‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 79 sur 144 · NOTRE-DAME DES VICTOIRES · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DES VICTOIRES

à l'église Saint-Roch, près de laquelle elle demeurait, et ses présents étaient toujours reçus avec un nouveau plaisir. Cependant lorsqu'elle mourut, vers la fin de 1814, le curé refusa l'entrée du saint lieu aux restes mortels de la comédienne. Tout le peuple du quartier s'en émut; l'émeute gronda ; on menaça de faire le siège de l'église, et quelques voix firent entendre le terrible cri : A la lanterne ! On ne saurait dire ce qui serait arrivé si Louis XVIÏÏ, informé de ce qui se passait, ne se fût empressé de donner des ordres pour que l'église fût ouverte aux restes de la grande artiste. Le peuple satisfait se retira ; mais le curé jugea prudent de se tenir caché pendant quelque temps.

En 1646, le duc Gaston d'Orléans posa la première pierre de l'église Saint-Sulpice, que Servandoni acheva presque un demi-siècle plus tard; nous disons acheva presque, parce que cet architecte a laissé, sans être terminées, les deux tours placées aux extrémités de la façade.

L'église Saint-Sulpice a 140 mètres de longueur sur 32 mètres d'élévation et 56 mètres de largeur. Les deux tours ont 70 mètres d'élévation, 3 mètres de plus que les tours Notre-Dame. Le portail a été achevé vers 1745.

Henri Sully établit en 1743, à Saint-Sulpice, une méridienne pour fixer l'équinoxe du printemps et le jour de Pâques.

Sous la Révolution, on nomma cette église le temple de la Victoire; plus tard elle devint le principal temple des Théophilanthropes. En 1799, on y donna, le 15 novembre, un banquet par souscription au général Bonaparte.

L'église des Petits -Pères ou Notre-Dame des Victoires , dont Louis XIII posa la première pierre, le 8 décembre 1629, ne fut terminée qu'en 1740. Le portail, construit par Gartaud, l'architecte du roi, en 1739, imite les formes pyrami-

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