JARDIN DES PLANTES
Celui-ci possède de magnifiques collections et appartient au Jardin des Plantes, fondé, en 1635, par le médecin de Louis XIII, Guy de la Brosse, sur les revenus de la maisoji du roi.
Parmi les jardins publics, si nécessaires à la salubrité d'une grande ville et à la distraction de ses habitants, se place en première ligne le Jardin des Plantes.
Complètement dégagé de tous les côtés, il est limité au N. E. par le quai Saint-Bernard et la place Walhubert; au N. 0., la rue Cuvier, au S. 0., la rue Geoffroy- Saint-Hilaire, et au S. E., la rue Buffon. Une magnifique grille en fer forgé l'entoure tout le long de la rue Buffon et du quai Saint-Bernard ; une terrasse ombragée et les bâtiments de la galerie zoologique, ainsi que les maisons qui servent au logement de ses nombreux employés sont situées du côté de la rue Cuvier.
Divisé naturellement en deux parties, le Jardin des Plantes renferme dans sa partie supérieure une butte, qui était autrefois surmontée d'un moulin, et qui, aujourd'hui, est plantée d'arbres verts et coupée par des allées sinueuses aboutissant à une petite plate-forme, où s'élève un élégant belvédère en bronze, sur lequel on lit cette inscription : Horas non numéro nisi serenasQe ne compte que les heures heureuses).
De ce point, on a Paris à ses pieds ; la reine du monde est couchée voluptueusement et fait briller aux rayons du soleil ses coupoles dorées, ses flèches hardies, pendant que de toutes parts les vitres, scintillant de mille feux, semblent faire croire qu'on a réuni là tous les diamants de Golconde.
Sur un des flancs du labyrnthe se trouve le monument élevé à la mémoire de Daubenton; de l'autre côté, s'élève le fameux cèdre du Liban, le premier que l'on ait vu en France et qui fut planté par de Jussieu, en 1734.