ÉCOLE CENTRALE
Le nombre des écoles primaires de garçons et de filles s'élevait en 1865 à 118, contenant un total de 67 000 élèves. La moitié de ces écoles sont dirigées par des professeurs appartenant aux corporations religieuses.
On compte environ 100 salles d'asile fréquentées par 19 140 enfants.
Si on ajoute aux chiffres précités les écoles d'adultes et de dessin, on trouve un chiffre total de 522 écoles élémentaires fréquentées par 104 540 élèves.
Voici, en outre, les diverses écoles existantes à Paris : L'Ecole des beaux-arts, dont le seul but est de récompenser le mérite et d'encourager les artistes, fut fondée par le cardinal Mazarin, en 1648. Elle se divise en deux sections : l'une comprend la peinture et la sculpture, l'autre l'architecture. Pour être élève de la première section, il faut produire quelques dessins ou figures modelées; ceux qui aspirent à la seconde doivent subir un examen pour la peinture et la sculpture. Il y a douze professeurs, tous membres de l'Académie; quatre professeurs, pour l'architecture, enseignent la théorie de cet art, son histoire et ses principes. Des concours annuels sont établis outre les concours d'émulation; ceux qui obtiennent le prix peuvent aller à l'Académie française de Rome, et sont entretenus aux frais de l'État. Il y a dans les provinces plusieurs écoles où l'on enseigne les beaux-arts. Les villes de Lyon, Nancy, Bordeaux, Piouen, Nantes, Strasbourg, etc. , possèdent les plus remarquables. On cite hors de France l'école des beaux-arts à Florence, qui porte le nom d'Académie de Saint- Luc, et celle de Bologne, qu'on appelle Académie Clémentine.
L'École centrale des arts et manufactures se propose de former des ingénieurs, des directeurs d'usines ou des professeurs de sciences appliquées. Les aspirants doivent avoir