccale ;
6* Le pancréas, pour le fluide pancréatique ou salive stomacale;
7* Les reins, pour l'urine ;
8* Le foie , qui se trouve aussi nécessairement placé parmi les viscères, et dont l'usage est de sécréter la bile. ^
9''' Splanchnolo^ie.
La splanchnologie est la partie de l'anatoniie qui traite des viscères. On comprend sous ce dernier nom les divers organes plus ou moins compliqués qui se trouvent renfermés dans les trois grandes
cavités splancfaniques (le crâne, la poitrine, Tabdomen), et qui concourent essentiellement à Tentretien de la vie.
Viscères contenus dans le crâne : le cerveau, le cerifclety la protubérance cérébrale. {Voir, ci-dessus, à la Néi^rologie.)
Viscères contenus dans la poitrine : les poumons, organes de la respiration ; le cœur, moteur central de la circulation du sang , décrits ci-après, dans la première partie de cet ouvrage.
Viscères contenus dans la cat^ité abdominale : Vestomac, communiquant supérieurement avec la langue, le pharynx et Toesophage par le cardia; Vin^ testin grêlCy comprenant le duodénum, le jéjunum, V iléon ; le gros intestin, composé du colon, du cœcum et du rectum; le /oie avec sa vésicule biliaire; lepancréas; la rate; une partie des organes génito-urinaires, les reins, la vessie, etc. {VoirVjippareil anatomique de la digestion.)
S» Dermologle.
La dermologie, dernière branche de Tanatoniie, traite de la structure de la peau, sur laquelle nous nous étendrons plus loin , en considérant cette enveloppe dii^corps comme organe d'absorption, de sécrétion et de tact.
Quant aux cheveux, aux autres poils et aux ongles, ce ne sont que des prolongements d'une substance cornée sécrétée par la peau. Ces organes de protection paraissent entièrement dépourvus de vaisseaux et de nerfs, en conséquence, privés de sensibilité.
58 NOTIONS PBÉUIUNAIRES.
Toutefois, doués d'une i^ie ^^g^eto^iVc très-énergique, ils peuvent croître longtemps encore après Textinc* tion de la vie animale.
Résumé des ■otioiis préeédentes sur rAnatomle.
En résumé : 256 os constituant une admirable charpente dont la légèreté et la grâce ne nuisent en rien à la solidité;
Près de 800 ligaments (787) occupés à maintenir chacune des pièces osseuses à sa place respective;
4o8 muscles, cordages irritables concourant avec docilité aux mouvements généraux et partiels du corps ;
Outre les S& ganglions du grand sympathique, lien commun de tous nos organes internes, in paires de nerf s ^ nés de l'encéphale, puis 3o, de la moelle épinière, venant former 84 conducteurs électriques, ramifiés à l'infini pour transmettre à l'âme les besoins du corps , et aux muscles les ordres de
1) A ame;
Ti'ois grands ordres de i^aisseaux {artères, veines, vaisseaux lymphatiques)^ charriant, les uns les matériaux propres à l'entretien de la vie, les autres éliminant de l'organisme les fluides inutiles ou nuisibles ;
Une série de viscères dont trois principaux (le cerveau, le cœur, V estomac) veillant, comme autant de vice-rois, au gouvernement intérieur et extérieur de notre individu ;
18 glandes sans cesse occupées soit à extraire du sang les matériaux propres à la formation de
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fluides nouveaux, soit à porter au dehors ces fluides à Taide d'un ou de plusieurs canaux excréteurs;
Enfin, la peau^ tissu dense, élastique, éunnemment sensible, tout à la fois sorte de réseau nerveux et de crible vasculaire, enveloppant d'abord les organes externes, puis se continuant plus colorée et amincie pour tapisser ceux de l'intérieur; tel est le riche inventaire des pièces anatomiques qui, par leur structure , leur disposition et leurs usages , contribuent à faire du corps de l'homme l'ouvrage, sans contredit, le plus merveilleux de toute la création \
Remarquons ici avec saint Augustin que , « dans rharmonieuse beauté de toutes ses parties, le corps est beaucoup plus beau que chacune de ses parties dont la beauté particulière concourt à la beauté de Tensemble. »
Pour comble de munificence, le Créateur a voulu que l'invisible souveraine du corps présentât un reflet de la Trinité divine, de l'Unité trinaire, et il s'est complu à donner à l'âme la sensibilité, Vintelligence et la liberté, c'est-à-dire un cœur pour aimer, un esprit pour comprendre, une volonté libre pour agir. Ces trois personnes, en quelque sorte, dans notre unité psychologique n'expliquent-elles pas suffisamment ce passage de la Bible : Faisons f homme à notre image, à l'image de Dieu ?
^ Voir, à la fin du yolame,^ote A, l'admirahle description du corps bumain, dQ6 an pinceau de Delille.