‹ Les merveilles du monde invisibleChapitre 18 sur 32 · GLOBULES DU SAN · texte numérisé non relu

GLOBULES DU SAN

Si VOUS avez compris le merveilleux mécanisme de tout à l'heure, vous chercherez une lumière plus vive, vous emploierez un microscope d'un plus fort pouvoir grossissant. Vous voudrez pénétrer plus avant dans la connaissance intime de ce fluide étrange, qui change sans cesse de place et sans cesse de couleur! Est-ce que nous pourrons trouver déjà formés, dans la masse des douze livres de liquide qui constituent notre actif circulatoire, les multiples éléments de l'organisme? Est-ce que nous saurons reconnaître la matière des os, distinguer celle de la chair musculaire, du cristallin, de la cornée opaque?

Le microscope nous montrera que les corpuscules sanguins sont les mêmes dans toutes les parties du corps. Ceux gui nourrissent le cerveau t^^-

semblent à ceux qui roulent dans les artères de main et du pied.

Les parties qui nagent dans le fluide vivifiant sont point destinées à entrer de toutes pièces it l'organisme, comme une brique que Ton ajoute retire. Vous reconnaîtrez avec stupéfaction qu'ell doivent être considérées comme de petites m( gères, dont le rôle est de s*imprégner des princi] vivifiants de l'air. Elles les transmettent fidèlemc aux parties profondes, et la combustion qui enrétj suite produit tous les phénomènes corrélatifis de Tarrivée du sang ronge. C'est ainsi que les ceo- * timètres cubes de gaz oxygène qui disparaissent à chaque inspiration sont émiettés, éparpillés dans ' tout Torganisme, et que partout ils produisent leur action bienfaisante.

Nous verrons que chez l'homme les globules sont construits en forme de gâteau à bord arrondi légèrement évidé vers le centre; ce sont de petites masses gélatineuses, agglutinées autour d'une partie centrale plus résistante. La nature de ces corps, dont la multitude est incalculable , n'est même point encore déterminée d'une manière définitive. Il y a des anatomistes qui prétendent que chacune de ces molécules doit être considérée comme un animal doué d'une certaine dose de personnalité, susceptible de certaines sensations confuses. Quoi de plus merveilleux, s'il en était ainsi! Il faudrait admettre que nos veines sont habitées par plus d' ammawx cçii'ou ne trouverait

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