‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 71 sur 144 · SAINT-GERMAIN DES PRÉS · texte numérisé non relu

SAINT-GERMAIN DES PRÉS

poque de leur mort et celle de leur translation en ce lieu.

Les cendres de Boileau Despréaux furent, le 14 juillet 1819, pareillement déposées dans la chapelle de Saint-Paul, située en face de celle de Saint-François de Sales. Une inscription latine, gravée sur une table de marbre noir, marque l'époque de la mort et de la translation des cendres de l'auteur de Y Art poétique et du Lutrin.

L'enclos du monastère contenait plusieurs édifices. Il s'y opéra, après l'an 1368, de grands changements. Charles V, craignant l'attaque des Anglais, ordonna que cet enclos fût fortifié. On répara les murailles, les tours, et on creusa des fossés tout autour.

L'intérieur de cet enclos offrait plusieurs places vides, plusieurs édifices construits à diverses époques, dont voici la notice. Au sud et à l'entrée de l'église existait et existe encore la chapelle de Saint-Symphorien, que saint Germain avait fait construire, et où, en l'an 576, il fut enterré. En l'an 754, on transféra son corps dans la grande église. Cette chapelle de Saint-Symphorien fut souvent reconstruite ou réparée.

Au nord de l'église étaient la sacristie, le cloître, le réfectoire et la chapelle de la Vierge.

Saint-Germain des Prés a été l'objet d'importantes restaurations tant au point de vue des sculptures que de la peinture. M. H. Flandrin l'a orné de fresques touchées à la manière antique.

Aux quinzième et seizième siècles, il s'opéra de grands changements dans l'intérieur de l'enclos de Saint-Germain des Prés. Charles de Bourbon, cardinal, archevêque de Rouen et abbé de Saint-Germain des Prés, en 1585, céda les fossés aux religieux qui les enserrèrent dans l'enclos, et firent élever des murs sur le bord extérieur. Le même cardinal commença, en l'année suivante, h construction du

Dôme des Invalides.' (Page 195.)

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