‹ Les merveilles du nouveau Paris--Chapitre 90 sur 144 · CHATELET · texte numérisé non relu

CHATELET

éeries. On se rappellera longtemps des Petites Danaïdcs, de la Biche au Bois et des grands spectacles machinés des frères Cogniard. Frédérick-Lemaître et Mme Dorval ont trouvé leurs plus beaux triomphes sur cette grande scène.

La Gaîté, considéré comme le doyen des théâtres de mélodrame était, en 1760, un des théâtres de la foire. Nicolet, qui a laissé son nom dans l'acrobatie, fut son fondateur.

L'ancienne salle de la Gaîté, bâtie en 1808 sur le boulevard du Temple, fut brûlée et reconstruite en 1835, sous la direction de M. Bourlat. Aujourd'hui la salle de la Gaîté, située en face le square des Arts-et-Métiers , a essayé un nouveau mode d'éclairage. Des becs de gaz entre la coupole et une nappe de verre dépoli, éclairent ses acteurs et ses spectateurs. Cette lumière est un peu blafarde, mais elle fatigue moins les yeux que le lustre adopté anciennement.

L'Ambigu-Comique, fondé en 1667 par un nommé Audinot, ne donna d'abord que des pièces jouées par des marionnettes, et ensuite par des enfants. Enfin, en 1828, on construisit la salle que l'on admire maintenant et où on applaudit chaque soir une véritable troupe de drame. Le théâtre de l'Ambigu est situé boulevard Saint-Martin, à l'angle de la rue de Bondy.

Dans le nombre des acteurs que les habitués du théâtre aiment à voir jouer, Mme Marie Laurent, MM. Castellano, Faille et Renard sont au premier rang.

Le Cirque impérial du Châtelet, construit en 1862 pour remplacer le Cirque Impérial du boulevard du Temple, démoli pour faire place au boulevard du Prince-Eugène, a pour spécialité les pièces militaires et féeries. On se souvient et on se souviendra encore longtemps des Pilules du Diable, qui tinrent plus de dix-huit mois l'affiche du Cirque.

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