THÉÂTRES
Opéra. — Opéra-Comique. — Italiens. — Théâtre-Lyrique. — Théâtre- Français. — Odéon. — Porte-Saint-Martin. — Ambigu. — Variétés. — Galté. — Théâtres divers.
Les théâtres sont beaucoup plus nombreux à Paris, proportion gardée, que les églises, et depuis que la liberté des théâtres a été proclamée, le nombre des petites scènes s'augmente de jour en jour.
Le véritable Parisien s'impose volontiers les plus grandes privations, pour savourer le dimanche, avec sa famille, les émotions épicéesd'un drame à effet, ou admirer les trucs et les décors de la féerie à la mode.
On compte environ trente théâtres véritablement dignes de ce nom : nous ne mentionnerons que les principaux.
Le Grand-Opéra ou Académie impériale de musique est situé rue Lepeletier; son extérieur est mesquin, mais nulle scène du monde ne saurait rivaliser avec la sienne. C'est à Mazarin qu'il faut attribuer la fondation de l'Opéra, il fut établi en 1645, dans la rue du Petit-Bourbon.
Il prit le nom d'Académie royale de musique, lors de sa translation rue Mazarine, sous la direction de Lulli. Après la mort de Molière, en 1673, son théâtre, situé au Palais- Royal, fut concédé à Lulli.
Peu de temps avant la Révolution, l'Opéra fut deux fois incendié (1763, 1781). Après ce dernier incendie on éleva sur le boulevard Saint-Martin, en soixante-quinze jours, une salle appropriée aux besoins de ses représentations grandioses. Cette salle existe encore sOus le nom de théâtre Saint-Martin.